DR ‹ › Alors que les principales routes de migration irrégulière vers l'Union européenne enregistrent un net ralentissement depuis des années, la Route de la Méditerranée occidentale, reliant le Maroc, fait figure d'exception en maintenant une activité importante dans les flux migratoires. Les dernières données publiées par l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) révèlent une baisse significative de 39 % des passages illégaux au cours du premier trimestre 2026.Cette diminution intervient dans un contexte de changements climatiques sévères et de modifications des stratégies des réseaux de contrebande. De plus, la Méditerranée orientale et centrale ont enregistré des baisses importantes dépassant un tiers. Les statistiques de Frontex montrent que la route de la Méditerranée occidentale (reliant les côtes marocaines et algériennes à l'Espagne) a connu une forte augmentation : 4402 tentatives de migration au cours du 1er trimestre 2026, soit une hausse de 66% par rapport à la même période l'année précédente, avec une prédominance de migrants d'origine marocaine, algerienne et malienne. À l'inverse, la route de l'Afrique de l'Ouest (vers les îles Canaries) a enregistré une diminution de 83 % du nombre de migrants, avec seulement 1 640 cas répertoriés. Malgré cet optimisme numérique lié à la baisse globale des passages, Frontex met en garde : «le coût humain continue d'augmenter», avec environ 1000 personnes ayant péri dans les eaux méditerranéennes depuis le début de l'année.