Dakhla: Interdiction de récolte d'huîtres dans la zone Boutalha    USA : la procédure accélérée d'expulsion de migrants bloquée    Le temps qu'il fera ce samedi 30 août 2025    Les températures attendues ce samedi 30 août 2025    TGCC : le produit d'exploitation augmente à 5,5 MMDH à fin juin    France: 20% des vols annulés à l'aéroport d'Orly à cause d'un épisode orageux    Classement futsal FIFA : Le Maroc progresse de 16 places chez les dames    CHAN 2024 : «La confiance et la détermination, les clés pour décrocher le trophée» (Tarik Sektioui)    Maroc : Les partis dénoncent les articles du journal Le Monde et les fuites de Jabroot    SNEP : Augmentation du chiffre d'affaires de 40% au 1er semestre 2025    Province de Taroudant : Huit morts dans un accident de la route sur la RN11    Clasificación de futsal FIFA: Marruecos avanza 16 puestos en la categoría femenina    Marruecos: Los partidos denuncian los artículos del diario Le Monde y las filtraciones de Jabraoot DZ    FIFM 2025 : Le réalisateur oscarisé Bong Joon Ho préside le jury    En l'absence d'un chef désigné, la zaouïa Boutchichiya reporte son forum sur le soufisme    Bong Joon Ho to chair jury at 22nd Marrakech International Film Festival 2025    CHAN 2024: Le Sénégal prend la 3e place du classement    Leicester veut envoyer El Khannouss en Arabie Saoudite malgré les offres européennes    Alex Pinfield prend ses fonctions à la tête de l'ambassade britannique au Maroc    Des congressmen US réaffirment la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et souhaitent voir davantage d'investissements américains dans cette région    Rapport CE : Sur un million de produits, seuls 82 subissent un contrôle douanier dans l'UE    Terrorisme : Le Maroc commence à rapatrier ses ressortissants condamnés en Irak (Source autorisée)    Aliments ultra-transformés : des risques accrus pour la santé et la fertilité masculine    Interview avec Maryame El Moutamid : Sur les traces du nouvel astre à la frontière d'Uranus    Enquêtes Le Monde : la commission de la presse dénonce un manque de rigueur    La nouvelle rentrée universitaire menacée par les grèves    CHAN 2024 / Finale Maroc - Madagascar : A 90 minutes de la gloire !    BCP : Le PNB semestriel bondit de 8,4%    CHAN-2024 (finale) : Les Lions de l'Atlas lorgnent un troisième sacre historique    Vers des élections numériques au Maroc ?    Températures prévues pour le samedi 30 août 2025    Benjamin Ziff prend la direction de la mission diplomatique des Etats-Unis au Maroc    Italie : 27 décès liés au virus du Nil occidental depuis début 2025    Tindouf, l'angle mort algérien : Quand l'Etat se dérobe à ses responsabilités    Casablanca créative : Peut-elle devenir la capitale culturelle du sud de la Méditerranée ?    Reconstitution du Cheptel national : 32,8 millions de têtes recensées, 11 milliards de dirhams mobilisés (Tour d'horizon)    L'Olympique de Marseille relance la piste Aguerd    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    USA : les petits colis désormais assujettis aux droits de douane, dès vendredi    Secteur du tourisme : l'élan se poursuit à fin juillet 2025    Industries manufacturières : baisse de l'indice des prix à la production de 0,1% en juillet    Qualifications Mondial 2026 : La liste de Regragui pour les deux prochaines sorties, Entre continuité et pari sur la jeunesse !    L'Association pour la culture et l'industrie Maroc-Israël condamne vigoureusement "Le Monde" pour un article jugé offensant envers le roi Mohammed VI    « Wish You Were Here » : La vie en Pink    Affaire El Bachir : Des ONG appellent à l'interdiction immédiate du bivouac sous tentes    Donald Trump s'exprimera à l'ONU en septembre    Enseignement : le syndicat dénonce le projet de loi 24/59 et menace d'escalade    Maroc Telecom clôt avec faste la 21e édition de son festival des plages    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un oeil sur le budget algérien 2025? Fermez les yeux!
Publié dans L'observateur du Maroc le 14 - 10 - 2024

La situation économique de l'Algérie est devenue vraiment inquiétante. Et le projet de budget de 2025 le montre bien. L'Etat prévoit des recettes de 63,3 milliards de dollars, grâce dit-on à l'amélioration des recettes fiscales.
