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L'actrice qui a décroché la lune...
Publié dans Les ECO le 11 - 07 - 2014


Fatima Ezzahra El Jaouhari
Actrice
Elle incarne une méchante. Elle y met du cœur et tout son talent et réussit à séduire le public dans le rôle de Kamar, femme du frère du roi, qui rêve d'être reine. Alors qu'elle ne pensait même pas devenir actrice un jour, Fatima Ezzahra El Jaouhari se met dans la peau d'un personnage pensé pour elle, dans les 1001 nuits.
Une actrice malgré elle, dont le charme a opéré et dont le talent ne pouvait pas rester caché. Telle est l'histoire de Fatima Ezzahra El Jaouhari, qui a fait de son «exutoire un gagne-pain». Après un bac scientifique, des études de psychologie et de communication information, elle fait 6 ans de théâtre universitaire en parallèle, des cours qui prendront vite le dessus puisqu'ils deviennent vitaux pour la future actrice. Née à Casablanca, Fatima Ezzahra El Jaouhari prend son envol à Grenoble où sa vraie vie commence, sans qu'elle ne le sache encore. «On m'aurait dit que je deviendrais actrice il y a 6 ans, j'aurais ri aux éclats. Pour moi, c'était un passe-temps et surtout un moyen de me rapprocher de la caméra, à laquelle je voue un amour absolu. Je voulais réaliser. Je le veux toujours.
Pour moi, la vie est un apprentissage. On doit se donner les moyens de faire ce qu'on veut réellement. Même si l'univers est contre et que la voie la plus naturelle est impossible, il ne faut pas hésiter à emprunter les chemins semés d'embûches», confie celle qui n'hésite pas à aller derrière les caméras après ses séquences pour en apprendre davantage. Après avoir campé le rôle d'Amina, dans «Quand ils dorment», premier court-métrage multi-primé de Myriam Touzani, elle fait une rencontre décisive avec Anouar Moatassim, qui voit en elle Loubna de son film «A l'aube, un 19 février». Ce sera là le début de l'histoire d'amour derrière la caméra d'un réalisateur et de son actrice, puisque Moatassim pense tout de suite à Fatima Ezzahra dans un nouveau projet qui lui tient à cœur: les 1001 nuits. Il décèle en elle un pouvoir dramaturgique que même la jeune actrice ne soupçonne pas et lui offre un rôle en or, un rêve pour une comédienne : incarner un personnage profond, compliqu, qui permet de montrer une palette d'émotions large. «C'est difficile de jouer un rôle qui est écrit spécialement pour soi. Anouar a créé Kamar pour moi.
Il a vu en moi cette capacité à interpréter un caractère aussi lourd et négatif. Ce n'est pas facile d'incarner ce genre de rôle et surtout dans ce genre de cas de figure. Quand un auteur crée un caractère spécialement pour l'acteur, c'est un grand honneur. Pour moi, c'est une lourde responsabilité aussi. Non seulement il fallait que je m'accapare le rôle entièrement, mais je devais me surpasser pour surprendre mon réalisateur». Elle a réussi le pari avec brio. Kamar est un des personnages centraux de la série et une des figures les plus marquantes. Elle touche tout en étant détestable, elle réussit même à décrocher des sourires alors que les situations feraient presque pleurer. Dans le personnage de Kamar, cette deuxième femme du palais qui rêve d'être la première, Fatima Ezzahra El Jaouhari est charismatique et pleine de charme. Elle joue sur la sensualité pour faire passer son venin et le tout est parfaitement interprété par la jeune actrice. «Kamar est égocentrique, narcissique, mystérieuse, intelligente, sournoise, arriviste, manipulatrice, avide de pouvoir, fine stratège et altière. Vous avez compris, elle est la méchante, mais pas seulement.
Elle est une femme, belle, pulpeuse, coquette, féminine, sophistiquée et elle en joue. Il m'a fallu prendre tout ceci et le mixer avec mon jeu, à savoir beaucoup de retenue et de pudeur, pas d'excès, ni de surjeu. La vérité c'est un process qui m'est venu naturellement, sa manière de parler et de bouger, ou l'art de parler en vers avec un accent fassi peu prononcé m'ont paru logiques est plus qu'importants pour compléter ma Kamar. Je me rappellerai toujours de la première fois où j'allais la jouer, à la fin de la séquence, j'avais l'équipe technique en face qui observait un long silence (c'était mon premier public d'ailleurs), et les yeux d'Anouar Moatassim brillaient. C'est à ce moment là que j'ai su qu'elle était bel et bien là et qu'elle était crédible». C'est le mot. Fatima Ezzahra El Jaouhari est criante de crédibilité même. «Mis a part le changement de costumes, de coiffures et de maquillage, il fallait surtout suivre et respecter la continuité de son personnage et son évolution.
Sans l'aide de notre script Fatiha Allam et de notre scénariste Meriam Drissi qui ont été pour moi d'une grande aide sur ce sujet, je n'aurai pas pu y arriver», confie avec humilité celle qui vient de finir un court métrage français dont elle interprète le premier rôle «La révélation du cochon», réalisé par Rachid Benzine, qu'elle a tourné à Paris après une année bien chargée de projets où la série a grandement contribué. «Le facteur humain de l'équipe des 1001nuits est notre plus grande force. Il est plus que motivant, il est fédérateur!» Une chose est sûre, ce talent prêt à décrocher la lune, est à suivre, non loin des étoiles...


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