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Chanson : Le Tamawayt, ces frissons venus de l'Atlas
Publié dans L'opinion le 28 - 01 - 2024

Des sommets des montagnes majestueuses de l'Atlas, émane sa voix fraiche et cristalline, brisant le silence des rochers, tout en faisant vibrer les chênes de Khénifra, les pins d'Azilal et les cèdres d'Ifrane. Il s'agit de Aicha, une jeune du Moyen Atlas à la voix captivante qui se passe des instruments musicaux ou des effets sonores pour résonner avec force et puissance. Plongée dans le Tamawayt , Aicha semblait être en parfaite fusion avec la mélodie poignante émanant de sa voix pure, et avec les paroles expressives qui jaillissent de sa langue amazighe éloquente. Après quelques minutes passées dans son sanctuaire musical, cette jeune Khénifrienne sourit et raconte, dans des déclarations à la MAP, son attachement profond à cet art depuis sa plus tendre enfance. Avec des yeux perçants, elle contemple les montagnes qui se dressent devant elle et les vallées s'étendant à perte de vue avant de lancer un long soupir en disant : « J'aime chanter et je trouve ma liberté dans le Tamawayt. J'ai appris cet art quand j'étais enfant, et avec le temps, il est devenu une partie intégrante de mes rituels quotidiens. » Des passionnés du Tamawayt et d'autres styles de musique amazighe comme Aicha, le Maroc en compte énormément, depuis la nuit des temps. Certains se sont engagés dans cet art juste pour le plaisir et le bien-être, et d'autres ont affuté leur talent inné, devenant des porte-flambeaux de la chanson amazighe moderne. Ils ont été suivis par d'autres, guidés par le besoin de suivre l'évolution de leur époque.

Messages cryptés
Du Tamawayt à la musique contemporaine en passant par l'Ahidous et d'autres genres poétiques chantés, la chanson amazighe est apparue dans le Moyen Atlas il y a des siècles et s'est adaptée aux différentes époques, pour constituer un élément enrichissant de la culture et de l'identité marocaines.
Dans un entretien à la MAP, le professeur et chercheur en art et patrimoine amazighs, Abdelmalek Hamzaoui, a fait savoir que « la musique amazighe est née avec l'homme amazigh qui chantait tout en labourant ou moissonnant, et la femme berbère qui fredonnait en tissant, filant la laine ou moulant le blé, par exemple ». Selon le professeur Hamzaoui, l'art du Tamawayt est inspiré de l'environnement et du vivant de l'homme amazigh dans le Moyen Atlas. « Il était utilisé en temps de guerre pour transmettre des messages cryptés entre les villages des montagnes, et en temps de paix pour une communication codée entre un homme et une femme, unis par l'amour et tourmentés par le chagrin. » Cet art utilise le rythme, le message et la puissance vocale, a-t-il expliqué. La défunte Yamna Naâziz Tafrsit, née dans la région de Khénifra en 1930, a été la première à enregistrer cet art, possédant cinq enregistrements mémorables dans les archives de la radio nationale. Si le Tamawayt et l'Ahidous sont les « parents légitimes » de la chanson amazighe dans le Moyen Atlas, comme le soutient le professeur Hamzaoui, feu Hammou El Yazid, né en 1927 à Aïn Leuh, a été le premier à composer la chanson amazighe de l'Atlas et à en poser les bases. Il était un homme aux multiples talents, un chanteur brillant et un compositeur doué qui chantait les paroles des poètes qu'il côtoyait sur les marchés de par son métier de cordonnier. Parmi les noms qui ont accompagné Hammou El Yazid et contribué à jeter les jalons de la chanson amazighe dans le Moyen Atlas, figurent également Oussidi Benacer, Moha Ouali Oumouzoun, Ichou Hassan et bien d'autres.

Mohamed Lachhab (MAP), extraits.


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