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Othman Naciri fait sa «saga»
Publié dans Les ECO le 29 - 11 - 2013

En février, les amoureux du cinéma marocain feront la découverte du premier long-métrage des frères Naciri : «Saga», l'histoire des hommes qui ne reviennent jamais. Un titre atypique, une histoire touchante et des acteurs triés sur le volet que son réalisateur, Othman Naciri, va tenter de nous raconter...
4 acteurs emblématiques, autour d'un casting des plus impressionnants, «Saga, l'histoire des hommes qui ne reviennent jamais» est sûrement le film marocain de l'année prochaine. Une histoire qui a tout l'air d'être bien ficelé, de belles images et une vraie bande originale. Comment résister à l'envie de ne pas en savoir plus ? «Saga, ce sont plusieurs histoires à la fois, qui au final, n'en font qu'une. L'histoire d'Omar, un pervers narcissique qui manipule son meilleur ami Lahcen pour l'impliquer dans un trafic d'organes. L'histoire de Lahcen qui tente de se reconstruire loin de l'emprise de son ami, et quarante ans plus tard, l'histoire d'Ali qui tente de comprendre pourquoi son père est arrêté ainsi que l'histoire de Saïd qui tente de comprendre qui est son père», explique Othman Naciri, qui signe là son premier court-métrage après avoir fait parler de lui, avec le court-métrage à succès : Sin palabras.
«C'est également et surtout un film de femmes, car au passage ces 4 hommes croiseront dans leurs vies respectives des femmes, seules, courageuses, solidaires et très déterminées, qui les marqueront. Ces hommes qui partent et ne reviennent pas, c'est à la fois de la lâcheté et de la détermination courageuse. Libre à chacun de juger selon sa propre lecture du film», continue le réalisateur qui a fait plaisir à sa caméra en captant l'émotion unique de Raouia, ou encore la sensibilité de Jalila Talemsi, ou encore en donnant leurs premières chances à des nouveaux visages comme la talentueuse Fatima Zohra Lahouitar, qui a fait une apparition ramarquée dans «Rock the Casbah», ou encore la pétillante Mouna Rmiki, qui a joué dernièrement le rôle de Maria dans la version arabe de «West Side Story». «J'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec un grand nombre d'artistes de talent sur des personnages parfois très complexes. Nous avons au Maroc un grand nombre d'artistes qui méritent qu'on leur offre une tribune», précise le réalisateur, lequel a eu à faire à quatre fortes personnalités, à savoir Mourad Zaoui, Said Bey, Fehd Benchemsi et Omar Lotfi.
Un exercice qui n'est pas des plus faciles, lorsqu'il s'agit de gérer 4 figures remarquées du cinéma marocain. «J'ai contacté les 4 comédiens personnellement pour leur proposer leurs rôles respectifs. Chacun des quatre acteurs a sa propre manière de travailler selon sa méthode, mais également selon les besoins du personnage. Les quatre étant très professionnels, nous avons beaucoup appris les uns des autres, notamment pour des rôles et des personnages parfois différents de leur registre habituel ou ceux nécessitant une préparation physique ou psychologique particulière». Une psycologie particulière et de la patience surtout afin de mettre au monde une histoire qui se tient et qui pourra être crédible face à un public marocain exigeant. «En 2009, j'avais un premier scénario que j'ai fini par mettre à la poubelle, j'en écrirai un second en 2010 que j'ai également jeté. Au final, je déterre mes 2 anciens scénarios, j'en prends le meilleur pour obtenir ce film après 14 versions.
Avec mon coscénariste Yann Bouard, nous peaufinons la dernière version, que j'ai également modifiée durant le tournage. Le tout aura pris 3 ans», continue Othman Naciri, qui a dû faire face à plusieurs difficultés sur le terrain, qu'il n'avait pas imaginé sur le papier. «Il faut être patient. C'est à mon sens la principale difficulté, pour lever les fonds nécessaires (ce qu'offre le Maroc est très bien, mais souvent insuffisant). Autre difficulté, avoir la possibilité de faire le vide pendant l'écriture, et se recentrer exclusivement vers ce qui mènera à ce film. Ce n'est pas toujours gagné lorsqu'on doit avoir d'autres activités autour, mais aujourd'hui, je crois avoir la technique.
Le tournage n'a pas été facile, pour plusieurs raisons. Comme pour tous les tournages, nous avons dû faire face à des situations financières souvent inattendues. Nous avons été obligés d'interrompre le tournage initialement pour une semaine, qui s'est finalement transformée en deux mois, pour ensuite interrompre de nouveau un mois, pour une histoire de visas espagnols. Sans parler du froid glacial dans le Haut Atlas et le tournage en zone douanière de Sebta qui n'était pas gagné d'avance». Des difficultés, un tournage parfois chaotique et des aventures inattendues, n'auront pas gain de cause puisque même avec quelques semaines de retard, le film est en boite, avec une postproduction réalisée dans de jolies conditions, à Buenos Aires. Une destination authentique qui va influencer le réalisateur même dans la musique du film. «La musique a été entièrement écrite, composée et enregistrée à Buenos Aires en Argentine.
Je voulais permettre à des artistes d'horizons lointains de revisiter notre culture à leur sauce. Lorsque le compositeur argentin Pablo Lopez Ruiz a vu le film pour la première fois, il était fasciné par notre pays qu'il ne connaissait absolument pas ainsi que par son cinéma. La fraîcheur de son regard lui a permis de composer une musique inclassable, à l'image du film peut-être». Sûrement. Ce film inclassable essaiera de trouver une place voire une catégorie dans les festivals où il sera invité. «Saga sera présenté à Tanger dans le cadre du FNF. D'autres festivals sont prévus courant 2014, nous attendons le retour de Berlin, de Cannes, de Locarno, de Toronto et de Sundance notamment». En attendant, Othman Naciri ne se repose pas sur ses lauriers, il pense déjà au second opus : «Un second long-métrage dont j'ai posé les bases. Vous êtes sûre que vous voulez des détails ?». Pourquoi des détails quand les images finiront par parler d'elles-mêmes, puisque si les hommes ne reviennent jamais, les images sont toujours fidèles !


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