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Premières assises nationales de biologie médicale
Dr Youssef Idrissi Kaïtouni, Secrétaire général du Conseil des Pharmaciens biologistes: «La biologie médicale, un vecteur important du système de santé»
Publié dans L'opinion le 14 - 06 - 2012

Les laboratoires d'analyses médicales tiennent leurs premières assises nationales de biologie médicale à Rabat les 15 et 16 juin 2012.
Le Docteur Youssef Idrissi Kaïtouni, secrétaire général du Conseil des Pharmaciens biologistes, dévoile les enjeux et les perspectives de cette manifestation nationale, la première du genre.
L'Opinion: Pourquoi avez-vous retenu le thème du développement humain pour ces premières assises ?
Dr Youssef Idrissi Kaïtouni: Les sciences de la vie connaissent un essor considérable et les nouveaux outils de la biologie médicale (techniques de biologie moléculaire et de cytogénétique…) sont le moteur de cette évolution. La biologie médicale interagit avec toutes les disciplines de la santé, elle est considérée comme un élément crucial du parcours de soins pour le diagnostic de la majorité des pathologies pour leur suivi et leur thérapeutique. La biologie médicale constitue donc un vecteur important dans le développement d'un système de santé et par conséquent le développement humain.
L'Opinion: La loi qui régit les laboratoires d'analyses médicales a 10 années d'existence. Quelles recommandations seront adoptées lors des assises pour sa réforme ?
Dr Kaïtouni: La loi 12-01 régissant l'exercice de la profession de biologiste au Maroc a préservé, notre choix qui est celui d'une biologie médicale de proximité au service du citoyen et non d'une biologie industrielle. Il s'agit donc de consolider les acquis durant ces assises tout en réformant certains aspects tel que :
a) Les modalités de remplacement.
b) La création d'un département de biologie médicale au sein du ministère de la santé qui s'occuperait entre autres:
- De la conformité des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro à l'importation et de la délivrance des autorisations de leurs mises sur le marché.
- De l'organisation et l'exploitation des résultats d'un contrôle national de qualité.
- De proposer des actualisations de la nomenclature.
- De réaliser la veille réglementaire.
c) Renforcement du rôle du biologiste médical comme prestataire de conseils auprès des cliniciens et des patients afin d'optimiser la qualité des soins apportés au citoyen.
L'Opinion: La profession revendique la création d'une instance nationale unifiée qui regroupe tous les biologistes. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette revendication.
Dr Kaïtouni: La profession de biologiste est représentée actuellement par trois instances ordinales à savoir l'ordre des médecins, des pharmaciens et des vétérinaires qui sont aujourd'hui les interlocuteurs obligatoires de l'administration dans toutes les discussions et les décisions au sujet de la profession. Cette situation devient un handicap pour la profession car si on prend par exemple le volet de la discipline, quand un différend oppose deux confrères biologistes médecins et pharmaciens, nous devons recourir aux deux ordres des médecins et des pharmaciens pour résoudre le problème chose qui dans la pratique courante n'est jamais résolue. D'où la nécessité urgente de créer un ordre des biologistes médicaux représenté par un conseil national et des conseils régionaux avec un code de déontologie des biologistes médicaux ou un conseil supérieur de la biologie médicale ou les trois ordres seront représentés en introduisant dans chaque code de déontologie respectif à savoir des médecins, des pharmaciens et des vétérinaires les devoirs des médecins biologistes, des pharmaciens biologistes et des vétérinaires biologistes.
Nous proposons, à ce conseil national ou supérieur les missions suivantes :
1) Etre l'interlocuteur de l'administration et des responsables de l'assurance maladie dans toutes les discussions et les décisions engagent la profession.
2) Donner un avis conforme sur les autorisations d'exercice.
3) S'occuper des aspects disciplinaires.
4) Etre partie prenante dans les équivalences aussi bien au niveau des commissions d'équivalence que dans les évaluations des candidats pour l'équivalence.
L'Opinion: Les assises vont-elles débattre des aspects liés aux formes d'exercice de la biologie médicale ? La législation existante favorise-t-elle l'exercice groupé de la biologie et la mise e commun de moyens ?
Dr Kaïtouni: Parmi les limites de la loi 12-01 est l'exercice groupée et la mise en commun de moyens. Réformer cet aspect de la loi devient une nécessiter pour les laboratoires pour faire face aux contraintes économiques en proposant d'autres formes d'exercice à condition de préserver l'indépendance des biologistes en exercice et leur contrôle de la structure, et de leur permettre d'accéder aux avantages sociaux et fiscaux au même titre que les chefs d'entreprise à cet égard, on doit s'inspirer de la nouvelle forme adoptée en France en 2011 la EIRL(Entrepreneur individuel à responsabilité limitée) si non de la société civile professionnelle ou encore la SARLU qui est une forme commercial mais dont l'objet doit être strictement professionnelle.
Avoir la possibilité de créer des plateaux techniques fermés au public qui permettront aux biologistes de mettre en commun leurs moyens.
L'Opinion: Beaucoup de régions et de communes restent dépourvues de laboratoires d'analyses médicales ? Quelles propositions envisagez vous lors de ces assises ?
Dr Kaïtouni: Nous devons proposer des mesures incitatives pour encourager les biologistes à s'installer dans les régions dépourvues de laboratoires. Ces mesures doivent être d'ordre fiscal, bancaire etc…Il faut aussi encourager le partenariat public privé et exiger une distance minimale entre les laboratoires dans les grandes agglomérations ou autoriser l'ouverture des laboratoires en fonction du nombre d'habitants.


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