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Hayat Saidi : le Maroc aux couleurs slaves
Publié dans Le Soir Echos le 16 - 06 - 2011

Exposant jusqu'au 30 juillet au Centre Culturel de Piran en Slovénie aux côtés de 11 artistes internationaux, Hayat Saidi trempe son pinceau dans l'encre outre-mer, tout en exaltant les couleurs chaudes de ses origines. Rencontre.
A l'occasion du dixième anniversaire de l'Artita en Slovénie, vous avez participé à la rencontre internationale des artistes- peintres pendant une semaine du 22 au 29 mai. Décrivez-nous cette expérience.
J'étais très heureuse d'être choisie parmi ces fabuleux artistes venant de plusieurs pays dont la France, l'Italie, l'Ecosse et la Slovénie. J'étais fière de représenter le Maroc pendant toute cette semaine de travail et d'échange artistique, surtout dans un endroit aussi inspirant donnant sur la mer, propice pour la créativité et l'esthétique. J'étais accompagnée de mon fils avec lequel j'ai échangé beaucoup.
Comment avez-vous été sélectionnée ?
Comme j'ai vécu à Milan pendant trois ans et que je suis cotée comme artiste en Italie, j'ai été sélectionnée par les organisateurs de l'Artita pour représenter le Maroc.
Chaque artiste a réalisé 3 œuvres pour l'exposition. Qu'avez-vous exprimé dans vos peintures ?
Comme nous avions la liberté de choisir le thème qui nous inspire, j'ai choisi de montrer les couleurs du Maroc et la chaleur des mes origines, dans un message abstrait et une profusion de couleurs. J'ai également montré la femme marocaine à travers des tracés en mouvement et des tenues traditionnelles. La femme est souvent présente dans mes peintures, j'aime montrer son évolution. J'ai surtout envie que les hommes se remettent en question face à la violence et l'inégalité qu'elles subissent. Pour moi, une femme épanouie c'est une société épanouie et une famille saine.
Hayat SaIdi est une artiste qui peint depuis 23 ans. Autodidacte, elle est née avec le goût et l'envie de peindre. De retour au Maroc après 3 ans de foisonnement artistique à Milan, elle projette de fructifier ce parcours dans son propre pays. Sculpteuse et guitariste entre autres, elle est d'une sensibilité touchante. Lauréat du 4e prix international « Il caffé el arte » en février 2011, elle a aussi été primée à la Biennale de Lecce et a fait partie des 20 artistes sélectionnés sur 580 candidats, une distinction dont elle est fière. Hayat Saïdi expose du 19 au 24 juillet 2011 à l'exposition internationale des artistes du monde au Palais des Festivals et des Congrès à Cannes, et participe du 6 au 9 octobre 2011 à une exposition d'arts visuels à Milan, à l'occasion du 150e anniversaire de l'unification de l'Italie. Vivement un cru local pour notre artiste globetrotteuse.
Vous êtes une artiste autodidacte qui peint manuellement et vous êtes connue pour vos tableaux chromatiques. Pourquoi ce thème récurrent ?
Il est vrai que je suis toujours à la recherche de la lumière. Bien que je n'aie pas eu de formation académique, j'ai suivi des formations à Milan et j'ai appris beaucoup de choses sur les couleurs. J'ai une sensibilité innée envers la couleur, et c'est un réflexe que j'explore naturellement. Même la mort je l'exprime avec des couleurs.
Quand j'ai perdu mon petit frère et ma petite sœur, j'ai montré l'ascension et la montée lumineuse, une thématique que j'associe à la mort, et j'en ai tiré une thérapie. Mon objectif c'est de me sentir bien à travers ma peinture, et d'extérioriser mon état d'esprit et mes réflexions.
Vous êtes de retour au Maroc depuis deux ans. Quels sont vos projets futurs ?
J'ai vécu 3 ans à Milan et j' y ai acquis une certaine reconnaissance, mais pour moi ce n'est que le début. J'aimerai me faire connaître dans mon pays, mais comme je m'octroie le temps pour peindre, je ne veux pas précipiter les choses et je prévoie d'exposer bientôt en solo.
Je prépare également un master en coaching. J'aimerai dans le cadre de ce diplôme, réaliser un nouveau concept qui me tient à cœur, le coaching de peinture. C'est une idée qui me plaît et que je souhaite m'approprier. Elle aide à mettre en avant la fibre artistique enfouie à l'intérieur de chacun. C'est une façon pour moi de transmettre ma sensibilité artistique, et d'alléger les soucis des autres par le biais du beau.
Paola Frangieh


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