Ksar El Kébir : Le versement des aides financières aux sinistrés se poursuit    Ramadan 1447 / 2026 commence jeudi 19 février au Maroc    Ksar El Kébir: Continúa el pago de ayudas financieras a los damnificados    Brahim Takioullah, le Marocain reconnu deuxième plus grand homme au monde    Stay Cashless : Un levier pour accélérer la digitalisation des paiements    Formation–Emploi. La CGEM et le ministère veulent changer d'échelle    Le Maroc, « moteur de la transition énergétique » du transport maritime mondial    Le Chef du gouvernement préside le conseil d'administration de l'Agence nationale de soutien social    Décès de Leila Shahid à 76 ans... Une voix palestinienne majeure sur la scène diplomatique internationale    Service militaire 2026 : l'opération de recensement du 2 mars au 30 avril    Glovo et la NARSA signent une convention pour renforcer la sécurité des livreurs    Wafa Ima Assistance lance une offre de téléassistance dédiée aux seniors    Robbie Williams, Scorpions, Cory Wong, Mika... une constellation de stars attendue à Jazzablanca    Ramadan : Le Roi adresse des cartes de vœux aux Chefs d'État des pays islamiques    Centrale Danone mobilisée pour un Ramadan solidaire : 140.000 ftours et 7.000 paniers alimentaires distribués    Inondations : le CNDH salue une gestion conforme aux standards internationaux    Après 38 ans d'attente, les professeurs agrégés réclament la promulgation de leur statut    Bourse de Casablanca : clôture dans le rouge    « Maroc, Terre de Cultures » : le Collectif 4.0 fait vibrer la Villa des Arts de Casablanca    Ramadan en France: annonces contradictoires et colère des musulmans    A Londres, West End se pare de lumières pendant ramadan 1447/2026    Cinq jeunes marocains périssent dans un incendie en Catalogne    Achraf Hakimi égale un record historique marocain    Hamdallah en mode extraterrestre : sextuplé historique avec Al-Shabab    CAN 2025 : Le Maroc «a été volé» en finale, selon un responsable de la CAF    LdC : enquête de l'UEFA après les insultes racistes dont s'est plaint Vinicius Jr    Et si Jürgen Klopp prenait les rênes des Lions de l'Atlas ?    La Fédération sénégalaise réagit aux arrestations de supporters après les incidents de la finale de la CAN    Espagne : 5 jeunes marocains morts dans un incendie en Catalogne    APM Capital Maroc clôture un fonds de transport et de logistique de 243 M$    CMI ouvre Fatourati aux fintechs au Maroc    Office des Changes : la simplification du cadre réglementaire au cœur de la stratégie 2025-2029    Mechra Bel Ksiri: Reanudación de las clases presenciales en varias escuelas    APM Capital Maroc cierra un fondo de transporte y logística de 243 millones de dólares    Cybercriminalité : Le Sénégal renforce l'arsenal contre les délits en ligne    Province de Kénitra : retour progressif des sinistrés d'Al Makren    Inspection du travail : un bilan lourd pour les cafés et restaurants    Sahara : Une recomposition stratégique plus large qui profite au Maroc (rapport espagnol)    Ramadan : l'esplanade des mosquées d'Al Qods ouverte à 10.000 fidèles palestiniens    FLAM 2026 à Marrakech : imaginer d'autres possibles au cœur de la littérature africaine    "Gnawa Love", un pont entre le Maroc et le monde signé Samir LanGus    De Cordoue à Marrakech, un documentaire retrace la vie d'Ibn Rochd    Gala de la Fête du Printemps 2026 – Robots humanoïdes, vedettes d'une soirée féérique    Fête du Printemps 2026 : le box-office en Chine franchit le milliard de yuans en seulement trois jours    Défense : l'Allemagne juge "insuffisants" les efforts de la France    Réadmissions des OQTF : L'Algérie a fini par céder aux pressions de la France    La Palestine participe au tournoi «Maroc, capitale du football africain»    Quarts LdC et Coupe de la CAF : date et heure du tirage    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Education nationale : Succès et couacs d'un bac qui peut mieux faire [INTEGRAL]
Publié dans L'opinion le 26 - 06 - 2024

