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Khalid Tamer au rythme d'Awaln'Art
Publié dans Le Soir Echos le 08 - 06 - 2011

La manifestation culturelle d'inspiration urbaine Awaln'Art se tiendra du 8 au 12 juin prochain à Marrakech et dans les villes environnantes. Des représentions de rue émergentes qui vont enrichir et égayer l'espace public marocain.
La genèse d'Awaln'art est inéluctablement liée à son initiateur, Khalid Tamer. Tombé sous le charme et la vitalité débordante du continent, passionné de l'Afrique, il en explore sans cesse les nombreux territoires situés entre Dakar et Bamako, le Mali et la Mauritanie et confie à ce sujet « J'ai toujours rêvé de me réaliser dans l'art ».
Nul doute de sa foi et de sa conviction jamais démentie dans l'art puisqu'Awaln'Art fête cette année sa cinquième édition dans la Cité ocre et ses villes alentours.
Temps forts de cette nouvelle édition ? « Une parade d'ouverture le 8 juin à Marrakech par le collectif des Grandes Personnes. Une semaine de spectacle à Bab Jdid avec le nouveau spectacle de l'école nationale du cirque shems'y, Chouf ou chouf groupe acrobatique de Tanger le 8 juin à l'IFM des échassiers du Togo, de Grandes Marionnettes de Boromo dans les villages du Haouz les 11 et 12 clôture du festival le 12 à Marrakech par Génerik. Enfin, Vapeur et des spectacles sur l'esplanade du Palais des congrès à Marrakech du 8 au 10 juin », précise-t-il.
24 spectacles, 200 artistes
Au menu de ces spectacles de rue, nouveau dialogue entre les formes d'expressions traditionnelles et la création contemporaine, des artistes de diverses nationalités : le Maroc, le Burkina Fasso, l'Italie, l'Espagne, la France. Le message de cet événement renvoie à la transmission de la parole, celle de l'art, aussi, différentes compagnies artistiques se succèderont à Marrakech, Bab Doukkala, Tahanaoute, Tasmesloht, Ait Ourir, Aghmat afin de donner à voir leur art. Entre 30 000 et 50 000 festivaliers sont attendus. Objectif premier ? « Nous avons toujours les mêmes objectifs, ils évoluent qualitativement d'années en années, mais ce sont toujours les mêmes. Cette 5ème édition dont le budget atteint 300 000 euros, réunit 24 spectacles, 200 artistes », déclare son directeur. Mais pas seulement car « Nous avons 30 jeunes volontaires engagés dans le festival des jeunes des associations de Marrakech, suivis dans le cadre de notre projet d'insertion, des acteurs associatifs de Tahanaoute, Ait Ourir, Aghmat et Tamesloht. Nos nouveaux objectifs œuvrent à voir cette jeune génération prendre de plus en plus de place dans l'organisation du festival, gagner en autonomie et en engagement. Deux résidences de créations pour les deux parades, le stage de clown, le stage de conte qui réunissent des amateurs, des jeunes associatifs, des jeunes en insertion sont au rendez-vous, tout un public qui entre au cœur du festival. Les spectacles africains ponctuent aussi le festival et tournent en plateau au festival d' Amiens dans la ville. Notre nouvelle collaboration avec Marrakech du Rire annonce pour les années suivantes une présence plus grande présence notamment avec les associations et les écoles pour investir les rues de la ville à travers des parades de plus en plus importantes ».
Né en 1968 au Maroc, Khalid Tamer est fortement lié aux émotions de son enfance : « J'ai le souvenir très distinct de ma mère qui adorait le cinéma. Tous les dimanches, elle m'emmenait à la cinémathèque de Casablanca ». La période française arrive alors qu'il a 12 ans, il suit ses parents pour une nouvelle destination, la Corrèze, qui lui ouvre un autre territoire : la danse. « C'était plutôt inattendu dans une famille nombreuse où les garçons préfèrent le foot, mais moi, j'aimais la danse, les claquettes, Fred Aster et les Blacks américains de la Nouvelle Orléans. Mes parents trouvaient cette passion curieuse mais ils ne m'ont jamais interdit quoi que ce soit ». A 16 ans, Khalid suit une formation de danseur à l'école Alain Bennac puis décide de s'installer à Paris et vient au Théâtre Nô. Alors qu'il est comédien, Khalid s'interroge quant à son rôle de créateur issu d'une double culture : « A cette époque, il n'y avait pas d'espace d'expression pour les Marocains, il n'y avait pas de Djamel Debbouze ni de Gad Elmaleh ! Nous avions un pouvoir d'achat mais personne pour nous représenter ». Khalid continue de faire la tournée des théâtres à la recherche d'un stage, le jeune comédien qu'il était se souvient de la remarque de l'assistant d'un grand metteur en scène au théâtre des Champs-Elysées, « il n'y aura jamais d'Arabes sur scène ». Les temps ont heureusement changé et l'art l'a mené à Awaln'art, car « la finalité est de soutenir et montrer la création contemporaine africaine et méditerranéenne ainsi que ses créateurs».
Fouzia Marouf


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