L'Egypte accorde aux Marocains un visa à entrées multiples valable 5 ans    Maroc : hausse attendue du prix du gasoil dans les prochains jours    Royal Air Maroc prolonge la suspension de ses vols vers Dubaï et Doha jusqu'à fin mars    Issa Diop choisit de représenter l'équipe nationale marocaine    Ayyoub Bouaddi proche de rejoindre la tanière des Lions de l'Atlas    Senado de los Estados Unidos: Ted Cruz aumenta la presión sobre el Polisario al mencionar sus vínculos con Irán    US Senators submit new bill to designate Polisario Front as terrorist group    Egypt offers 5-year multiple-entry visas to Moroccan travelers    Le Sénat américain s'empare du dossier du polisario et envisage sa désignation comme organisation terroriste    Salah-Eddine, Saibari et Driouech proches du titre avec le PSV    Bétis : Sofyan Amrabat de retour après plus de trois mois d'absence    Plus de 1,6 billion de dollars pour l'économie maritime chinoise    Maroc-Espagne : un iftar au pavillon Hassan II pour célébrer le dialogue des cultures    Intégration professionnelle des jeunes : Lancement du dispositif Idmaj pour les non-diplômés    AGR : Consensus des investisseurs en faveur d'un taux directeur inchangé    Revue de presse de ce samedi 14 mars 2026    Propriété industrielle : Le Maroc confirme son leadership en Afrique et dans les pays arabes    Ligue des champions CAF: Les FAR font match nul avec Pyramids    Emploi : Sekkouri lance le programme « Idmaj » pour intégrer les jeunes sans diplôme    André Azoulay à la Fondation des Trois Cultures : un appel au respect de l'altérité    Washington aux portes de la désignation du Polisario comme organisation terroriste : un projet de loi au Congrès accuse le Front de liens avec l'Iran et de recevoir des drones et des armes    Stand-up : les Nuits de l'Humour francophone font escale à Marrakech, Casablanca et Rabat    Photographie : « L'appel du large », les jeunes talents invités à exposer leur regard    Ayoub El Kaabi prolonge l'aventure avec l'Olympiakos    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    Assurance. Sanlam Maroc et Allianz Maroc enclenchent leur fusion    Maroc : Lundi 23 mars 2026, jour de congé exceptionnel pour l'Aïd el-Fitr    Cannabis médical. L'AMMPS et l'ANRAC s'accordent sur les procédures d'enregistrement    Aéroports du Maroc : Plus de 3 millions de passagers (+14,7%) en janvier 2026    Ministère public : Une nouvelle circulaire sur la protection des catégories vulnérables    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Jazzablanca 2026 : la Scène 21 célèbre le jazz et les explorations musicales    Patrimoine : cinq musées marocains décrochent le premier label « Musée du Maroc »    Désarmement chimique : le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'OIAC    L'Union Touarga se sépare de Abdelouahed Zamrat, Mimoun Mokhtari nouvel entraîneur    Une première en Afrique : à Casablanca, Oncorad Group réalise un traitement de tumeur inédit    Le joueur du Real Madrid, Thiago Pitarch : «Je n'ai pas encore décidé de mon choix entre le Maroc et l'Espagne»    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Transport de devises. Important rappel de la Guardia Civil aux Marocains se rendant à Ceuta    Irak : 4 membres d'équipage tués dans le crash d'un ravitailleur américain    Le Maroc prépare un plan pour rapatrier ses ressortissants liés à l'Etat islamique depuis l'Irak    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    Le temps qu'il fera ce vendredi 13 mars 2026    Guerre contre l'Iran : le pétrole flambe et les marchés mondiaux vacillent    Les températures attendues ce vendredi 13 mars 2026    CDH ONU: Zniber appelle à renforcer l'action collective contre les discours de haine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Polémique autour de la pilule 3e génération
Publié dans L'opinion le 06 - 01 - 2013

Les pilules de troisième et quatrième générations font débat. Après la plainte déposée par une jeune femme accusant un de ces contraceptifs d'être à l'origine de son AVC handicapant, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (France) s'interroge sur la manière de les prescrire. Pour qui ? Par qui ?