Après la fin de la phase de correction des copies et alors que les lycéens découvrent les résultats des examens qu'ils ont passés, quels enseignements tirer des succès et des nouveautés du bac 2024 ?
Après une année scolaire mouvementée, les délibérations relatives à la session du bac marocain 2024 se sont tenues les lundi 24 et mardi 25 juin. Au moment où vous lisez ces lignes, ces résultats devraient être déjà publiés, puisque la date d'annonce était prévue pour le 26 juin 2024. Plusieurs nouveautés sont entrées en vigueur cette année, notamment l'introduction obligatoire des données de la CIN dans le processus d'identification des élèves, mais également la mise en œuvre de la numérisation électronique des copies des candidats. « Cette initiative est une garantie d'impartialité et de crédibilité des résultats puisque la copie d'examen est anonyme au moment de la correction. Cela dit, alors que cette opération technique aurait dû être réalisée par les secrétariats des examens au niveau régional, elle a finalement été confiée aux professeurs correcteurs, ce qui a alourdi leur mission puisqu'en plus de corriger, ils devaient à chaque fois scanner le code et introduire la note pour chaque copie », confie Mly Ismaïl El Filali, expert en éducation.

Examen en flux tendu

« C'est une expérience nouvelle qui comporte plusieurs avantages certes. La mise en œuvre de cette nouvelle mesure aurait cependant pu se faire dans de meilleures conditions, si elle avait été par exemple restreinte pour cette première fois dans une région pilote ou, au moins, si elle avait été précédée par une opération adéquate de formation et de préparation préalable du personnel », observe notre interlocuteur. L'effort déployé pour adopter cette nouvelle technique est d'autant plus conséquent que l'opération a concerné plus de deux millions de copies, pour lesquelles les académies régionales ont mobilisé plus de 500 personnes afin d'assurer le succès de cette démarche durant un temps restreint, avec une densité élevée d'opérations d'examen. « Cette année - et contrairement à l'année dernière où chaque pôle de filière avait passé l'examen séparément à un moment donné - l'examen s'est déroulé en même temps pour toutes les filières confondues », explique Mly Ismaïl El Filali, notant que les dates choisies ont été décalées de quelques jours au vu des retards accumulés durant l'année à cause des grèves.

Reconnecter les élèves

Afin de parer aux perturbations occasionnées, un programme national d'appui éducatif a été mis en place avec pour objectif de renforcer les acquis des élèves à travers des cours supplémentaires de renforcement et de rattrapage qui ont été organisés gratuitement au bénéfice des étudiants. « Il y a également eu une campagne d'appui psychologique des élèves, afin de les préparer davantage à passer les épreuves qui les attendaient, à travers une aide méthodologique sur la manière de réviser. Ce programme répondait à un besoin de rectifier une certaine déconnection qui a été observée chez beaucoup d'élèves après la longue période de grèves », souligne l'expert en éducation. A cela s'ajoute une campagne de sensibilisation et de prévention de la triche qui n'a pourtant pas pu éviter le drame de l'étudiante de Safi qui s'est suicidée après avoir été prise en train de tricher lors de l'examen du baccalauréat. « La campagne de sensibilisation prévoyait un rappel des sanctions punitives et éducatives prévues et l'impact potentiel sur le parcours des élèves », décrit M. El Filali.

Lister les sanctions

L'expert pointe cependant l'absence d'une référence écrite et officielle des sanctions prévues en cas de triche dans les codes des procédures en place. « Un cahier des procédures de l'organisation des épreuves du baccalauréat a bien vu le jour, détaillant les procédures et mentionnant les infractions, notamment celles qui se réfèrent à des cas de triche. Malheureusement, ce cahier ne détaille pas les sanctions et les mesures prévues. A ce jour, la décision se prend au niveau de commissions régionales de discipline. Légalement parlant, la conscientisation et la sensibilisation devraient s'appuyer sur une référence concrète des différents types de sanctions prévues afin que les élèves puissent passer leurs examens en connaissance de cause », explique notre interlocuteur. Autant de nouveautés pour cette année 2024 pour les bacheliers que de pistes concrètes d'amélioration pour cette phase névralgique du parcours scolaire qui décide souvent du futur de chaque Marocain scolarisé.
3 questions à Mly Ismaïl El Filali, expert en éducation « Obtenir un bac atteste de l'acquisition de savoirs, mais également d'attitudes et de compétences qui ne peuvent pas devenir obsolètes du jour au lendemain »
* Que pensez-vous des écoles supérieures marocaines qui ferment leurs portes face aux bacs qui ont plus de deux ans ?

