Saâd Benmbarek : « Valoriser les acquis et faire mieux dans le futur »    « La voie des réalisations » incarne une dynamique partisane inédite au Maroc    Aziz Akhannouch : « Construire le Maroc fort et équitable que nous méritons »    Aradei Capital : Un chiffre d'affaires en hausse de 6% à fin septembre    Bourse de Casablanca : Plus de 5 MMDH d'échanges en novembre    Desde Marruecos, Moncef El Marzouki critica la política argelina sobre el Sahara    Moroccan embassy launches mobile consulate in Shanghai to assist nationals    The Polisario Front seeks $100 million in humanitarian aid    Le Prince Moulay Rachid préside un dîner offert par SM le Roi à l'occasion de l'ouverture officielle de la 22e édition du FIFM    Marrakech Film Festival : Prince Moulay Rachid hosts opening dinner at Bab Ighli    Des mesures draconiennes prévues pour stopper la peste porcine en Espagne    Le temps qu'il fera ce dimanche 30 novembre 2025    Dakhla : Inauguration du siège de l'Académie Africaine des Sciences de la Santé    Fès-Meknès: Plus de 5.000 entreprises créées en 2025    Rencontre à Rabat à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien    Le FIFM rend hommage à Jodie Foster    La Russie pourrait bloquer complètement WhatsApp    Coupe arabe (Qatar-2025): L'équipe du Maroc cherche son deuxième titre    Foot/amical : Match nul (1-1) entre la sélection marocaine féminine et son homologue burkinabè    Programme des principaux matchs du samedi 29 novembre    Diaspo #417 : Driss Bourroum, la fierté de représenter le Maroc au badminton    Botola D2 / J10 : Le leader accueille la lanterne rouge    Basket. DEX (H) / J7 : Programme du week-end    Le Polisario réclame 100 millions $ d'aides humanitaires    La Chine enregistre en octobre un excédent commercial de plus de 640 milliards de yuans    Masse monétaire: un accroissement annuel de 7,4% en octobre 2025    Le dirham se déprécie de 0,1%    Cherté du tourisme interne : La tutelle s'accroche au mythe de l'abordabilité [INTEGRAL]    Chutes de neige et fortes pluies locales parfois orageuses dans plusieurs provinces du Royaume    Taza : Un incendie fait des ravages au marché de la médina    Le temps qu'il fera ce samedi 29 novembre 2025    France : Transavia renforce ses vols vers Marrakech et Agadir durant la saison hivernale    Akhannouch détaille une nouvelle dynamique industrielle et sociale pour Rabat-Salé-Kénitra    L'initiative d'ouvrir un consulat mauritanien à Laâyoune place Nouakchott devant un nouveau test diplomatique    FIFM : IA, création et avenir du 7e art, le jury de la 22e édition prend la parole    FIFM : Avec "Sirât", Oliver Laxe puise dans le désert marocain pour un cinéma des extrêmes    Marrakech Film Festival launches with diverse lineup and iconic tributes    Jury du FIFM : « Découvrir les écritures émergentes, c'est préparer l'avenir du cinéma mondial »    Jodie Foster, une étoile américaine sous le ciel de Marrakech    Diplomatie : Une feuille de route pour assurer le soutien de la Somalie à la marocanité du Sahara    Amérique du Sud : L'Algérie et le Polisario se répartissent les missions    SAR la Princesse Lalla Meryem préside à Rabat la cérémonie d'inauguration du « Bazar solidaire » de bienfaisance du Cercle diplomatique    Nayef Aguerd revient sur le terrain après sa guérison d'une blessure    Le rappeur Pause Flow reste en détention à Sefrou faute de paiement de la caution    France : l'Assemblée nationale unanime contre l'accord UE-Mercosur    Trump annonce une politique d'immigration stricte après la mort d'un soldat américain    Médias : Rabat désignée capitale arabe de l'information pour 2026    Fusillade à Washington: le FBI enquête sur un éventuel acte terroriste    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



UE-Brexit : Accord historique entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne
Publié dans L'opinion le 28 - 12 - 2020

1246 pages de textes, plusieurs notes explicatives et des accords annexes. L'accord encadrant l'après Brexit a été publié, en vue de son adoption incessamment.
La Grande-Bretagne a publié samedi le texte de l'accord commercial conclu avec l'Union européenne, cinq jours avant sa sortie officielle du bloc, qui marque le virage le plus important de la politique étrangère britannique depuis des décennies.
Le gouvernement britannique et la Commission européenne ont publié l'intégralité de leur accord historique encadrant leur relation post-Brexit, un texte de plus de 1 200 pages qu'ils doivent adopter en seulement quelques jours.
Annoncé jeudi pour une application le 31 décembre à minuit, cet accord de libre-échange est «le résultat de nombreux mois de travail intensif», a rappelé le négociateur européen Michel Barnier sur Twitter.
