Afrique : Le Maroc prêt pour la Zlecaf    Prix Franz Edelman 2021 : le groupe OCP parmi les finalistes    Communication: rapprochement stratégique entre le marocain Brand & Image et l'israélien Kam Global Strategies    Evolution du coronavirus au Maroc : 473 nouveaux cas, 460.144 au total, lundi 18 janvier 2021 à 18 heures    Covid-19 : On sait plus sur la durée d'immunisation après une infection    Le Maroc et les Etats-Unis s'engagent contre le trafic illicite    Plan de relance de 120 milliards de dirhams : Quels impacts attendus sur l'inflation, la balance commerciale et la finance publique ?    Meknès : Interpellation de 12 individus pour trafic de psychotropes    Maxim Behar: La reconnaissance US de la marocanité du Sahara, un tournant pour la région    L'Inter dompte la Juventus    Les eaux de l'Oued Bouskoura décolorées par des rejets industriels    Essaouira : « Plateforme Jeunes » pour une économie solidaire    L'ONEE et la FRDISI s'allient pour la réalisation d' un Centre de technologie digitale intelligente    Mohamed Badine El Yattioui, un fervent défenseur de notre cause nationale au pays des Aztèques    Recours au financement externe " maîtrisé et soutenable "    El-Jadida comme champ de signes et de représentations    Dakhla consacrée "Région de rêve 2021"    David SERERO. « Je souhaite monter la première troupe d'Opéra Royale du Maroc »    Vrai ou Fake sur la Covid-19 au Maroc, lundi 18 janvier    Croissance économique en 2021: les scénarii du HCP    L'Opinion : Crédibilité vs abstentionnisme    SM le Roi a jeté les bases d'un partenariat plus étroit avec les Etats-Unis    Sahara : Le Togo exprime son "soutien total" à la souveraineté du Maroc    BAM : le dirham s'apprécie de 1,89% face au dollar en décembre 2020    Le ministre de l'intérieur s'entretient avec son homologue israélien    Les Lions de l'Atlas partent à la défense de leur titre    Vaccins: le monde fait face à un échec moral «catastrophique»    Boutaïb de retour avec le Havre    Coupe du Monde des clubs: Annulation du match d'ouverture    Championnat d'Allemagne: Le Bayern Munich champion d'hiver    Grande manifestation sportive au profit des étudiants    La Marine Royale avorte une opération de trafic de chira    Viendra, viendra pas ?    Deux ans et demi de prison pour le patron de Samsung, rejugé pour corruption    Mondial de Handball : Maroc-Islande pour préparer la Coupe du Président    Une journée très particulière à Washington    L'Islam de France se dote d'une «charte de principes»    Digitalisation, Bank Of Africa passe à la vitesse supérieure    Envol et déploiement    Des nouveaux «trésors» archéologiques dévoilés au public    Quand le PJD comparait les Juifs aux singes et aux porcs    Ramallah. Les chefs du renseignement égyptien et jordanien rencontrent Abbas    Inédit sur 2M : Découvrez qui sera «Ahssan Pâtissier» dès le 26 janvier    Accords d'Abraham. Que fera Joe Biden de l'héritage de Donald Trump?    La nouvelle ère en Europe    Jeunesses partisanes : Jamais sans ma liste nationale !    Edito : Loupé    Pas de solution en dehors de l'initiative d'autonomie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Gare aux faux taxis ! | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 19 - 11 - 2012

Le phénomène des faux taxis a pris de l'ampleur dans la métropole à tel point que les autorités locales ont mis la main dernièrement sur un nombre de prétendus transporteurs, à l'exemple de ce propriétaire d'un agrément qui exploite non seulement un véhicule comme le stipule la loi mais plusieurs de marques différentes sous le même numéro de licence.
Plus de 18 000 taxis (grands et petits) sillonnent les routes de la capitale économique dont plus de 90 % font l'objet de location.
