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Nizar Baraka À Dakar : L'Eau, Levier De Puissance Africaine Et Moteur De Souveraineté
Publié dans L'opinion le 29 - 09 - 2025

À Dakar, face aux ministres africains de l'eau, Nizar Baraka a livré bien plus qu'un plaidoyer technique. Ses mots dessinent une équation géopolitique nouvelle : l'Afrique ne pourra prétendre au rang de puissance mondiale sans maîtriser la question hydrique.
Le constat est implacable : près de 400 millions d'Africains privés d'eau potable, plus de 800 millions sans assainissement, et une facture annuelle de 30 milliards de dollars nécessaires à l'horizon 2030 contre moins de la moitié actuellement mobilisée. L'eau est en train de devenir ce que le pétrole fut au XXe siècle : un facteur déterminant de stabilité, de sécurité et d'influence. Dans ce contexte, la position du Maroc prend une dimension stratégique.

Car l'expérience marocaine en matière de dessalement intégré aux énergies renouvelables, de mobilisation des ressources non conventionnelles et de partenariats public-privé dépasse le cadre national. Elle offre un modèle de résilience que Rabat se propose de partager avec l'ensemble du continent. Loin d'être un simple transfert de savoir-faire, il s'agit d'une diplomatie de l'eau, où la solidarité se double d'une ambition claire : faire de l'Afrique un acteur incontournable de la gouvernance mondiale des ressources.

La Vision africaine de l'eau 2063, nourrie par les consultations régionales tenues à Rabat, n'est pas seulement une feuille de route technique. Elle est l'affirmation d'une souveraineté collective, une façon pour l'Afrique de parler d'une seule voix lors des grands rendez-vous internationaux, du Sommet de l'Union africaine en 2026 à la Conférence des Nations unies sur l'eau à Dubaï. L'eau devient ici une arme douce, un outil de positionnement stratégique face aux autres continents.

Le choix de Marrakech pour accueillir la 19e Conférence mondiale de l'eau en décembre 2025 confirme cette trajectoire. Le thème « L'eau dans un monde en mutation : innovation et adaptation » sonne comme une déclaration géopolitique : c'est depuis l'Afrique que peut émerger une nouvelle grammaire mondiale de l'eau, fondée sur l'innovation, l'inclusion et la coopération.

En creux, le message de Baraka est limpide : la bataille de l'eau sera l'un des champs de puissance du XXIe siècle. Ceux qui sauront garantir l'accès à cette ressource vitale gagneront en influence, en sécurité et en stabilité. Ceux qui resteront dépendants s'exposeront à l'instabilité et à la marginalisation.

L'Afrique, longtemps perçue comme vulnérable, peut renverser cette image en transformant son potentiel hydraulique en atout stratégique. À condition de dépasser les logiques nationales étroites et de penser collectif. Le Maroc, fort de son expérience et de sa volonté de partage, se positionne en éclaireur de cette transformation.

Le temps est compté. Dans un monde où les tensions hydriques risquent de déclencher demain les conflits que le pétrole a attisés hier, l'Afrique doit choisir : subir la rareté ou faire de l'eau le socle d'une puissance continentale émergente.


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