La phase à élimination directe de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 a livré, dès son ouverture, deux scénarios à haute intensité. Au Grand Stade de Tanger comme au stade Mohammed V de Casablanca, le suspense a tenu les tribunes en haleine. Le Sénégal a dû puiser dans ses ressources pour renverser un Soudan valeureux, tandis que les Aigles du Mali ont dû attendre la séance fatidique des tirs au but pour écarter une Tunisie indomptable. Le Sénégal renverse l'obstacle soudanais À Tanger, les Lions de la Téranga ont été surpris d'entrée. Dès la 6e minute, Aamir Abdallah profite d'une hésitation défensive pour ouvrir le score et faire vaciller le tenant du titre. Porté par une solidarité remarquable, le Soudan, a longtemps fait douter les Sénégalais. La réaction ne s'est toutefois pas fait attendre. Pape Gueye s'est mué en patron du milieu, inscrivant un doublé décisif. D'abord à la demi-heure de jeu, sur une offrande de Sadio Mané, puis juste avant la pause d'une frappe puissante du gauche, permettant au Sénégal de reprendre le contrôle du match. En seconde période, le jeune Ibrahim Mbaye, 17 ans, a parachevé le succès sénégalais à la 77e minute, confirmant la profondeur d'effectif et la maturité collective des champions en titre. « Nous avons eu peur, mais c'est le propre des grandes équipes de savoir réagir. Le Soudan mérite tout notre respect », a déclaré Pape Gueye, Homme du Match. Le Mali élimine la Tunisie À Casablanca, le duel entre le Mali et la Tunisie a pris une tournure bien différente. Plus fermé, plus âpre, le match s'est longtemps enfermé dans une bataille tactique où chaque ballon était disputé avec intensité. Après un score nul à la pause, les deux équipes ont fini par se répondre, sans parvenir à se départager à l'issue du temps réglementaire puis de la prolongation (1-1). La qualification s'est donc jouée aux tirs au but, dans une atmosphère électrique au stade Mohammed V. Plus lucides dans cet exercice, les Aigles du Mali se sont imposés 3-2, profitant de deux échecs tunisiens. Le dernier penalty transformé par Lassine Sinayoko a libéré joueurs et supporters, offrant au Mali une place méritée parmi les huit meilleures nations du continent. Ces deux rencontres inaugurales des huitièmes de finale ont donné le ton : la CAN 2025 ne pardonne rien. Favoris ou outsiders, toutes les équipes doivent lutter jusqu'au bout pour espérer poursuivre l'aventure.