Estomaquant ! Après les grands taxis du Grand Casablanca, c'est au tour des petits taxis roulant sur la voie publique de se porter en toute contravention avec les dispositions juridiques. Transportant les citoyens, ces faux professionnels conduisent en effet des véhicules portant un dispositif extérieur affichant la mention « taxi » et le numéro de licence, à tel point que la distinction entre le vrai et le faux taxi est impossible. Ces prétendus chauffeurs, sans agrément ou autorisation de circulation, exploitent en toute illégalité le numéro de licence d'un autre taxi autorisé. En fait ce genre de pratiques qui échappent à toute réglementation n'est pas nouveau. Mais le phénomène a pris de l'ampleur dans la métropole à tel point que les autorités locales ont mis la main dernièrement sur un nombre de prétendus transporteurs, à l'exemple de ce propriétaire d'un agrément qui exploite non seulement un véhicule comme le stipule la loi mais plusieurs de marques différentes sous le même numéro de licence. Comme le témoigne ce chauffeur de petit taxi qui nous a informé qu'un propriétaire d'un agrément a été arrêté dernièrement par la police pour motif d'exploiter illégalement quatre autres véhicules affectés clandestinement au service du transport public. À vrai dire, la police, qui assume elle aussi une part de responsabilité mais pas toute, n'a fait que tirer au clair la partie invisible de l'iceberg. Mohamed Mouttaqui, Secrétaire général du syndicat national des chauffeurs de taxi assure que le phénomène des faux taxis va crescendo en l'absence de toute action répressive. À son avis, la responsabilité incombe aussi bien à la police et qu'à la justice. « Ces transporteurs clandestins sont généralement des chauffeurs dont le contrat de location les liant avec les propriétaires de l'agrément n'ont pas été renouvelés ou tout simplement ont été résiliés pour des considérations purement lucratives », explique-t-il. Ajoutant que les techniques utilisées pour ces pratiques frauduleuses consistent à photocopier voire scanner l'autorisation délivrée à d'autres bénéficiaires pour s'en servir ni vu ni connu. Certains utilisent même ces faux taxis pour des infractions de viol ou d'agression. Le syndicaliste qualifie d'ailleurs cette situation anormale d'« anarchique » en raison de « l'absence de responsabilité et le manque de conscience professionnelle chez les autorités qui veillent soigneusement à maintenir le statu quo». Parler ainsi de sécurité du citoyen s'avère être un faux débat. Preuve en est le nombre des procès verbaux constatés par la police de la circulation qui est assez mitigé. «J'exerce ce métier depuis une dizaine d'années et ça fait plus deux ans que je n'ai subit aucun contrôle de papiers ou d'identité de la part de la police », avoue ce professionnel. Plus encore, le nombre des victimes volées ou agressées par les chauffeurs de taxis ne cesse d'augmenter. Voici donc un exemple de service public qui n'a rien de public. Face à l'échec des politiques publiques en matière de transport urbain, les particuliers ont recours de plus en plus à leur propres voitures. C'est ce qui explique l'accentuation des embouteillages dans la métropole. Contacté par le Soir échos pour s'enquérir des dernières mesures prises en matière de plan de déplacement urbain et de la loi sur le transport urbain, Aziz Rabbah, ministre de l'Equipement et du transport est resté injoignable. Mouttaqui dénonce d'ailleurs le vide juridique dans lequel baigne la profession. « Y en a marre des promesses et des surenchères politiques », s'emporte-t-il. « Où en est la carte professionnelle que nous a promis le ministre ? », de demande-t-il. Pis, l'octroi des permis de confiance aux chauffeurs de taxis s'effectue à tour de bras sans aucune contrainte disciplinaire ou réglementaire. Les autorités compétentes sont invitées à examiner de près chaque dossier avant d'accorder le permis de confiance, puisque bon nombre de récidivistes en profitent, conclut-il.
Ce que dit la loi
«Les taxis sont répartis en deux catégories, selon le Dahir n°1.63.260 du 24 joumada II 1383 (12 novembre 1963). La première catégorie comprend les véhicules dont le nombre maximum est fixé pour chaque centre par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée du transport, après consultation des gouverneurs intéressés. La deuxième catégorie comprend les véhicules faisant l'objet d'une location indivisible et autorisés par les autorités locales à circuler exclusivement à l'intérieur du périmètre urbain ou délimité, aucune autorisation de sortie desdits périmètres ne pouvant leur être accordée, même occasionnellement».
* Tweet
* *


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.