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Transformation numérique : le ministère de l'Equipement mise sur la data
Publié dans Les ECO le 17 - 03 - 2026

Comment gérer un réseau d'infrastructures tentaculaires, anticiper les crises hydriques, moderniser la relation avec les usagers, tout en restant souverain sur ses données ? Face à ces défis, le ministère de l'Equipement et de l'Eau franchit un cap décisif. Il entend se doter d'une stratégie de transformation numérique à l'horizon 2030. C'est une refonte profonde de son fonctionnement et de celui de l'ensemble des entités placées sous sa tutelle qui est engagée. Décryptage…
Le ministère de l'Equipement et de l'Eau est aux premières loges des grandes mutations qui secouent le pays. La raréfaction des ressources hydriques, l'urgence climatique, la pression démographique sur les infrastructures, les exigences croissantes des citoyens en matière de transparence et de réactivité sont autant de défis qui imposent de repenser en profondeur les modes d'action publique.
La réponse du département piloté par Nizar Baraka tient aujourd'hui en une ambition, celle faire du numérique un levier stratégique et non plus un simple outil de gestion. C'est tout le sens de l'appel d'offres lancé par la Direction des systèmes d'information et du numérique, qui vise à doter le ministère et son écosystème d'une feuille de route unifiée à l'horizon 2030.
Il faut dire que l'ambition dépasse largement le cadre du ministère lui-même. Sont concernées l'ensemble des directions centrales et territoriales, mais aussi les entreprises et établissements publics qui gravitent dans l'orbite du département. Une approche globale qui part du constat tout simple selon lequel la transformation numérique ne peut réussir en ordre dispersé.
En effet, les concepteurs du projet l'ont bien compris. La réussite de la démarche repose sur l'adoption d'une vision partagée par toutes les entités, capable d'assurer la cohérence des initiatives, de favoriser les synergies et d'optimiser l'utilisation des moyens. Il ne s'agit pas de juxtaposer des projets digitaux, mais de construire un écosystème numérique intégré.
Trois chantiers pour une décennie
La stratégie se décline en trois missions séquentielles, chacune dessinant une étape clé du chemin vers 2030. D'abord, il s'agira de poser un diagnostic sans complaisance. Cela sous-entend de cartographier l'existant en termes de systèmes d'information, plateformes métiers, infrastructures techniques, dispositifs de collecte de données qu'il s'agisse de capteurs connectés, d'objets intelligents ou de systèmes d'information géographique. Cette radioscopie de l'existant devra être complétée par un benchmark international, pour mesurer l'écart avec les meilleures pratiques et identifier ce qui peut être inspirant.
Seconde étape: la vision. À partir du diagnostic, il faudra construire une image claire de ce que devra être le ministère en 2030. Les axes de transformation couvrent un spectre large (infrastructures informatiques, systèmes d'information métiers, souveraineté numérique, cybersécurité, gouvernance, collecte et valorisation des données en temps réel, intelligence artificielle, capital humain, expérience usager). Plusieurs scénarios devront être élaborés et évalués, pour déboucher sur une proposition argumentée du chemin le plus pertinent.
Puis, en troisième lieu, vient la traduction de cette vision en actes. Un plan d'action pour la période 2026-2030 détaillera les programmes et projets structurants, identifiera les acteurs porteurs, proposera des indicateurs de pilotage. Un plan de conduite du changement, dimension souvent négligée mais cruciale, est explicitement prévu pour accompagner les équipes dans cette mutation.
La donnée, nouveau pétrole de l'action publique
Au cœur de la réflexion, la donnée occupe une place centrale. Le cahier des charges du ministère insiste sur l'importance de l'échange et de l'intégration en temps réel des informations produites par l'ensemble des entités de l'écosystème. Une ambition qui suppose la mise en place de systèmes interopérables, capables de dialoguer de manière fluide et sécurisée.
Les enjeux de souveraineté numérique et de cybersécurité sont posés dès la conception. Il ne s'agit pas d'ajouter une couche de sécurité après coup, mais d'intégrer ces exigences en amont, dans l'architecture même des systèmes et les modèles de gouvernance des données.
Par ailleurs, la place accordée aux technologies émergentes est un autre signe fort. Les jumeaux numériques, ces répliques virtuelles d'infrastructures physiques qui permettent de simuler leur comportement, sont explicitement mentionnés, tout comme l'Internet des objets et ses capteurs connectés. Ces technologies ouvrent des perspectives nouvelles pour une gestion proactive des infrastructures et des ressources hydriques, capable d'anticiper les risques plutôt que de les subir. Soulignons que la stratégie ambitionnée devra s'articuler étroitement avec l'ensemble des dispositifs nationaux qui structurent la transformation du pays.
Les références sont nombreuses et explicites, que ce soit les discours royaux sur la souveraineté technologique, les orientations «Maroc Digital 2030», la loi 55-19 sur la simplification des procédures administratives, la Charte nationale de développement durable, ou encore les textes relatifs à la protection des données personnelles. La finalité ultime est de pouvoir garantir la convergence du ministère avec l'architecture numérique de l'Etat, pour éviter la constitution de nouveaux silos et favoriser l'interopérabilité entre administrations. Ce qui est certain, c'est qu'au au-delà des aspects techniques, c'est la capacité du ministère à faire évoluer ses modes de fonctionnement qui est en jeu.
L'intégration de l'intelligence artificielle, des jumeaux numériques ou de la blockchain ouvre des perspectives nouvelles pour une gestion plus intégrée et résiliente des infrastructures. Egalement, la mutualisation des ressources, la fluidification des échanges de données, l'amélioration de l'expérience des usagers, sont autant d'objectifs qui, s'ils sont atteints, pourraient faire de cette stratégie un modèle pour l'ensemble des administrations publiques.


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