Franchement, je suis absolument contre cette limitation, car obtenir un bac atteste de l'acquisition de savoirs, mais également d'attitudes et de compétences qui ne peuvent pas devenir obsolètes du jour au lendemain. C'est pour cette raison que nous voyons souvent des personnes, avec des bacs anciens, obligées de refaire un bac libre afin de contourner cette règle. J'espère que les décideurs penseront à relancer la réflexion à ce sujet et, à minima, permettre aux anciens bacheliers au moins d'accéder aux concours d'admission et prouver leurs capacités.

* Est-ce que le bac marocain est bien coté au niveau international ?

À mon humble avis, le bac marocain a malheureusement perdu de son lustre d'antan en partie à cause des informations qui circulent parfois sur les pratiques de triche. Cela n'a pas manqué de se répercuter négativement sur la crédibilité et la réputation du bac marocain. Cela dit, il faut saluer les efforts des divers responsables et décideurs ainsi que ceux des enseignants et personnels administratifs qui œuvrent continuellement pour que les standards de rigueur et de qualité du bac marocain puissent se maintenir et s'améliorer.

* Le bac marocain n'en demeure pas moins accepté dans les Universités étrangères ?

Le baccalauréat marocain n'est pas uniquement dédié à poursuivre les études au Maroc, mais également à l'étranger. Evidemment, plusieurs pays continuent à reconnaître et à accepter le bac marocain. Cela dit, il y a d'autres pays qui exigent un certain degré d'équivalence. Ça peut passer par des attestations de maîtrise de la langue comme ça peut également parfois passer par l'obligation de faire une mise à niveau, c'est-à-dire étudier pour une certaine durée afin d'obtenir un diplôme qui permet l'équivalence du bac marocain avec le bac du pays en question.
Orientation : Vers une simplification de l'offre de filières du baccalauréat ?
Les lycéens marocains peuvent actuellement choisir parmi 35 filières différentes du baccalauréat. Cette « architecture pédagogique » est actuellement en point d'interrogation au vu de sa complexité et des difficultés qu'elle peut parfois causer. « Une commission régionale rattachée à la Direction Centrale de l'Evaluation travaille depuis un moment sur la rationalisation des filières. La réflexion entamée s'oriente vers la restauration de troncs communs, à l'image de ceux qui étaient en cours il y a quelques décennies », nous confie Mly Ismaïl El Filali, en notant que cette démarche permettra de diminuer le nombre de filières et simplifier la dynamique d'orientation pour les étudiants. « Ce changement ne va probablement être appliqué que dans une ou deux années. La commission vient de boucler le projet et procède actuellement à la phase de consultations avec les experts afin de pouvoir faire approuver une version finale pour préparer la mise en œuvre sur le terrain », conclut la même source.
Evénement : Première édition du « Grand Festival du Bachelier » à Casablanca
La 1ère édition du « Grand Festival du Bachelier » aura lieu du 29 au 30 juin 2024 au sein des locaux du Morocco Mall à Casablanca. « Cet événement éducatif qui célèbre les nouveaux diplômés du Baccalauréat 2023-2024 et leurs familles vient en exécution des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Dans le cadre d'un système national de formation répondant aux besoins réels du marché de travail et aux exigences du développement, ce rendez-vous est en phase de devenir une tradition afin de rendre hommage à l'un des piliers de la réussite des jeunes marocains », souligne un communiqué des organisateurs qui promettent une manifestation novatrice et originale, dans la mesure où « l'approche adoptée allie bénéfice et divertissement ». Dans cette perspective, trois bacheliers d'Al-Haouz devront bénéficier de la prise en charge complète de leurs parcours universitaires par l'une des écoles partenaires. « Des dons de sang sont également au menu », précise le communiqué, ajoutant que « l'orientation post-baccalauréat de ces champions et championnes vient en tête de liste, afin d'aligner les profils aux besoins réels du marché de travail et aux exigences actuelles du développement national. Il est donc prévu que des centaines de bacheliers arrivent à maîtriser les parcours de formation supérieure offerts au Maroc et les métiers assimilés, et ce, notamment à travers le contact direct avec les établissements de l'enseignement supérieur publics et privés et de la formation professionnelle, ainsi que les entreprises qui seront sur place ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.