L'économie marocaine a été mise à mal par le repli économique dans l'Union européenne (UE), ainsi que par la hausse du coût des importations d'énergie et la faible croissance des exportations, ce qui s'est traduit par une baisse des liquidités sur le marché bancaire. Les banques marocaines ont certes poursuivi leur action active pour la bancarisation des populations, mais l'évolution des ressources est assez timide. Notons que le ratio de transformation, rapport de l'ensemble des crédits du système bancaire à l'ensemble des dépôts bancaires, s'est situé à 107% à fin juin 2013. Face à un tel niveau de transformation, il va falloir que les banques diversifient et enrichissent les financements alternatifs, le recours notamment aux marchés financiers local et internationaux. Conquérir les marchés internationaux de la dette devrait permettre à ces dernières de lever les capitaux nécessaires pour renforcer le niveau de liquidité et appuyer leurs projets d'expansion à court terme. Le secteur bancaire marocain est jugé solide par les agences de notation internationales. Il enregistre de bons points au niveau du FMI et de la Banque mondiale, ce qui devrait lui permettre de se financer sur les marchés internationaux à des taux intéressants. L'optimisation du coût des ressources devrait ainsi permettre aux banques une amélioration de leurs performances, en agissant directement sur leurs résultats.