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31 janvier : grève dans les collectivités locales
Publié dans Le Soir Echos le 31 - 01 - 2013

Les fonctionnaires des collectivités territoriales optent pour l'escalade afin de défendre leurs droits « légitimes ». Face à l'insatisfaction des réponses à leurs doléances, ils décident d'observer un nouveau mouvement de protestation tout au long du mois de février, en réponse à l'appel lancé par la Fédération nationale des ouvriers et des fonctionnaires des collectivités locales, affiliée à l'UMT (Union marocaine du travail) et l'Organisation démocratique des collectivités locales, dépendant de l'ODT (Organisation démocratique du travail). L'activité dans les communes et les préfectures risque d'être paralysée le mois prochain. Pour donner le ton, les protestataires observeront une grève nationale le 31 janvier. Des sit-in seront organisés le même jour notamment devant le ministère de l'Intérieur. Dans un communiqué commun, l'UMT et l'ODT annoncent un arrêt de travail de deux heures chaque vendredi durant le mois de février. Ce nouveau mouvement de protestation a été décidé à l'issue d'une réunion tenue le 17 janvier dernier entre les bureaux nationaux des deux organisations syndicales pour examiner la situation des fonctionnaires des collectivités locales jugée « discriminatoire ». Les militants syndicalistes ont dénoncé, dans leur communiqué commun, « la politique d'indifférence » adoptée par la tutelle. « Le ministère de l'Intérieur fait la sourde oreille face à nos revendications légitimes », s'indigne Mohammed Ennahili, secrétaire général national de l'ODT-collectivités locales, qui appelle le département de Mohand Laenser à rouvrir le dialogue. Aujourd'hui, le dialogue est au point mort. Place alors à la protestation.
57 présidents ont mis en oeuvre des ponctions sur salaire
Grève, sit-in…les fonctionnaires des collectivités locales sont déterminés à user de tous les moyens jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause. L'UMT et l'ODT défient même la décision de prélèvement sur salaire pour les jours de grève. « Les ponctions sur les salaires pour fait de grève ne nous font pas peur. Notre décision de faire la grève est un défi que nous relevons. La décision du ministère de l'Intérieur est illégale et illégitime. Alors que la grève est un droit constitutionnel légitime pour les employés afin de défendre leurs intérêts », renchérit Mohammed Ennahili. Et de poursuivre : « Il faut mettre les points sur les i. Le ministère de l'Intérieur n'a pas le droit de s'immiscer dans la gestion des collectivités locales car elles jouissent d'une autonomie financière. Seul le président a le droit de décider d'opérer ou non des ponctions sur les salaires pour les jours de grève. Sur les 1 507 collectivités territoriales, 57 ont mis en oeuvre cette décision sous la pression du ministère de l'Intérieur ». Selon Mohammed Ennahili, l'ODT a décidé de saisir la justice administrative. « Nous allons déposer une plainte contre le ministre de l'Intérieur auprès du tribunal administratif à Rabat », affirme-t-il. Celui-ci est accusé « d'user de son pouvoir » pour faire exécuter sa décision de prélèvement sur salaire pour les jours de grève. « L'ODT a également décidé de déposer plainte contre les présidents des collectivités locales qui ont procédé aux ponctions sur salaire car c'est une décision illégale », poursuit-il.
Que revendiquent les fonctionnaires des collectivités territoriales ?
« Nous réclamons d'abord l'équité salariale entre les fonctionnaires des collectivités locales et les autres fonctionnaires des différents départements ministériels», réclame Mohammed Ennahili, secrétaire général national de l'ODT-collectivités locales. Il ajoute : « Il est insensé que le SMIG ne soit pas respecté dans la fonction publique. Le ministère de l'Intérieur doit honorer ses engagements pris lors du dialogue social. En 2010, il a été décidé d'annuler les échelles de 1 à 4. Cependant, rien à n'a été fait jusqu'à ce jour ». Les protestataires exigent également la régularisation de la situation des diplômés titulaires d'un doctorat et master. « Ces diplômés perçoivent à peine 2 000 DH alors qu'ils ont droit à un salaire de 11 000 DH. L'écart est immense », s'indigne-t-il. Equité salariale, promotion professionnelle…voici une série de revendications liées à leur situation financière et professionnelle qu'ils tentent de faire devenir réalité. Pour atteindre leur objectif, l'UMT et l'ODT appellent à la mobilisation et à la participation massive.


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