À l'issue du Ccnseil d'administration de l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) tenu le 25 juillet, le chef du gouvernement a entériné l'octroi des licences pour l'établissement et l'exploitation de réseaux de télécommunications fondés sur les technologies mobiles de cinquième génération (5G). Ce feu vert intervient après l'examen d'un rapport d'instruction élaboré par l'ANRT à l'issue de l'appel à concurrence qu'elle avait lancé. Trois entreprises ont été retenues au terme de l'évaluation conduite par l'agence : Itissalat Al-Maghrib, Médi Telecom et Wana Corporate. Leurs engagements portent sur le déploiement effectif des infrastructures 5G à l'échelle nationale. Près de 80 milliards de dirhams mobilisés à l'horizon 2035 L'ANRT précise que ces engagements incluent, entre autres, des dépenses d'investissement, des obligations de couverture et des exigences en matière de qualité de service. Le document évoque «près de 80 milliards de dirhams d'investissement et de charges d'exploitation prévues à horizon 2035 pour la 5G». Sur le plan de l'évaluation, les notes attribuées aux trois soumissionnaires sont les suivantes : Itissalat Al-Maghrib (87), Médi Telecom (85) et Wana Corporate (87). Quant aux contreparties financières, elles varient en fonction du spectre attribué : 900 millions de dirhams toutes taxes comprises pour Itissalat Al-Maghrib (120 MHz), 600 millions de dirhams pour Médi Telecom et Wana Corporate (70 MHz chacune). Les obligations de couverture démographique imposées aux trois opérateurs devraient permettre d'atteindre 45 % de la population à l'horizon 2026, puis 85 % à l'échéance de 2030.