L'économie marocaine a été mise à mal par le repli économique au sein de l'Union européenne (UE), ainsi que par la hausse du coût des importations d'énergie et la faible croissance des exportations. Nous sommes passés par plusieurs années de déficit de la balance des paiements. La monnaie créée servait à acquérir des biens importés et quittait ainsi le système financier marocain sans que d'autres revenus, notamment ceux des exportations, les transferts des MRE et les investissements directs étrangers, puissent compenser la perte. Ceci s'est traduit par une baisse des liquidités sur le marché bancaire. Les banques marocaines ont certes poursuivi leur action active pour la bancarisation des populations, mais l'évolution des ressources est assez timide. Il va falloir que les banques trouvent d'autres moyens de financement. Ces dernières ont d'abord enrichi les sources de financements, à travers le recours au marché financier local. Toutefois, ces ressources coûtent cher aux banques. La mise en place, le 3 février dernier, de la contribution libératoire, une mesure courageuse, devrait avoir certes un effet bénéfique sur les réserves de changes, mais elle devrait également permettre d'améliorer le niveau des liquidités. D'ailleurs, l'inventaire de ces 3 semaines, en termes d'assistance pour les déclarations, est encourageant pour les banques qui ne devraient pas tarder à profiter de ce nouveau gisement de liquidités.