La chorégraphe Amal Hadrami présente la deuxième création de sa compagnie Akkada. Amal-gamme sera joué le dimanche 22 janvier à 20 heures au théâtre national Mohammed V de Rabat. Amal Hadrami : « La danse contemporaine est souvent perçue comme inaccessible au grand public ». Amal Hadrami est née en 1981 en Savoie. Elle la quitte à 11 ans pour suivre un cursus sport-études danse au conservatoire de Grenoble d'où elle sort 5 ans plus tard médaillée d'or en danse classique et contemporaine.Elle continue sa route en suivant la formation professionnelle en danse contemporaine au conservatoire national supérieur de Paris durant laquelle elle travaille avec plusieurs grands chorégraphes. Elle ressent très vite le besoin de créer à son tour, de mettre en scène. Via le geste et la parole, elle tente d'exprimer cette lutte intérieure constante due à la sensation d'écartelement son pays d'origine, le Maroc et le pays où elle vit. Pour comprendre cette dualité, elle part une fois diplômée au Maroc entreprendre des recherches théoriques et pratiques sur l'art populaire marocain. Elle crée en 2009 sa compagnie « A'kkada, Compagnie Amal Hadrami » en Savoie et sa jumelle à Marrakech en 2011 afin de mettre en scène des pièces mêlant cultures et disciplines artistiques pour partager et défendre sa vision d'un monde absurde. Amal Hadrami est née en 1981 en Savoie. Elle la quitte à 11 ans pour suivre un cursus sport-études danse au conservatoire de Grenoble d'où elle sort 5 ans plus tard médaillée d'or en danse classique et contemporaine.Elle continue sa route en suivant la formation professionnelle en danse contemporaine au conservatoire national supérieur de Paris durant laquelle elle travaille avec plusieurs grands chorégraphes. Elle ressent très vite le besoin de créer à son tour, de mettre en scène. Via le geste et la parole, elle tente d'exprimer cette lutte intérieure constante due à la sensation d'écartelement son pays d'origine, le Maroc et le pays où elle vit. Pour comprendre cette dualité, elle part une fois diplômée au Maroc entreprendre des recherches théoriques et pratiques sur l'art populaire marocain. Elle crée en 2009 sa compagnie « A'kkada, Compagnie Amal Hadrami » en Savoie et sa jumelle à Marrakech en 2011 afin de mettre en scène des pièces mêlant cultures et disciplines artistiques pour partager et défendre sa vision d'un monde absurde. Votre deuxième création Amal-gamme est un mélange entre One man show et danse contemporaine. Comment avez vous conçu ce spectacle ? Ce spectacle comporte beaucoup d'interractions avec le public. Il est vrai que ce genre de fusion entre one man show et danse contemporaine est très peu connu au Maroc mais mon objectif est de faire passer le message à ceux qui se déplacent pour venir découvrir mes créations. La danse contemporaine est souvent perçue comme inaccessible au grand public. Alors pour casser ces préjugés et pour peut-être aussi permettre à un plus grand nombre de faire le pas et d'oser découvrir des chorégraphies, j'intègre du texte et de la musique. Le texte est entièrement en Français mais il y a un petit moment où je parle en darija. La plupart de vos recherches artistiques tournent autour des préjugés et de la culture de l'entre deux. Cela est-il dû à votre propre double culture ? Le titre du spectacle est un jeu de mots. On peut lire cela comme la gamme de Amal, à savoir ma propre conception du monde et de la société dans laquelle on vit et aussi cela fait allusion aux amalgames, voir les confusions que l'on se fait. Au fil des discussions, on se rend compte que les gens ont des préjugés à propos de plusieurs sujets. Une femme qui fait de la danse au Maroc, elle alimente les préjugés. Je dénonce cela dans toutes mes créations et c'est le cas aussi dans Amal-gamme. Je me base pour cela sur ma propre expérience. Vous êtes née et avez grandi en France, plus précisément en Savoie avant de venir vous installer définitivemet au Maroc. Pour quelle raison êtes-vous restés un peu à l'ecart de la scène de la danse contemporaine ? A l'origine, je m'étais déplacée au Maroc pour une recherche sur les arts populaires. Je voulais en apprendre d'avantage sur ma culture d'origine. J'avais rencontré plusieurs personnes, j'ai étudié à un moment à l'ISADAC à Rabat et j'ai même réalisé Safar un spectacle en résidence artistique avec l'Institut Français de Casablanca. Depuis trois ans, je me suis installée à Marrakech et j'enseigne à Danse attitude.Je ne pense pas que j'ai été à l'ecart mais je pense que c'est un sentiment dû au fait que ma compagnie «Akkada» est toute récente. Elle a été créee en 2009 en France et en 2011 à Marrakech. Ce n'est qu'à ce coment que j'ai commencé à me concentrer réellement sur le travail chorégraphique. La compagnie comporte un seul membre permanent. N'est-il pas préférable d'avoir des danseurs permpanents pour pouvoir développer les créations ? C'est difficile de trouver des danseurs sur Marrakech. J'avais organisé une audition mais la plupart des personnes se sont déplacées de Casablanca et de Rabat. Mon budget et mes ressources financières ne me pemettent pas de payer le déplacement des interprètes jusqu'à Marrakech. Mais il est vrai que c'est très imporant d'avoir des personnes a temps plein qui s'investissent dans la compagnie. Cela ne saurait tarder, j'espère…