La saison hivernale 2026 de pêche au poulpe a débuté le 1er janvier avec un quota global de 32.940 tonnes au sud de Sidi L'Ghazi, soutenu par une nette amélioration des stocks. Les résultats de l'évaluation scientifique ont montré une tendance positive dans les différentes zones. Dans la zone Sud, la biomasse relative a augmenté de 24% par rapport à 2024 et de 49% par rapport à la moyenne de la dernière décennie, confirmant la tendance haussière observée depuis 2022. Officiellement, la reprise de la pêche au poulpe, au titre de la saison hivernale 2026, a été lancée jeudi 1er janvier. Prévue jusqu'au 31 mars sur tout le littoral national, elle fait suite à un repos biologique automnal instauré du 16 septembre au 31 décembre 2025. Cette décision a été prise par le secrétariat d'Etat chargé de la Pêche maritime, après avis de l'Institut national de la recherche halieutique (INRH). Lors de la réunion du comité de suivi de la pêcherie poulpière tenue le 24 décembre 2025, les résultats de l'évaluation scientifique du stock ont montré une tendance positive dans les différentes zones. Dans la zone Sud, la biomasse relative a augmenté de 24% par rapport à 2024 et de 49% par rapport à la moyenne de la dernière décennie, confirmant la tendance haussière observée depuis 2022. Un quota de 32.940 tonnes, en hausse de 27% Le quota fixé pour cette saison au sud de Sidi L'Ghazi s'élève à 32.940 tonnes, soit une augmentation de 27% par rapport à 2025. À cela s'ajoute le quota de la circonscription de Boujdour (Sous-Unité 1 : Aftissat, Boujdour centre et Sidi L'Ghazi) qui atteint 3.660 t, en progression de 31%. Ce quota global non révisable est réparti entre les trois segments selon le plan d'aménagement de 2004 : le segment hauturier se voit allouer 20.752,2 t, le segment côtier 3.623,4 t et le segment artisanal de Dakhla 8.564,4 t. Au démarrage de cette campagne pour le segment côtier, le contrôle et la délivrance des certificats de conformité des engins, ainsi que la gestion des listes des navires autorisés, sont assurés par les délégations de Laâyoune, Tan-Tan et la sous-délégation de Tarfaya. Le délégué de Tan-Tan doit informer en temps réel ses homologues du flux de navires pour garantir le respect des effectifs autorisés. Les modalités d'application de la décision Durant cette campagne, les chalutiers hauturiers sont autorisés à opérer au-delà de 12 milles marins du 1er janvier au 28 février 2026, puis au-delà de 10 milles à partir du 1er mars. Le maillage minimal des sacs de chaluts est fixé à 70 mm. Le quota du segment hauturier est subdivisé en quotas individuels : 76,93 t pour les navires de moins de 750 CV, 83,08 t pour ceux entre 750 et 1400 CV, et 84,62 tonnes pour les puissances supérieures à 1400 CV. Les transferts de quotas entre navires d'une même société sont soumis à autorisation préalable et exigent une licence de pêche valide. Pour le segment côtier, l'effectif est limité à 150 navires maximum. Des contrôles inopinés Des contrôles inopinés de conformité des engins seront menés par les services du Département de la pêche maritime (DPM) tout au long de la saison. Les navires côtiers sont autorisés à débarquer leurs captures aux ports de Laâyoune, Tan-Tan et Tarfaya. Concernant le segment artisanal de Dakhla (sites de Labouirda, Lasarga, N'tireft et Imoutlane), les quotas individuels sont strictement personnels et non cessibles. Tout dépassement sera déduit de la saison suivante. Enfin, la durée de la campagne reste révisable selon l'évolution des indicateurs biologiques, sous la surveillance rigoureuse des directions centrales et des délégations régionales. Yassine Saber / Les Inspirations ECO