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L'apport du numérique en anatomopathologie dans la prise en charge chirurgicale des cancers
Publié dans L'opinion le 15 - 04 - 2025

Le Maroc accueille à Marrakech, le 1er Congrès Africain d'anatomopathologie du 18 au 20 avril 2025.
Tout acte chirurgical dépend impérativement du résultat de l'axemen anatomopathologique. L'apport du numérique à l'anatomooathologie commenté par un Professeur de Chirurgie viscérale, Pr ELMALKI Hadj OMAR. L'anatomopathologie numerique est une thématique d'actualité.

Avant de développer le sujet, il faudra préciser que sous le terme d'anatomopathologie on désigne la discipline médicale qui étudie les lésions tissulaires et cellulaires, notamment pour établir le diagnostic des cancers.

Cette analyse est possible après la réalisation d'un prélèvement de la tumeur d'un fragment de du tissu par une biopsie.

La technologie numérique est l'intégration des outils informatiques (IA, imagerie digitale, bases de données) dans la pratique médicale.

Cette technologie est un outil de travail qui facilite la tâche des praticiens.


Ainsi l'apport du numérique a révolutionné l'anatomopathologie en améliorant :

1. Le diagnostic : L'analyse histologique traditionnelle repose sur l'expertise visuelle du pathologiste, soumise à une certaine variabilité.

Le numérique change la donne.

Les scanners haute résolution assurent une digitalisation des lames en ultra-HD, permettant un zoom infini sans altération.

Les algorithmes d'IA assurent la détection automatisée de critères subtils (envahissement microvasculaire, marges tumorales, biomarqueurs comme MSI/dMMR).

Exemple : en cancer colorectal, l'IA identifie 10 % de cas supplémentaires avec instabilité microsatellitaire, cruciale pour l'immunothérapie.

De plus, le numérique permet une quantification objective permettant une mesure précise de la cellularité tumorale ou de l'infiltrat lymphocytaire, éliminant les biais subjectifs.

En bref la lecture des lames soumises au filtre d'un logiciel d'IA scanners aident à détecter des anomalies subtiles, réduisant les erreurs.


2. La rapidité : la lecture de plusieurs lames prend un temp plus réduit avec la possibilité de partage et de comparaison avec une base de données.

C'est la télépathologie, un pont vers l'expertise.

Ainsi les déserts médicaux et les retards diagnostiques reculeront grâce aux plateformes collaboratives : Un pathologiste dans un centre expert est relié en temps réel une lame scannée à un autre praticien débutant ou voulant une deuxième lecture, avec annotations partagées.

Lors des interventions chirurgicales et durant l'acte opératoire, l'analyse extemporanée digitale permet un deuxième avis immédiat, évitant des résections inutiles.

De plus de lames numérisées sont intégrées dans les dossiers numériques avec les clichés, compte-rendu et données génomiques.

3. La recherche : Le croisement des données pathologiques avec d'autres banques (génomique, radiomique) permet de développer une médecine sur-mesure et d'une thérapie à la carte : le pronostic est affiné : L'IA corrèle des motifs histologiques (ex : architecture glandulaire en cancer gastrique) avec le risque de métastases.

Une prédiction thérapeutique : Dans les tumeurs neuroendocrines, l'analyse algorithmique des marqueurs (Ki-67, somatostatine) guide le choix entre chirurgie ou thérapie ciblée.

Les Essais cliniques sont accélérés : le recrutement ciblé des patients via des bases de données (ex : identifier les adénocarcinomes œsophagiens PD-L1+ pour une immunothérapie).

Les bases de données enrichissent les études épidémiologiques et personnalisent les traitements (thérapies ciblées).

4. La formation : Les banques d'images digitales facilitent l'apprentissage des jeunes médecins.

Le numérique permet la constitution d'une bibliothèque mondiale : Les centres de référence partagent leurs lames rares (ex : tumeurs endocrines pancréatiques), alimentant des études multicentriques.

Elle permet aussi de créer un simulateur diagnostique : Les internes s'entraînent sur des cas virtuels annotés, avec feedback automatisé (ex : reconnaissance des carcinomes médullaires de la thyroïde).

Le numérique permet une standardisation : Des algorithmes harmonisent les classifications (WHO, TNM), réduisant les divergences entre experts.



Conclusion
L'alliance entre numérique et anatomopathologie est une avancée majeure pour la cancérologie, offrant précision, rapidité et collaboration mondiale.
Cependant, elle soulève des défis techniques (coût, interopérabilité des systèmes, le système est évolutif est l'apprentissage est continue) et éthiques (protection des données, biais algorithmiques, responsabilité).
Ces obstacles sont surmontables par une régulation rigoureuse et une formation adaptée.
Le futur est prometteur : le numérique optimisera encore nos capacités à combattre le cancer, tout en plaçant le patient au cœur des innovations.
Le pathologiste reste le chef d'orchestre, l'IA n'étant qu'un instrument.
Pour Dr Hicham El ATAR, médecin anatomopathologiste et président du 1er Congrès Africain dnanatomopathologie numérique, l'intelligence artificielle integrée a notre microscope est révolution médicale et technologique qui constitue un tournant historique dans la prise en charge thérapeutique des cancers.


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