La pêche dans les eaux non profondes subit des changements en vue d'élargir le cercle des exploitants du domaine public fluvial et hydraulique. Le Conseil de gouvernement a validé le nouveau projet de loi sur la pêche dans les eaux continentales avec un changement au niveau du pilotage des opérations de contrôle qui incombent actuellement au Haut-commissariat aux eaux et forêts. Ce dernier est chargé de la mise en œuvre des schémas régionaux de développement et de gestion de la pêche et de l'aquaculture continentale «dans le cadre de la politique gouvernementale en matière de développement et de gestion durable», indique la version finale de la loi. Ces schémas fixent les zones sur lesquelles ils s'appliquent de même que la délimitation des eaux réservées à la pêche et à l'aquaculture, les quotas de pêche autorisés et les conditions techniques de pratique de l'aquaculture. Il est à noter que les quotas de pêche seront établis selon le double critère de la nature des espèces et des eaux considérées. Une meilleure protection du domaine public hydraulique est également escomptée par la nouvelle version de la loi préparée par le département de tutelle en 2013, et qui sera déposée au Parlement durant l'intervalle des sessions. Les catégories des nouveaux permis ne sont pas encore définies, vu que la loi projetée renvoie à un décret d'application qui devra aussi fixer les modalités de leurs délivrances pour une saison de pêche. De lourdes amendes sont prévues par le projet afin de remédier à certaines pratiques illicites et difficiles à éradiquer. La loi projetée renforce également les mesures visant à proscrire l'usage de matières explosives ainsi que des produits chimiques qui peuvent faciliter les captures, et à éviter la surpêche sur les réserves des oueds et des cours d'eau. C'est essentiellement «la grande pêche», selon les termes de la loi, qui sera en ligne de mire avec une classification des eaux pour faciliter les opérations de suivi. Ainsi les «eaux classées» sont celles qui renferment des salmonidés et celles dans lesquelles les «espèces aquatiques ont été introduites artificiellement. Le classement des eaux ainsi que les conditions techniques et les modalités de pêche applicables devront attendre un 2e texte d'application pour assurer de la visibilité aux opérateurs.