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L'eau potable dans la région de Rabat-Salé est “conforme aux normes de la qualité"
Une eau au goût altéré par les algues “n'a pas d'incidence sur la santé"
Publié dans L'opinion le 30 - 08 - 2012

L'eau potable dans la région de Rabat-Salé est conforme aux normes de la qualité et le changement, constaté depuis le début de l'été, de son goût, de son odeur et de sa couleur, est un phénomène "normal" lié aux conditions climatiques, dont la sécheresse et la hausse des températures, ont affirmé le ministère de la Santé, l'Office national de l'eau potable (ONEP) et la société chargée des services d'assainissement liquide et de distribution d'eau potable et d'électricité (Redal).
Les résultats des analyses effectuées vendredi dernier ont confirmé que la qualité de l'eau potable est conforme aux normes nationales, a assuré M. Rachid Ouahabi, responsable au ministère de la Santé, ajoutant que la conjugaison des efforts des parties concernées a permis de traiter ce phénomène qui "n'a aucune incidence sur la santé du consommateur".
Dans une déclaration téléphonique, il a confié que l'eau potable à Rabat et Salé a connu pendant la période estivale un changement de goût et de couleur, ce qui a poussé à multiplier les opérations de contrôle et d'analyse au niveau des points de distribution des deux villes dont les résultats se sont avérés sans incidence sur la santé du citoyen.
Les eaux de surface servant à la production de l'eau potable à partir des retenues de barrages, connaissent, au vu du déficit en pluviométrie enregistré dans certaines régions pendant l'année agricole 2011-2012 et la chute des débits des cours d'eau qui en résulte, des problèmes de qualité particulièrement organoleptique (goût et odeur), selon des données de l'ONEP.
L'eau produite par les stations de traitement de l'ONEP est conforme à la norme marocaine relative à la qualité des eaux d'alimentation humaine basée sur les directives de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), selon la même source, qui précise que la persistance du goût et de l'odeur de l'eau distribuée est due au développement anarchique des algues, au niveau du bassin du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, à cause de la hausse des températures.
Lorsque le phénomène de goût et d'odeur se manifeste de manière aigue, l'ONEP renforce son système de traitement à travers le recours à certaines techniques et méthodes en vigueur au niveau international, à savoir l'aération artificielle du bassin, l'introduction d'espèces de poisson vivant des algues et l'ajout du charbon actif, un produit caractérisé par son fort pouvoir de réduction des goûts et odeurs dans l'eau, avec pour objectif d'éviter au mieux les désagréments causés aux consommateurs par ce phénomène.
De son côté, le directeur de l'eau et de l'assainissement à Redal, M. Mohamed Yassin, a indiqué, lors d'un point de presse, que cette société veille au respect des normes de qualité au cours du traitement de l'eau potable, précisant que quelque 9.000 échantillons sont analysés annuellement dans un laboratoire relevant de Redal, à Témara.
Pour ce qui est des dispositions prises pour le traitement du goût de l'eau potable, constaté ces derniers temps, le responsable a affirmé, qu'après avoir reçu des réclamations de citoyens à ce sujet, au début du mois de juin, la société a avisé l'ONEP qui a pris une série de mesures pour le traitement de ce phénomène qui reste, selon lui, "naturel" et lié aux conditions climatiques.
La consommation d'une eau dont le goût a subi une altération du fait de la prolifération des algues dans les retenues des barrages, phénomène connu sous l'appellation "eutrophisation", n'a pas d'incidence sur la santé, a par ailleurs affirmé Abdelouahed Outair, chef de la division du Contrôle de la qualité des Eaux à l'Office National de l'Eau Potable (ONEP).
"Le citoyen n'a rien à craindre d'une eau provenant d'un réseau soumis à un contrôle, même si son goût, altéré par l'eutrophisation, provoque des désagréments", a rassuré M. Outair dans un entretien à la MAP.
L'altération du goût de l'eau par eutrophisation est un phénomène tout à fait naturel qui se produit dans plusieurs régions du globe, et n'est nullement nuisible à la santé du consommateur. Il en veut pour preuve les analyses effectuées par les autorités sanitaires qui confirment la potabilité d'une telle eau.
L'eau potable est soumise à un contrôle et à un suivi permanent de la part des techniciens de l'Office, a-t-il souligné, notant que l'eutrophisation est un phénomène qui a lieu tous les ans, mais cette année, il a été aggravé par la baisse du niveau d'eau dans les barrages, consécutive à la sécheresse.
L'ONEP a mobilisé les moyens de lutte contre ce phénomène, dont l'introduction dans les retenues de quantités de carpes argentées de Chine, poissons consommateurs d'algues (phytophages), et l'aération des barrages, a-t-il fait savoir, notant que le contrôle de la qualité effectué par l'Office obéit à des normes nationales spécifiques aux eaux de surface et au réseau de distribution.
Après avoir passé en revue les différentes étapes de traitement de l'eau potable, M. Outair a fait remarquer que depuis l'introduction du charbon actif dans le processus de traitement le 02 juillet dernier, il a été constaté une amélioration notable de la qualité gustative de l'eau produite par la station de traitement de Bouregreg à Rabat.
Il a, à ce sujet, souligné que la sensation organoleptique ne suffit pas à elle seule pour juger la qualité de l'eau, du fait que celle-ci varie d'une personne à l'autre. L'eau doit être soumise à une analyse de laboratoire pour s'assurer de sa conformité aux normes de la qualité, a-t-il insisté.
En plus des analyses effectuées par l'ONEP, en sa qualité de producteur, et de la Redal, en sa qualité de distributeur, l'eau potable fait l'objet de contrôle de la part des autorités sanitaires. Ces dernières procèdent à des prélèvements d'échantillons, à tout moment et à des endroits différents, pour faire l'objet d'analyse et en cas de constatation d'une quelconque anomalie, elles en informent la partie concernée, a-t-il expliqué.
M. Outair a invité les consommateurs à s'assurer de l'origine de l'eau qu'ils boivent et d'éviter de se baser uniquement sur le goût pour en juger la qualité, faisant observer que l'eau d'un puits ou d'une source non contrôlés et qui a bon goût ne signifie pas nécessairement qu'elle est potable.
Il a enfin rappelé que des substances toxiques et des microbes ne sont pas détectables par le goût, jugeant que la consommation d'une eau dont la qualité n'est pas avérée comporte des risques.


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