L'accord permet d'éviter un épilogue chaotique dans le feuilleton tortueux du divorce entre l'UE et le Royaume-Uni, qui a porté un rude coup au projet d'unité européenne né sur les ruines de la Deuxième Guerre mondiale.
L'accord va permettre de préserver l'accès sans quotas ni droits de douane du Royaume-Uni au marché unique européen, qui compte quelque 450 millions de consommateurs, mais n'empêchera pas des perturbations et des effets économiques indésirables pour le Royaume-Uni ou pour des Etats membres de l'UE.
« Un moment de renouveau national »
«C'est l'un des plus vastes accords jamais conclus, qui couvre non seulement les marchandises mais aussi les services, l'aviation, le transport routier, la sécurité sociale, la coopération sanitaire, le maintien de l'ordre», a estimé son homologue britannique David Frost.
«C'est un moment de renouveau national», a-t-il insisté, soulignant que cet accord permettait au Royaume-Uni de sortir du marché unique et de l'union douanière européens sans alignements sur l'UE, ni rôle accordé à la Cour de justice de l'UE.
Permettant notamment d'éviter l'introduction de droits de douanes et quotas dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'Union européenne et la fermeture des eaux britanniques pour les pêcheurs européens, le texte fait 1 246 pages, auxquelles s'ajoutent des notes explicatives et des accords annexes sur la coopération nucléaire ou les échanges d'informations classifiées.
Malgré cette complexité, les deux parties se préparent à une adoption à marche forcée. A Bruxelles, après une première réunion vendredi des ambassadeurs des 27 autour de Michel Barnier, une nouvelle réunion est prévue lundi pour lancer la signature du projet par les Etats membres. Ils devront également décider d'une application provisoire car le Parlement européen ne pourra le ratifier que début 2021.
Côté britannique, les députés sont appelés à rentrer de vacances pour débattre du texte dès mercredi. Son adoption fait peu de doutes : même l'opposition travailliste compte le soutenir, le préférant à un «no deal» dévastateur pour une économie déjà très affaiblie par la pandémie de nouveau coronavirus.
Un accord pour limiter les dégâts
Par ailleurs, le président du pôle international et Europe du Medef, Bernard Spitz, a estimé au micro d'Europe1 que l'accord conclu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur les relations commerciales post-Brexit «limite les dégâts». S'il semble soulagé que les droits de douane restent un souvenir, il prévient que le Brexit ne sera pas sans conséquence pour les entreprises.
Spitz souligne que «l'accord est équilibré : il fallait trouver une solution politiquement acceptable pour la frange extrême du parti conservateur», mais qui satisfasse également les milieux économiques, précise-t-il.
Reste que le Brexit va tout de même changer la donne pour les quelque 120.000 entreprises françaises qui font des affaires outreManche. «Ça va être compliqué», résume Bernard Spitz. En effet, si «on a réussi à éviter les droits de douane, il y a quand même des douanes»
Des contrôles et des contraintes administratives risquent donc de complexifier «les choses et rendre la circulation [des marchandises] moins fluide».
Si ces nouvelles démarches seront rapidement intégrées dans les habitudes des grandes entreprises, Bernard Spitz est en revanche inquiet «pour les 30.000 petites et moyennes entreprises qui n'ont jamais fait de commerce en dehors de l'Union européenne et qui devront se familiariser avec toutes ces nouvelles formalités, nécessaires dès le 1er janvier 2021.»
Encadré
«Un peu de casse» chez les pêcheurs
La ministre de la Mer Annick Girardin a estimé que l'accord sur le Brexit allait provoquer «un peu de casse» chez les pêcheurs français mais assuré que «l'Etat sera là» pour les accompagner, samedi sur France Inter.
L'accord post-Brexit prévoit une période de transition jusqu'à l'été 2026 pour renoncer à 25% des captures européennes, qui s'élèvent en valeur à environ 650 millions d'euros par an, et leur renégociation annuelle au terme de cette période.
Les pêcheurs de l'UE conserveront jusqu'à cette date un accès garanti aux zones situées dans les 6-12 milles marins au large des côtes britanniques (eaux territoriales) où ils se rendaient traditionnellement.
«Nous passons à côté d'une catastrophe qui aurait été soit un +no deal+, soit les revendications anglaises qui étaient 80% des quotas que l'on devait rendre», a souligné la ministre, rappelant que l'équivalent de «171 millions d'euros» sont pêchés par les Français «chez nos voisins britanniques» chaque année.
«Donc 25% de moins, à peu près 42 millions, bien entendu vont manquer. C'est pour cela qu'il y a ce plan d'accompagnement budgétaire et de sortie de flotte, d'accompagnement, de restructuration, de formation de ceux qui sortiront de cette filière. Oui il y aura un peu de casse mais oui l'Etat sera là», a-t-elle encore dit.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.