Ce projet marque le début d'un diagnostic national destiné à mesurer les capacités institutionnelles, réglementaires et techniques du pays face à la croissance rapide de l'IA. L'objectif est d'anticiper les risques tout en tirant parti des opportunités économiques offertes par ces technologies émergentes. Pour Amanda Mukwashi, coordonnatrice résidente des Nations Unies en Angola, «l'intelligence artificielle constitue une opportunité pour accélérer le développement durable, en particulier pour les jeunes». Elle précise également que son déploiement doit respecter les droits humains et être accompagné de mécanismes de régulation et de gouvernance appropriés. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du Plan national de développement 2023-2027, qui place la transformation numérique au cœur de la diversification économique du pays. Selon Oxford Insights, l'Angola se situait en 2025 à la 147e place mondiale et à la 26e place africaine pour l'indice de préparation à l'IA, avec un score de 27,09 sur 100, derrière les Seychelles mais devant la République démocratique du Congo, alors que la moyenne continentale est de 29,12. La méthodologie RAM analysera plusieurs dimensions essentielles, telles que les infrastructures technologiques, le cadre juridique, les compétences numériques, la gouvernance des données, ainsi que les implications sociales et éthiques de l'usage de l'IA. L'objectif principal est de garantir que l'adoption de cette technologie respecte les droits fondamentaux, renforce la confiance des citoyens et stimule l'innovation locale.