Or cette amélioration est due en grande partie à la dépréciation du Dinar face aux devises étrangères principalement le dollar et l'euro.
Les recettes étant connues, combien l'Etat va-t-il dépenser? Comme le déficit budgétaire représente un risque important pour l'économie, en principe, on doit y aller doucement sur la dépense.Pas du tout.
L'Etat algérien y va quand même, 125,34 milliards de dollars. C'est presque le double des recettes. Et le déficit, suit, c'est mécanique: 62 milliards de dollars, soit 21,8% du PIB. Quand ont sait que des pays sont sanctionnés pour des déficits de plus de 3% du PIB, eh bien on se tient la tête.
Ici, on préfère utiliser le dollar pour une meilleure compréhension par ce qu'en dinar algérien, les chiffres sont trop gros.
Ainsi donc, le déficit sera de 62 milliards de dollars, et il faudra le financer. Comment? C'est là toute la question. En fait, il n'y a pas trente six moyens, il faut emprunter. Et le trésor public est déjà lourdement endetté. La dette nationale brute par rapport au PIB atteindrait 63,9 % du PIB en 2025. Elle était de 55,1 % en 2023, 58,8 % en 2024.
Dans ces emprunts il y a ceux qu'on appelle prêts de la banque d'Algérie (la banque centrale), autrement dit, la création de monnaie fiduciaire, ce qu'on désigne par la Planche à billet qui met en circulation des moyens de paiement qui n'ont aucune contrepartie. L'inflation adore ça, c'est son plat principal.
Le grand déficit de l'Algérie est inévitable. L'Etat doit encore augmenter les salaires du secteur public ainsi que les subventions aux denrées alimentaires de base. Le budget est en majorité dirigé vers des dépenses de fonctionnement, laissant peu de choses aux dépenses d'investissement.
Par ailleurs, il faut encore une fois donner à l'armée ce qui revient à l'armée, 23 milliards de dollars pour une population estimée à 45 millions d'habitants. Par comparaison, l'Iran, pays en guerre par procuration (pour le moment) et qui fournit la Russie en matériel de guerre, avec une population de plus de 70 millions d'âmes, ne dépense que 11 milliards de dollars pour ses militaires. Un pays en paix, qui ne fabrique aucune arme, qui ne traite pas bien ses soldats dépense comme une puissance militaro-industrielle. Mais où va donc tout cet argent se demandent les Algériens.
Le budget de l'armée engloutit plus de 36% des recettes. Deux grosses liasses iront encore aux transferts sociaux et à l'augmentation des salaires. Le pays est dans une logique de recherche de paix sociale. La dynamique industrielle n'est même pas à l'ordre du jour.
Néanmoins, le déficit va enrager les prix et l'inflation va encore augmenter, annulant les augmentations de salaires. En plus, la monnaie qui se dégrade en conséquence va pousser les Algériens, qui ont une épargne, à acheter des devises, dans un mouvement de sauve-qui-peut général.
Le phénomène est déjà réel. Il faut 260 dinars algériens pour obtenir un euro sur le marché noir (le square) alors que le taux officiel, maintenu d'ailleurs artificiellement, tourne autour de 160 dinars.
La situation échappe à tout contrôle malgré les mesures administratives d'interdiction des importations de plusieurs produits et la très maigre dotation touristique des Algériens qui ne dépasse pas 100 euros par an et dont les citoyens réclamaient l'augmentation. Visiblement, ce n'est pas encore possible.
Il faut noter que le pays s'est lui-même mis en difficulté. Il a pris des décisions anti-économiques contre plusieurs pays, interdisant des échanges pour la simple raison que ces pays prennent position sur une question qui ne regarde l'Algérie ni de près ni de loin.
Le soutien au Polisario coûte, cher, très cher.
D'autant plus qu'il faut entretenir un « Etat » avec son gouvernement, ses ministres, son armée, leurs vacances aux Maldives ou à la Costa Del Sol, sur le territoire algérien. C'est que les Algériens appellent la république de Tindouf.
Cependant, les Algériens ont commencé à comprendre depuis qu'ils ont vu le chef du Polisario voyager dans luxe de leur avion présidentiel et loger dans les meilleurs hôtels à leurs frais. Ils comprennent également chaque fois qu'ils vont au marché.
On sait maintenant pourquoi la planche à billet tourne à plein régime....militaire


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.