Rabat. Hammouchi reçoit l'ambassadeur du Sultanat d'Oman accrédité auprès du Royaume du Maroc    Elections législatives : le gouvernement modernise le bulletin de vote et encadre les dépenses numériques    Les ministres arabes des AE saluent le rôle du Comité Al Qods, présidé par le Roi Mohammed VI    L'ACAPS renforce son action en faveur de l'éducation financière des jeunes    Tourisme : Agadir mise sur le golf    GITEX AFRICA : inwi annonce la couleur pour l'édition 2026    Climat et santé. L'urgence d'une réponse convergente    UE : 1,5 milliard d'euros pour dynamiser l'industrie de défense    Présidence à Djibouti : la bataille électorale est lancée    Pro Taghazout Bay 2026 consacre Janire Gonzalez Etxabarri et Adur Amatriain    Ladies Caravan 2026 : le rallye solidaire féminin reprend la route vers les dunes de Chegaga    CAF : l'arbitrage, un chantier de crédibilité crucial    Tarragone : l'AS FAR s'impose face au Nastic (5-0) lors d'un match célébrant l'engagement féminin    Du manager au leader, quel chemin à parcourir ?    Belgique : les grandes entreprises se préparent à un ralentissement économique inédit    «Gabon Infini» : Un pari vert    Protection de l'enfance : l'ONDE élargit ses alliances    Les Jardins du Paradis de Sonia Terrab remporte deux prix à Milan    Saint-Louis s'apprête à vibrer au rythme du jazz en mai    CAN 2025 : Radio Mars sommée de suspendre un programme pour propos injurieux    Maroc : Une croissance économique de 4,1% au T4-2025 (HCP)    Winter Challenge 2026 de codingame : 1337 classée première école au monde    Le gouvernement espagnol dément les expulsions express vers le Maroc dénoncées par Tejiendo Redes    Marruecos: Un crecimiento económico del 4,1% en el cuarto trimestre de 2025 (HCP)    Moroccan tennis players Bennani and Baadi advance to Hassan II Grand Prix round of 16    Rabat-Salé-Kénitra launches pilot project to enhance emergency medical services    Représentation des femmes : Le Maroc 101e mondial, l'ADFM interpelle les partis    GP Hassan II de tennis : Karim Bennani et Taha Baadi passent aux huitièmes de finale    Akhannouch : « Les prix du gaz butane et de l'électricité resteront inchangés »    Edito. Où va-t-on ?    Xi Jinping appelle à une mobilisation générale pour renforcer le reboisement en Chine    Géopolitique sportive : la bataille entre Rabat et Le Caire s'intensifie    S&P Global Ratings : pourquoi la note du Maroc est maintenue    IA : le Maroc accueillera le festival [IN]VISIBLE en 2027    Match amical : L'équipe du Maroc U23 et son homologue ivoirienne se neutralisent    Maroc-Kenya : un accord de défense en préparation    Le Maroc face au test paraguayen avant le Mondial 2026    Casablanca : une académie digitale pour propulser les jeunes vers l'emploi dans les métiers du contenu    Netanyahu : le pouvoir iranien finira par "s'effondrer de l'intérieur"    Hammouchi reçoit l'Inspecteur général de la police du Libéria    Appel du président égyptien al-Sissi à Trump: "Aide-nous à stopper la guerre"    Moyen-Orient : Al Adl Wal Ihsane appelle à l'unité contre Israël et les Etats-Unis    Energie et géopolitique : Les zones d'ombre des importations marocaines de carburants russes    Exécution de deux prisonniers en Iran et renforcement des mesures sécuritaires    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    Mode africaine : 10 créateurs qui dominent la scène mondiale    FICAM 2026 : Une ouverture sur la jeunesse et l'évolution du cinéma d'animation    Festival [IN]VISIBLE 2027 : le Maroc au cœur de l'innovation immersive et mémorielle    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



66% enfants marocains sont incapables de lire ou comprendre un texte en arabe
Publié dans L'opinion le 10 - 07 - 2021

Plus de la moitié des enfants des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) vivent en situation de pauvreté d'apprentissage : ils ne sont pas en mesure de lire ni de comprendre un texte adapté à leur âge avant l'âge de 10 ans, indique un rapport de la banque mondiale
le rapport de la Banque mondiale, intitulé «Advancing Arabic Language Teaching and Learning: A Path to Reducing Learning Poverty in MENA», publié le 29 juin , identifie et explore une myriade de facteurs permettant aux pays de la région de renforcer l'efficacité de l'enseignement et de l'apprentissage de l'arabe. Nul n'ignore l'importance de la langue arabe. Une langue qui existe depuis plus de 15 siècles et qui a joué un rôle prépondérant pour la transmission de connaissances humaines, de savoirs et de civilisations anciennes. Aujourd'hui, cette langue usitée par plus de 220 millions fait face à des difficultés en termes d'apprentissage et d'enseignement.

