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Le DJ spirituel
Publié dans Les ECO le 20 - 03 - 2015


Khalil Belamallem
Alias Kali G
Tout le monde le connaît sous le nom de Kali G. DJ. Khalil Belamallen est aujourd'hui une référence dans le monde des sons électroniques. Depuis 15 ans, il roule sa bosse dans le seul but de faire connaître le Maroc. Récit d'un DJ attaché à ses racines.
Casual et à la force tranquille, personne ne se douterait que Khalil Belamallem est un oiseau de nuit. Après avoir écumé les plus grands clubs de par le monde de Honk Hong à la Thaïlande en passant par la Suisse, Berlin ou Barcelone, Kali G est revenu au Maroc depuis 3 ans après plus de 10 ans entre Séville et Barcelone où il a tout appris. «J'ai toujours aimé la musique ! J'avais un groupe de musique à l'époque, j'étais le guitariste ! (Sourire). Je faisais de la percussion aussi, j'aimais mixer des chansons, faire des mélanges. Ça a toujours fait partie de moi ! Ensuite, le gros du travail c'est de découvrir son «son», c'est quelque chose qui peut prendre des années», explique le DJ qui est arrivé dans le monde de la musique par hasard. Travaillant dans les relations publiques, on lui demande de remplacer un DJ un soir au «Chatedral Club» de Seville. C'est là que tout a commencé. «Les gens ont beaucoup aimé et on a refait appel à moi par la suite...J'y ai vraiment pris goût, faire danser les gens est quelque chose d'extraordinaire !», continue Kali G qui quitte Séville pour Barcelone afin de réaliser un rêve : intégrer la SAE Institute, une des meilleures écoles d'audiovisuelle au monde. Une ville où il se découvre, se forme et qui reconnaît son talent et cultive sa créativité. Il commence à mixer mais surtout à composer et à présenter ses productions au public. Le succès est au rendez-vous. Et pour cause, tel un artiste, Kali G échange vraiment avec son public. Le sourire toujours aux lèvres, une concentration sans limite, il est littéralement en transe lorsqu'il joue et cela se voit. Sa touche marocaine dans ses productions ne laisse pas de marbre. «J'essaie toujours d'ajouter ma touche personnelle, celle du folklore marocain que j'adore ! Pour moi mixer ne consiste pas à enchaîner des morceaux mais à raconter une réelle histoire, avec un début et une fin...Et cette histoire je la vis et j'essaie de la partager et surtout de la faire vivre à mon public ! Pour moi un sourire sur la piste compte beaucoup plus que le cachet que je vais toucher à la fin de la soirée», explique le DJ passionné qui rencontre de nombreux obstacles au Maroc justement avec des gens tout sauf passionnés. En effet, l'artiste des platines est souvent confronté à la mauvaise fois des responsables d'endroits qui refusent de payer ou se contentent d'un DJ de base pour «passer» la soirée. «Avec internet, un mac, tout le monde peut devenir DJ. Mais qui peut composer et créer de la musique ?», s'interroge l'artiste qui se bât pour défendre l'image de la scène électronique dans le pays .«Aimer, sentir la musique et l'avoir dans la peau ! Si vous voulez être DJ pour la notoriété ou la gloire, arrêtez tout de suite, parce que pour être DJ, il faut partager et le faire pour les gens ! Et deuxième chose : il faut se démarquer et être original ! La touche personnelle est la clé du succès !». En attendant Kali G continue ses productions personnelles. Après avoir sortie son single «Ahlan» et remixé et revisité avec succès des morceaux comme «Love Drug» et «Clouds», il continue ses projets en collaboration avec des collectifs et des professionnels marocains et européens. Parce que la passion marocaine n'a pas de frontière... .


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