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Dzaïr. Quand on n'a que le gaz... et plusieurs têtes
Publié dans L'observateur du Maroc le 28 - 04 - 2022

Ainsi avec deux ou trois petites phrases jetées dans un tweet ou un post Facebook, quelqu'un de malin peut avoir du gaz à l'oeil, avant même le consommateur algérien. Trois fois rien. Il suffit qu'il dise que le Sahara n'est pas marocain. Très facile. Inversement, on l'a compris, celui qui dit le contraire sera privé de gaz. Retour aux allumettes.
Enfin, pas tout le monde parce qu'il y a l'Espagne. Même si le pays de Felipe VI dit qu'il est pour la solution marocaine, le président algérien rassure le peuple espagnol, il ne coupera pas le tuyau.
Parce que pour Tebboun, il y a d'un côté le peuple espagnol et de l'autre le gouvernement espagnol et il est convaincu que la position de ce dernier n'est pas celle du premier. L'Espagne est donc, doit-il penser, une sorte de république bananière (tiens, les bananes!) où le dictateur suprême peut décider tout seul, sans être obligé d'en référer aux institutions représentatives du peuple.
Il croit que le mode de gouvernance (ou de non gouvernance) algérien est en vigueur partout dans le monde. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez n'a pas été pourtant installé par l'armée. Il a été élu et en Espagne ce n'est pas une mince affaire.
Donc, l'essentiel c'est que le président algérien ne compte pas priver les espagnols de son gaz. Tôt ou tard, Sanchez partira et la logique algérienne retrouvera sa place. Les Algériens disaient la même chose de Donald Trump. Son successeur, Joe Biden, allait effacer la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Ils ont attendu, attendu mais elle n'est jamais venue, cette gomme.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Après la déclaration de Tebboun, le ministre de l'énergie en a fait une autre, tout à fait à l'opposé. Selon lui, l'Algérie coupera le gaz si jamais il prenait à l'Espagne l'envie de servir le Maroc via le gazoduc qui a été fermé par Alger. L'Algérie ne voudrait pas que le Maroc profite de cette infrastructure qui est devenue sa propriété. Pas facile d'être responsable espagnol. Qui suivre, à la fin? Le président ou le ministre? La preuve que le vrai pouvoir n'est pas à Al Mouradia, siège de la présidence, mais à l'Etat-Major de l'armée, toujours contrôlé par les artisans de la décennie noire, l'ancien ministre de la défense Khaled Nizar et l'ancien chef des renseignements Mohamed Médienen, alias Toufiq.
Ce cafouillage se retrouve aussi dans les Affaires étrangères. Ce n'est pas le ministre qui répond à son homologue espagnol, mais un subalterne, l'envoyé spécial aux affaires du Maghreb et du Sahara, comme ils l'appellent. En fait envoyé exclusivement aux affaires du Polisario, puisque le Maghreb il n'a absolument rien fait pour.
On peut s'inspirer de Feu Hassan II. On cherche le bon voisinage, le gaz, on en trouve partout.


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