DR DR DR DR ‹ › La semaine dernière, l'université de Saragosse a accueilli une conférence sur les relations maroco-espagnoles, centrée sur la question du Sahara. Cet événement intervient dans le contexte de l'adoption, le 31 octobre, de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité, qui réaffirme la prééminence du plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental. Organisée par le consulat du Maroc en Aragon, la conférence aurait pu passer inaperçue sans l'intervention de partisans du Polisario, perturbée par la présence de Bahi Larbi Ennass. La participation de cet ancien officier de l'armée du Front, aujourd'hui rallié au Maroc et président du Centre Laâyoune des études et recherches, a suscité l'hostilité de certains partisans à Saragosse, bastion du mouvement de Brahim Ghali en Espagne. «Avant même que je ne prenne la parole, des étudiants présents ont commencé à crier, demandant l'annulation de la conférence. L'un d'eux a brandi un drapeau du Front pour exprimer sa colère», a confié Bahi Larbi à Yabiladi. «Des universitaires ont tenté en vain de les calmer. Le doyen a proposé à ce groupe d'exprimer leurs opinions à la fin des deux interventions prévues, mais ils ont refusé. Les jeunes ont persisté à crier et à réclamer la suspension de la conférence.» Bahi Larbi Ennass Les perturbateurs voulait empêcher un ancien membre du Polisario de remettre en question la version défendue par le mouvement de Brahim Ghali en Espagne. Face à cette situation, le doyen de l'université a demandé aux fauteurs de troubles de quitter la salle. «Après leur départ, la conférence s'est déroulée sans encombre. Le débat s'est révélé intéressant, notamment grâce à la présence d'universitaires, de juges et de la sous-déléguée du gouvernement à Saragosse», a souligné Bahi Larbi Ennass.