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Zéro infection, décès et discrimination à l'horizon 2016
Publié dans L'opinion le 06 - 04 - 2012

L'un des grands fléaux, à notre époque, est le sida. Une infection qui n'est nullement considérée, par le commun des mortels, comme une maladie, puisque les personnes qui en sont atteintes sont pour la plupart marginalisées.
Lors de la cérémonie de lancement du 3ème Plan Stratégique National de lutte contre le sida et de la proposition du Fonds mondial pour la période 2012 – 2016 sous le thème : « Ensemble pour concrétiser l'accès universel à la prévention et aux soins », la présence de ministres, de responsables de départements ministériels, d'ONGs internationales et nationales, attestent de l'ampleur de cette problématique dans le monde, mais surtout de la volonté politique de haut niveau. Lors de l'annonce de la mise en œuvre de ce cadre d'harmonisation de la riposte contre le sida, un outil de travail pouvant concrétiser l'accès universel, le Directeur Exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, qui s'est réuni auparavant avec SAR la Princesse Lalla Salma, a loué le combat, jusqu'ici exemplaire, du Maroc pour y mettre fin. En faire une priorité et placer l'être humain au centre des préoccupations a permis à notre pays d'être un modèle international, au même titre que la Thaïlande, l'Ouganda et le Sénégal.
Zéro infection du sida, zéro décès et zéro discrimination à l'horizon 2016 ne peut être réalisable qu'à travers la mise en place de mécanismes ciblés et pérennes qui permettent l'accès, aux plus vulnérables, à des services sociaux imprégnés de droits humains, au renforcement des capacités des jeunes pour pouvoir négocier leur sexualité de manière responsable et à un repositionnement de la femme dans la société, stipule M. Michel Sidibé. Les programmes développés jusqu'ici ont montré leurs failles, n'étant pas arrivés à atteindre les femmes, reflétant ainsi leur vulnérabilité. Combattre le sida, insiste le responsable onusien, c'est aussi outiller les jeunes, leur trouver un emploi, un habitat social, prendre en compte le mouvement des populations, des questions transversales qui s'imposent. Mais aussi, réduire le prix des médicaments, une nécessité qu'il fallait mettre à la disposition des pays pauvres. Il a par ailleurs relevé l'intérêt du transfert du savoir, l'opportunité de l'innovation et la nécessité du partenariat Sud-Sud dans le cadre d'une éventuelle « fabrication » de médicaments contre le sida en Afrique.
La stratégie proprement dite, qui vise la réduction de 50% du VIH, de 60% la mortalité liée au sida et une bonne gouvernance basée sur la démocratisation et la régionalisation, se base sur quatre approches, explique M. El Houssaine Louardi, ministre de la Santé. Tout d'abord, le droit à la santé prenant en compte certains déterminants tels que l'accès au logement, à l'eau potable…, la démocratie sanitaire, l'approche genre et une approche purement scientifique de l'OMS, basée sur six fonctions. A titre indicatif, les ressources humaines, les ressources financières, la gouvernance, l'accès aux vaccins et à la technologie médicale... sachant que, rapporte M. le ministre, la solution ne peut être transposée au système marocain sans tenir compte des spécificités du pays.
Des approches qui pourraient améliorer la qualité de vie des citoyens, à travers la sensibilisation et la prévention au sein des établissements scolaires. Un cadrage et une initiative louables, appuyés favorablement par le ministre de l'Education Nationale, M. Mohamed El Ouafa, lequel appelle les jeunes à prendre leurs responsabilités et les précautions nécessaires, s'engageant dans le combat du sida, au niveau préventif et éducatif. Louant la progression de ce volet et mettant en garde contre la baisse de vigilance. Quoique, rapporte Monsieur le Représentant du Directeur Régional OMS/EMRO, les statistiques montrent un ralentissement de l'épidémie au niveau mondial. Ce plan stratégique, qui engage les Etats Unis, dans le cadre des OMD, dans son article 6, focalise sur des priorités et des résultats précis et mesurables.
S'approprier la problématique du sida permet de contrecarrer les entraves qui alourdissent les initiatives du personnel de la santé, indique le Secrétaire Général de la Rabita Mohammadia des Ouléma, malgré tout un arsenal de mécanismes de prise en charge. Le but ciblant zéro nouvelle infection, zéro décès du sida et zéro discrimination des malades (hommes et femmes), a également besoin de conjuguer les efforts afin de faire baisser les prix des médicaments.
Des initiatives et une riposte qui ont été précoces et volontaristes au Maroc, depuis1986, rappelle Dr El Menzhi, soutenues par l'engagement politique au plus haut niveau, l'implication active de la société civile, la mobilisation des secteurs ministériels à caractère social et du secteur privé.
Le nouveau cadre d'action préconise l'harmonisation de la riposte dans le respect des droits humains et de genre, et cible surtout les populations clés, les plus exposées aux risques d'infection et les plus vulnérables. L'objectif porte aussi sur l'accès universel aux services de prévention et au traitement.
Malgré la faible séroprévalence du VIH au Maroc, le ministère s'est assigné le devoir de réduire les nouvelles infections par le VIH de 50% en 2016, y compris l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et de réduire la mortalité des PVVIH de 60%. Il s'engage aussi à ce que la gouvernance et la gestion de la riposte nationale soient optimisées au niveau central et décentralisées.
Selon les estimations du ministère de la Santé et de l'ONUSIDA à travers le logiciel Spectrum, le nombre des personnes vivant avec le VIH au Maroc à fin 2011 est de 29 000 dont 10 000 nécessitent un traitement antirétroviral.
Bien que la prévalence du VIH dans la population générale soit de 0.15% au Maroc et que le nombre de cas de VIH/sida notifiés, recensés depuis 1986, soit de 6453, autant se préoccuper du fléau, face au jeune âge de la population atteinte par le sida. Des jeunes dont l'âge varie entre 25 et 44 ans dans 71% des cas, des enfants de moins de 15 ans représentant 2% et des femmes constituant 50% des cas, dont 71% seraient infectées par leur conjoint.
D'après une étude du ministère de la Santé, les régions du Souss-Massa-Drâa, Marrakech-Tensift-Al Haouz et le Grand Casablanca concentrent 58% des cas notifiés, centralisés à 78% des cas dans le milieu urbain.
Face à l'impact de la pandémie du sida dans le monde et ses graves conséquences humaines, sociales et économiques sur les pays en développement et particulièrement en Afrique, il est impératif d'offrir aux citoyens des services qualifiés en matière de traitement, de prise en charge et de soutien psycho-social, selon la bonne gouvernance, une gestion efficace et efficiente de la riposte nationale intégrant les questions de genre et de droits humains.
Le Plan Stratégique National de lutte contre le sida (PSN) 2012-2016 rentre dans le cadre de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de la Déclaration politique sur le VIH/sida (HLM) adoptée par les Etats membres en juin 2011. Mais aussi conformément au Plan Cadre des Nations Unies au Maroc (UNDAF) 2012-2016, en particulier la réalisation du résultat 2 : «les populations vulnérables ont un meilleur accès à la prévention, utilisent davantage les services de qualité et jouissent d'un état nutritionnel satisfaisant».


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