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El Ouafa crie au « procès d'intention » | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 23 - 11 - 2012

C'est au sein de la commission de l'enseignement, de la culture et de la communication que le RNI a critiqué, hier, les décisions « unilatérales » du ministre de l'Education nationale, Mohamed El Ouafa, l'appelant à être « plus responsable ».
De multiples critiques ont été formulées par les députés de l'opposition sur la gestion du département de l'Education nationale par Mohamed El Ouafa.
De l'électricité dans l'air. La présidente de la commission de l'enseignement, de la culture et de la communication, la députée du PPS Guejmoula Bent Abbi, a dû intervenir pour calmer les esprits qui se sont échauffés au cours de l'examen du budget de l'Education nationale, hier, à la Chambre des représentants. Et pour cause, le ministre en charge du secteur, Mohamed El Ouafa, n'a pas apprécié une partie de l'intervention de la RNIste, Jalila Morsli, l'ayant accusé d'adopter des mesures unilatérales visant à livrer une guerre sans merci contre le secteur privé.
Les accusations du RNI
Morsli est allée jusqu'à rappeler au ministre que s'il privilégie l'école publique, il ne l'applique pas concrètement dans et auprès de sa famille. « Votre petite nièce qui maitrise l'utilisation des gadgets technologiques est bien inscrite dans une école privée, monsieur le ministre ? » lance la députée provoquant les foudres de son adversaire qui n'a pu patienter jusqu'à la fin de la discussion pour répondre. Revendiquant « un point d'ordre », il exprime son regret que le RNI s'attaque à sa vie privée. « C'est un procès d'intention qu'on me fait ! », s'exclame-t-il, affichant sa déception. Pour lui, la députée a failli au respect de sa personne en s'attaquant à sa vie privée. Une réaction qui ne la laisse pas insensible : « Entant que responsable du secteur public qui milite pour l'école marocaine publique, le ministre a pris des décisions contre le secteur privé mais basée sur une approche unilatérale. Il n'a pas choisi le consensus », insiste-t-elle dans une déclaration au « Soir échos ». Mosli se dit convaincue que certaines de ces décisions « ne prennent pas en compte la stabilité de l'élève. Ce que le ministre réussi, aujourd'hui, c'est simplement un coup politique ! Il n'a pas conscience qu'il est, en fait, en train de détruire des bases essentielles, dont la première est la confiance. Le management du ministre est fait d'éclats et non d'une stratégie claire pour la gestion du secteur », ajoute la RNIste. Et de préciser que El Ouafa accuse très souvent le secteur privé de « gonfler les notes et d'encourager la triche ». « Le ministre estime que l'élève ne peut atteindre une note de 20/20, mais il oublie qu'il punit l'excellence par de faux prétextes ». Mosli légitime ainsi sa remarque faite au ministre réitérant même la nécessité pour ce dernier de donner l'exemple. « Il faut que tous les enfants de sa famille suivent leur scolarité dans le public», précise-t-elle, estimant qu'il est temps pour El Ouafa d'éviter «le double langage ».
Drogue, harcèlement et autres
« Nous comptons sur votre ouverture d'esprit », met en garde le PAM avant d'entamer son intervention. Les partis de l'opposition n'ont pas un constat positif de la situation de l'enseignement primaire et secondaire à présenter au ministre. Pour le PAM, c'est d'une grosse déception qu'il est question. « Nous attendions une réelle secousse dans le secteur à votre arrivée», confie le député du PAM, Samir Belfakir, ajoutant que le plan d'action du ministre a omis l'aspect pédagogique. « Vous ne vous êtes pas concentré sur la pédagogie malgré l'importance qu'elle revêt pour le secteur (...) Vous appliquez du management , mais il n'y a pas de vision ni de réelle politique », constate Belfakir exprimant sa conviction que El Ouafa a « commis une erreur en livrant une guerre au personnel de l'éducation nationale ». L'USFPéiste, Rachida Benmassoud, a, pour sa part, soulevé le problème de la drogue et du harcèlement sexuel au sein des écoles appelant le ministre à combattre les fléaux pour éviter le pire aux élèves. « Il faut affecter des psychologues et des sociologues dans les écoles publiques et de coordonner vos efforts avec ceux de l'enseignement supérieur dans ce cas précis », recommande-t-elle exprimant sa crainte que les écoles ne deviennent les lieux d'apprentissage « du crime ».
Evaluation en attente
Après avoir présenté, mercredi 14 novembre, son plan d'action devant la commission de l'enseignement, de la culture et de la communication de la Chambre des représentants, le ministre de l'Education nationale, Mohamed El Oufa, a été appelé, hier, à faire le point sur les politiques de son prédécesseur. Pour le RNI, c'est l'évaluation du programme d'urgence qui s'impose. Selon le groupe RNIste, le ministre a eu des réactions tantôt négatives, tantôt positives quant à ce programme. « Nous voulons connaître les raisons de son échec, s'il a échoué, ou de sa réussite, s'il a réussi », lance Jalila Morsli. L'USFP, de son côté, revendique une évaluation de l'enseignement de la langue amazighe. Le groupe a même déposé une demande pour tenir une séance consacrée à cette question.
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