Un constat alarmant

Avec la Covid-19, les difficultés d'apprentissage de la langue se sont aggravées du fait d'un déficit de suivi en présentiel. En Afrique du Nord, le pourcentage d'enfants qui ne sont pas capables de lire et de comprendre un texte simple à l'âge de 10 ans s'est encore creusé à 70% pour l'Egypte, suivi du Maroc (66%), et la Tunisie (65%). Le cas du Yémen, qui affiche le plus haut taux de pauvreté de l'apprentissage de la langue arabe dans la région, s'explique par le conflit que traverse le pays.
Selon le rapport , les pays de l'Afrique du Nord sont souvent pointés du doigt de ne pas assez se concentrer sur la langue arabe, qui se trouve surplantée par le français ou l'anglais en raison des relations historiques entretenues avec les pays européens qui les ont colonisés. «Cet état de fait empêche les enfants de s'investir pleinement dans leur éducation et entrave les progrès des pays de la région en matière de formation du capital humain», déplore la Banque mondiale. Une myriade de facteurs influence cet état de fait, mais «nombre de ces facteurs peuvent être traités par des changements dans les politiques et les programmes d'éducation liés à l'enseignement et à l'apprentissage de l'arabe», précisent les experts.

Une question environnementale ...

Si le taux de pauvreté d'apprentissage, correspondant au pourcentage d'enfants ne pouvant ni lire ni comprendre un texte simple à dix ans est de 66% au Maroc, le rapport de la banque mondiale déplore aussi un « faible niveau de possession d'ouvrages de littérature pour enfants dans les foyers ».
En effet, selon les experts de la banque mondiale, au Maroc comme en Arabie Saoudite, plus de 60 % des élèves de quatrième année avaient moins de 10 livres pour enfants à la maison.
Et encore, seulement 9 % des enfants fréquentaient un école dotée d'une bibliothèque fournie. L'étude révèle aussi que 64 % des étudiants n'ont presque jamais amenés à lire des livres de fiction avec des chapitres pendant les cours dans le royaume.

Et si les parents étaient responsables ? Le coup de pouce de l'environnement familial, politique et social est bien évidemment indéniable pour améliorer les compétences de lecture et la connaissance de la langue arabe. L'une des difficultés est que pour les milieux à revenu moyen (la classe moyenne) dans les pays du Maghreb en général, et au Maroc en particulier, les enfants sont encouragés à étudier dans les langues étrangères plutôt qu'en arabe classique, souligne l'institution financière.

Ce que l'institution de Bretton Woods recommande...

Le rapport de la banque mondiale fait plusieurs recommandations. La première consiste en la mise en place dans les pays d'une stratégie nationale pour l'apprentissage et la lecture avec des objectifs mesurables bien définis en amont et en lien avec les ambitions des politiques économiques ; l'identification de la terminologie commune entre l'arabe classique et les dialectes locaux et les utiliser en guise de pont permettant aux enfants de passer aisément du dialecte à l'arabe classique. a troisième consiste à utiliser l'arabe classique à la maison notamment par des moyens didactique légers et faciles d'accès et attractifs ; une mise en place des critères détaillés pour mesurer le développement mesuré de l'acquisition des compétences de la lecture et proposer des ressources d'apprentissage électroniques, numériques et manuels en mettant au point des examens de mesure plus faciles d'accès. Et enfin, l'identification des élèves ayant le plus de difficultés dans l'apprentissage de l'arabe et leur fournir un soutien scolaire ou post-scolaire.

Le but étant d'améliorer la capacité des enfants à apprendre à lire et acquérir de nouvelles connaissances grâce à l'acquisition de ces compétences.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.