Décision, tollé sur les réseaux sociaux, puis réajustement officiel. A peine publié, le décret conjoint du ministre de la Santé et du ministre de l'Intérieur, prévoyant la suppression de toute formule religieuse sur les véhicules de transport des dépouilles, a alimenté la polémique en déclenchant une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Face à la controverse, un nouveau texte a été publié jeudi 26 février au Bulletin officiel. Il modifie l'article 5 du décret n° 1250.25 relatif aux véhicules de transport funéraire et introduit un changement notable : trois formules religieuses sont désormais autorisées, à titre exclusif. Selon le nouveau dispositif, les véhicules peuvent porter, uniquement sur les deux côtés et dans l'ordre suivant : « Il n'y a de dieu qu'Allah et Mohammed est le Messager d'Allah », « Toute âme goûtera à la mort » et « Transport des morts musulmans ». Le texte précise que ces mentions sont strictement encadrées. Aucune autre formule ni ornement n'est permis. Par ailleurs, le décret insiste sur l'aspect technique et sanitaire. Il rappelle que le compartiment du véhicule doit être « équipé et facilement nettoyable », en cohérence avec les exigences d'hygiène applicables à ce type de transport. Le nouveau texte autorise également l'inscription de certaines informations relatives au propriétaire du véhicule, à condition qu'elles figurent exclusivement sur la porte arrière. Pour rappel, la version initiale du décret stipulait que « le véhicule de transport des dépouilles ne doit comporter aucune formule ni ornement, à l'exception de deux bandes vertes sur les côtés et de la mention « Transport des morts » uniquement, avec indication du propriétaire du véhicule ».