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Une demi-dose du vaccin d'AstraZeneca plus efficace qu ' une dose complète
Publié dans Libération le 29 - 11 - 2020

Dans un souci de diversification des sources d'approvisionnement, le Maroc avait passé une commande au laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, qui collabore avec l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne. Mais l'efficacité du vaccin candidat d'AstraZeneca, estimée à 70%, a récemment été remise en question. Et ce n'est peut-être pas plus mal. Car en plus de se démarquer par ses résultats jugés encourageants, il semblerait qu'une demi-dose serait plus efficace qu'une dose complète pour laquelle il est conçu à l'origine afin de garantir une protection optimale. Les chercheurs ont été surpris de découvrir qu'avec une demi-dose, l'efficacité constatée serait de 90%, contre seulement 62% de protection après l'injection de la seconde moitié, un mois après. Décidément, ce nouveau coronavirus ne cessera jamais de nous surprendre et d'intriguer les scientifiques qui n'ont évidemment pas tardé à afficher publiquement leur incompréhension.
Pour couper court à la polémique, les chercheurs d'AstraZeneca ont assuré qu'une «enquête détaillée sera menée pour comprendre exactement pourquoi nous obtenons une meilleure efficacité avec une demi-dose». Puis, ce fut au tour de Pascal Soriot, président-directeur général du groupe pharmaceutique suédobritannique de déclarer : « Maintenant que nous avons trouvé ce qui semble être une meilleure efficacité, nous devons la valider, donc nous devons faire une étude supplémentaire car nous savons que l'efficacité est élevée, donc nous avons besoin d'un plus petit nombre de patients».
Les résultats de cette nouvelle étude internationale qui devraient donc être rapide, nous révéleront si c'était une erreur humaine ou un phénomène biologique. Mais si l'efficacité d'une demi-dose se confirme, les pays qui ne sont pas trop avancés dans les phases de test pourront modifier le protocole pour qu'une seule demi-dose soit injectée. Finalement, ce serait une bonne nouvelle. Un atout de plus dans la manche du vaccin d'AstraZeneca face à la concurrence. D'autant qu'il a déjà une longueur d'avance. Moins cher, il est aussi plus facile à stocker que les antidotes produits par Moderna ou Pfizer. De plus, AstraZeneca a prévu 3 milliards de doses, disponibles en 2021 contre 1,3 milliard de doses, fin 2021, pour Pfizer et son partenaire BioNTech.
Dans un pays comme le Maroc, où le coronavirus fait des dizaines de morts par jour, il est impératif d'arrêter l'hémorragie et d'enrayer l'épidémie. La campagne de vaccination demeure le chemin le plus efficace. Un chemin qui recèle tout de même des questions sans réponses et des zones d'ombre mal éclairées. Alors que l'Organisation mondiale de la santé ne jure que par le vaccin de l'Américain Pfizer et de l'Allemand BioNTech, dont le taux d'efficacité atteint les 95%, le Maroc n'a d'yeux que pour Sinopharm et AstraZeneca à un degré moindre. S'agissant de l'entreprise d'Etat chinoise, elle aurait développé un remède contre le Sars-Cov2 « sûr et efficace » si l'on en croit le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani. A tel point que sur les 10 millions de doses commandées au China National Biotec Group (CNBG), 1 million serait d'ores et déjà entre les mains du gouvernement qui espère lancer sa campagne de vaccination mi-décembre.
Cela dit, d'après un article du « New York Times », daté du 25 novembre, le CNBG a déposé il y a moins d'une semaine, une demande de commercialisation de ses vaccins auprès de la Food and Drug Administration chinoise, avant même d'avoir conclu les essais cliniques qui normalement devraient durer un an. Un empressement qui n'a pas manqué de générer moult critiques chez la communauté scientifique. Surtout que les publications de CNBG dans le cadre de l'efficacité de ses vaccins dans les essais de phase 3 n'ont pas encore été diffusées. D'où certainement l'absence de crédibilité aux yeux de l'OMS. Une position à laquelle Sinopharm oppose une assurance à toute épreuve : « Près d'un million de personnes ont reçu le nouveau vaccin dans le cadre d'un programme d'utilisation d'urgence. Jusqu'à présent, nos progrès, que ce soit en matière de recherche et développement, d'essais cliniques, de production ou d'utilisation d'urgence, dominent le monde dans tous les aspects. Seuls quelques-uns présentaient des symptômes bénins », a rappelé le président du groupe Sinopharm, Liu Jingzhen.
Chady Chaabi


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