Adopter le télétravail dans les administrations publiques pour réduire l'impact de la flambée des prix du pétrole. À l'origine de cette proposition, la députée Najwa Kokous, du PAM (Parti Authenticité et modernité) qui a adressé une question écrite à Leila Benali, ministre de la Transition Energétique et du Développement. La parlementaire y alerte sur l'impact direct de la hausse des prix des produits pétroliers sur les citoyens, notamment les salariés et fonctionnaires contraints d'effectuer de longs trajets quotidiens pour rejoindre leurs lieux de travail. Dans un contexte économique jugé contraignant, l'élue appelle à explorer des solutions « concrètes et innovantes » pour atténuer ces effets. Parmi elles, l'instauration du télétravail ou d'un modèle hybride, combinant présentiel et travail à distance, apparaît comme une piste privilégiée, en particulier pour les postes ne nécessitant pas une présence permanente, argumente Kokous. Selon la parlementaire, ce mode d'organisation pourrait contribuer à réduire sensiblement les déplacements quotidiens, et par ricochet, la consommation de carburant. Il permettrait également de désengorger les réseaux de transport et de diminuer la pression sur les infrastructures routières, tout en améliorant les conditions de travail et la productivité dans certains secteurs. Au-delà de la mesure conjoncturelle, le PAM plaide pour une réflexion de fond. La parlementaire appelle ainsi le gouvernement à détailler les dispositifs envisagés pour généraliser progressivement le télétravail dans les administrations publiques, voire dans certaines entreprises. Elle insiste également sur la nécessité d'un cadre juridique et réglementaire structuré, capable d'encadrer ce mode de travail tout en garantissant les droits des employés et la qualité du service public.