La plainte déposée par Marion Larat contre le fabricant d'une pilule de 3egénération à la mi-décembre a déclenché l'inquiétude chez les patientes sous contraceptif oral. Victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC), la jeune femme de 25 ans impute son accident et le handicap qui en résulte à la prise de cette pilule. Selon ses avocats, 30 nouvelles plaintes devraient être déposées début janvier. Quelque 13.500 plaintes ont également été déposées aux Etats-Unis contre la pilule Yaz de 4e génération.
Les pilules de 3e génération (qui existent depuis les années 90) et celles de 4è génération, nettement plus récentes et moins utilisées, sont actuellement prescrites à 1,5 million à 2 millions de femmes en France.
Des concertations ont été lancées avec les professionnels de santé prescrivant actuellement la pilule (médecins généralistes, gynécologues, sages-femmes, infirmières et planning familial), devant déboucher sur une réunion formelle avec l'ANSM et des mesures concrètes dans les prochains jours.
L'ANSM souhaite que les femmes reviennent aux pilules de 2è génération, qui présentent deux fois moins de risques de thrombose veineuse (phlébites et embolies pulmonaires) que les pilules de 3è génération.
Une réunion extraordinaire du conseil d'administration de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est prévue le 14 janvier au sujet des effets secondaires de ces pilules.
« Les contraceptifs oraux de troisième et quatrième générations exposent les femmes à un risque de thrombose veineuse ou phlébite [formation d'uncaillot de sang dans une veine, NDLR] deux fois plus élevé que les pilules de première et deuxième générations », rappelait Dominique Maraninchi, directeur de l'ANSM, dans un courrier adressé aux médecins le 21 décembre dernier. Ce risque reste rare mais potentiellement grave. Si le caillot de sang se détache, il peut notamment provoquer une embolie pulmonaire.
Des risques de thrombose cinq fois plus élevés
Sur une année, le risque de thrombose veineuse s'établit entre 0,5 et 1 pour 10.000 non-utilisatrices de pilules. Chez les femmes sous pilule de deuxième génération, ce risque s'élève à 2 sur 10.000. Il atteint 3 à 4 pour 10.000 utilisatrices de pilules de troisième et quatrième générations.
« Les thromboses veineuses sont imprévisibles », rappelle Christian Jamin, gynécologue à Paris. Si le tabagisme augmente nettement le risque de thrombose artérielle, « la cigarette n'a rien à voir avec le risque de thrombose veineuse. C'est une fatalité ». Toutefois, le risque « reste faible et inférieur à celui auquel sont naturellement exposées les femmes en cours de grossesse », poursuit-il.
Trop de prises de pilules de troisième et quatrième générations
Dans son courrier aux 80.000 professionnels de santé, l'ANSM lançait une mise en garde pour qu'ils revoient leurs prescriptions à la baisse. En effet, la délivrance des pilules contraceptives de troisième et quatrième générations est jugée « excessive » en France par l'Agence. Entre 1,5 et 2 millions de femmes en prendraient aujourd'hui. Pour réduire ce chiffre, l'ANSM envisage de réserver leur délivrance à certains prescripteurs.
Mais alors, pourquoi prescrire encore les pilules de troisième et quatrième générations ? « Certaines patientes tolèrent mieux ces contraceptifs. Ils provoquent souvent moins d'acné », explique Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue-endocrinologue à l'hôpital Robert Debré. Et, depuis 2007 déjà, la délivrance de ces contraceptifs est recommandée en seconde intention pour les patientes ne supportant pas les autres contraceptifs. « Dans tous les cas, la prescription d'une pilule, quelle qu'elle soit, doit se faire au cours d'une consultation rigoureuse, après un examen clinique et un interrogatoire fouillés », insiste-t-elle.
Les pilules de troisième et quatrième générations déjà écartées ?
En France, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait annoncé à la mi-septembre la fin du remboursement par l'assurance maladie de ces pilules. Celle-ci ne devait prendre effet au 30 septembre 2013, mais face à la polémique, la ministre vient d'avancer la date au 31 mars prochain. Une décision mal perçue par certains spécialistes. « Le déremboursement donne l'impression que ces pilules devraient être interdites, estime le docteur Jamin. Or, recommander la prescription en seconde intention était une décision intelligente. Et pour faire appliquer ces préconisations, il vaudrait mieux investir dans l'information et la formation des médecins généralistes et des sages-femmes. »


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.