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Soraya Badraoui, présidente de l'AFEM parle entrepreneuriat au féminin
Publié dans Les ECO le 08 - 03 - 2011

Les Echos quotidien : Quelles sont les actions entreprises par l'AFEM pour promouvoir l'approche genre ?
Soraya Badraoui : L'existence en soi de notre association est une façon d'affirmer que l'approche genre, surtout en matière d'entrepreneuriat, est déjà du concret. Ceci ne nous empêche pas de développer aujourd'hui, au sein de l'AFEM, le projet genre qui vise à sensibiliser les chefs d'entreprise à intégrer l'approche genre dans leurs programmes de développement et de gestion de ressources humaines en matière d'évolution de carrière, d'équité salariale et de formation professionnelle. Et ce à travers la mise en œuvre d'un ensemble d'outils et de bonnes pratiques. L'objectif est de contribuer à la réduction des disparités économiques et sociales liées aux aspects de genre. C'est ainsi que nous avons effectué un audit au sein des entreprises adhérentes à notre association. Ses résultats ont démontré que les chefs d'entreprise sont conscients de l'importance du potentiel féminin, mais de là à dire qu'il est valorisé comme il se doit, ce n'est pas le cas. Aussi, l'AFEM organise des séances de sensibilisation auprès des universités et des écoles supérieures, afin de faire prendre conscience aux futurs gestionnaires et responsables l'importance de la dimension genre dans la gestion et le développement de l'entreprise.
À travers ce projet, l'AFEM se positionne aujourd'hui en force de proposition en termes d'intégration de l'approche genre dans les politiques de développement économique et sociale dans notre pays. Vous savez, la femme représente plus de 50% de la population marocaine, alors qu'elle n'occupe que 12% des postes de responsabilité. Notre requête est donc tout à fait légitime.
Concrètement, quels sont les acquis confirmés jusqu'à maintenant et ceux qui restent à concrétiser ?
Je tiens à préciser que notre association a contribué à la concrétisation de plusieurs actions, qui ne pouvaient voir le jour également sans la volonté de plusieurs partenaires, nationaux et internationaux . C'est ainsi que nous avons initié plusieurs projets à vocation économique. Je pense tout particulièrement au projet reprofilage qui consistait à aider les jeunes femmes diplômées chômeuses à intégrer le marché de l'emploi. Des sessions de formation au profit de 120 jeunes femmes de Casablanca et Marrakech ont été mises en place et des stages de pré-embauche au sein des entreprises adhérentes à l'AFEM ont également été organisés. Ce programme a été financé par des partenaires étrangers. Nous comptons renouveler cette action dans d'autres villes comme Tanger, Fès et Agadir. Il y a un autre projet, celui des incubateurs. Il vise à accompagner les jeunes femmes à créer leurs propres entreprises. Une cinquantaine d'entreprises ont vu le jour grâce à cet ambitieux programme. Notre démarche vise à aller à la rencontre des femmes et surtout les aider à croire en leur projet. Aujourd'hui, nous sommes en train de dupliquer ce projet aux régions également. Aujourd'hui, l'entrepreneuriat féminin représente moins de 14% de l'ensemble de l'entrepreneuriat au Maroc, cela reste insuffisant ! Un long chemin reste à parcourir. Nous aspirons à ce que les femmes accèdent à plus de postes de responsabilité, qu'elles réussissent à s'imposer davantage sur tous les plans, économique et social, et ce dans les différentes régions du Maroc.
Justement, avez-vous pensé à mettre en place une stratégie bien définie pour contribuer à résoudre le problème de l'emploi, sujet phare après les événements du 20 février ?
Nous avons participé au débat lancé par la CGEM, puisque notre association est membre de cette confédération. Sinon, nous œuvrons depuis toujours pour que les jeunes aient accès à l'emploi.
Nous développons actuellement un programme ambitieux en partenariat avec un organisme international, qui vise à accompagner des jeunes à travers tout le Maroc et de les former. L'objectif de ce programme demeure l'insertion de 7.000 jeunes d'ici à 2013. Dans ce même cadre, nous avons identifié les besoins de chaque région, afin d'offrir aux jeunes des formations pointues. Vous savez, la prise de conscience de l'importance de la création de postes d'emploi existe chez nous depuis longtemps, mais le 20 février nous incite à accélérer le rythme afin de pouvoir contribuer davantage à créer de l'emploi et de la richesse et répondre ainsi à la demande de notre jeunesse qui aspire à trouver du travail et donc de la dignité. Je reste confiante qu'aujourd'hui les programmes et les projets entamés qui visent à créer plus de postes d'emploi vont se réaliser plus rapidement.
Comment l'AFEM développe-t-elle l'entrepreneuriat féminin ?
À travers plusieurs actions concrètes. L'AFEM compte aujourd'hui plus de 500 membres à son actif à travers ses 7 délégations régionales et récemment celle d'El Jadida, notre mission est d'accompagner les femmes entrepreneurs à développer leurs entreprises et ce à travers des programmes de formation, la mise en relation, la mise à disposition d'un réseau au niveau national et international, je reste persuadée que pour promouvoir son entreprise il est essentiel et primordial d'être dans un réseau (afin d'avoir accès au marché, aux fournisseurs et à l'information). L'AFEM organise des conférences, des séminaires et des tables rondes afin d'informer nos adhérentes sur les différents sujets d'actualité. Nous sommes également invités à prendre part aux conférences et séminaires organisés par nos partenaires à l'international. À travers toutes les actions engagées, l'AFEM offre à ses adhérentes des opportunités pour développer leurs entreprises.
Quel regard portez-vous sur la situation de la femme marocaine ?
Certes, des réformes ont été mises en place, des avancées ont été réalisées en termes de représentativité de la femme au sein du Parlement, du gouvernement, des collectivités locales..., Moudawana, mais ce n'est pas encore suffisant, la femme représente plus de 50% de la population, d'autres mesures doivent être instaurées pour qu'elle puisse prendre la place qui lui revient pour contribuer davantage au développement socioéconomique de notre pays.
Sur le plan politique, il faut augmenter le quota de la représentativité des femmes au niveau du Parlement (25%). Je reste convaincue que le quota est une étape transitoire par laquelle on doit passer pour imposer la présence de la femme dans les postes de décision. Sur le plan économique, nous constatons avec regret que le taux de femmes qui travaillent a reculé dans notre pays ces dernières années.
Le taux de l'entrepreneuriat féminin ne dépasse pas les 14%. Nous devons continuer à nous mobiliser -secteur public et privé- pour donner la possibilité à plus de femmes d'entreprendre et de contribuer à la création de richesse et d'emploi et aussi œuvrer pour augmenter le taux de travail des femmes dans notre pays et se mobiliser pour réduire les disparités entre les hommes et les femmes en termes d'accès aux postes de décision.
Propos recueillis par Fz.S


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