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Covid-19, faut-il reconfiner Casablanca ?
Publié dans L'observateur du Maroc le 13 - 10 - 2020

A Casablanca, les chiffres de contamination grimpent et visiblement l'expansion du virus n'est pas maitrisée. Mais qu'en pensent les épidémiologistes ? la situation est-elle inquiétante ?
Mounia Kabiri Kettani
A Casablanca, face aux chiffres de contaminations, une question est sur toutes les lèvres : pourra-t-on reconfiner la métropole ? De l'avis de l'épidémiologiste Jaâfar Haykal, la décision sera difficile à prendre vu les conséquences sanitaires, sociales et économiques. « C'est une mesure d'urgence qui doit être décrétée de manière transitoire, et s'appliquer lorsque la situation épidémiologique est extrêmement grave et il y a absence de mesures alternatives (gestes barrières, vaccins...) », explique t-il. Avant de prévenir «On ne veut pas en arriver là ».
Situation inquiétante?
Actuellement, Casablanca est en semi-confinement depuis le 7 septembre dernier. Et les Casablancais ne savent plus sur quel pied danser avec la fermeture de toutes les entrées/sorties et l'exigence d'autorisations spéciales pour les déplacements de et vers la métropole. Le couvre-feu est prévu de 22h à 05h du matin avec la fermeture des marchés de proximité chaque jour à 15h, des cafés et commerces à 20h et des restaurants à 21h. Malgré l'armada de mesures, le nombre de cas positifs enregistrés dans la ville, voire même dans toute la région ne cesse de croître. Mais, la situation est-elle inquiétante ? Selon le virologue et directeur du laboratoire de virologie à l'université Hassan II de Casablanca, Mustapha Naji, la situation dans la capitale économique n'est pas inquiétante. «Jusque là, elle est contrôlable mais cela pourrait virer vers le pire si on ne respecte pas les précautions nécessaires ». Et pour étayer ses propos, le professeur ajoute que «sur tous les cas positifs, 5% sont jugés critiques. Et sur cette proportion, 70% risquent de décéder. 80% des cas sont asymptomatiques. Le risque c'est qu'ils peuvent transmettre quand même le virus à des personnes vulnérables. A Casablanca, on avait un seul service de réanimation. Aujourd'hui, nous en avons six. Donc le nombre de lits est suffisant et la situation est gérable. Mais si les personnes vulnérables sont contaminées, le système de santé, déjà fragile, n'aura pas la capacité suffisante pour répondre au besoin grandissant ».
Quels risques ?
Même son de cloche de Jaâfar Haykal. D'après lui, l'inquiétude dépend de plusieurs paramètres épidémiologiques. «Si on considère les paramètres liés à la létalité et la gravité, la situation n'est pas inquiétante. Et si on se réfère aux critères du nombre de cas enregistrés, à la rapidité de circulation du virus et au risque d'atteindre les populations âgées vulnérables avec maladies chroniques, la situation est pénible parce que le système de santé est sous pression », précise l'épidémiologiste pour qui le défi est surtout d'empêcher que le virus n'atteigne la population vulnérable. Jaâfar Haykal relève aussi la problématique du retard au niveau du diagnostic. «Beaucoup de gens pour le moindre symptôme, vont aller se procurer de la vitamine C, du zinc... soit en automédication ou sur recommandation. Or, ce n'est pas le protocole de la covid. Résultat : retard de la prise en charge et donc des complications qui peuvent être graves », note t-il.
Si le nombre de cas est élevé à Casablanca, c'est pour trois raisons principales, comme l'explique Haykal. « Le nombre important de dépistage effectué dans la région, le retard du diagnostic qui provoque la propagation du virus et le relâchement au niveau des mesures barrières », détaille t-il.
La prudence est de mise
Mustapha Naji, prévoit une augmentation encore plus forte du nombre de cas et une circulation plus rapide du virus dans les jours à venir à cause de l'arrivée de la saison d'automne. « La situation pourrait donc devenir inquiétante, si le nombre de cas graves grimpe et les personnes vulnérables sont touchées », insiste le virologue. De son côté, Jaâfar Haykal, rappelle que la majorité des Marocains décèdent de maladies chroniques. « Ces maladies risquent de ne pas être prises en charge de manière optimale par le système de santé qui va être débordé. Là, il faut s'inquiéter », prévient-il avant d'appeler les Marocains à être prudents, respecter les précautions exigées et protéger les personnes âgées et atteints de maladies chroniques.


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