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Syrie
L'Otan rejoindra la coalition anti daëch
Publié dans L'opinion le 25 - 05 - 2017

Les militaires russes et américains intensifient leurs contacts en Syrie pour protéger leurs forces respectives, qui évoluent dans un espace de plus en plus restreint sur le terrain, selon des responsables du Pentagone, alors que l'Otan a décidé de rejoindre la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique.
Les forces du régime de Bachar al-Assad et leurs alliés, dont la Russie, progressent désormais vers l'est de la Syrie, se rapprochant des zones où la coalition menée par les Etats-Unis mène des opérations contre le groupe Etat islamique.
Cette progression augmente le risque d'incidents entre les forces pro-régime et les forces de la coalition, alors que les négociations internationales pour un règlement du conflit syrien n'avancent guère.
La semaine dernière, des avions américains ont bombardé des forces pro-régime qui s'avançaient vers Al-Tanaf, une ville syrienne où des forces spéciales américaines entraînent des combattants locaux contre les jihadistes.
Selon les responsables du Pentagone, les contacts entre militaires américains et russes s'étendent désormais à des officiers de haut rang, au niveau des QG régionaux et au niveau des capitales.
«Nous avons dû augmenter» les échanges d'informations avec les Russes, «étant donné l'espace aérien plus restreint où nous évoluons tous» a expliqué mercredi à la presse le général américain Jeffrey Harrigian, qui commande les opérations aériennes américaines au Moyen-Orient.
Le général Joe Dunford avait indiqué qu'il s'entretenait régulièrement des opérations en Syrie avec son homologue russe, et qu'un «canal de communication» avait également été mis en place entre les deux états-majors de Washington et Moscou.
«Mon impression est que les Russes sont aussi enthousiastes que nous» à mettre en place des mécanismes pour éviter des confrontations armées en Syrie, avait expliqué le général Dunford.
Selon le général Harrigian, Russes et Américains définissent ponctuellement des «zones de déconfliction», des zones où leurs avions ou leurs troupes opèrent et dont l'autre partie ne doit pas s'approcher.
Mais ces zones n'ont rien à voir avec les «zones de désescalade» mises en place par les accords d'Astana parrainés par la Russie et auxquels les Etats-Unis ne sont pas partie, a-t-il précisé.
L'Otan entre en ligne
Par ailleurs, l'Otan a décidé de rejoindre la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a annoncé jeudi son secrétaire général Jens Stoltenberg à quelques heures d'un sommet auquel participera pour la première fois le président américain Donald Trump.
Cette décision, réclamée de longue date par les Etats-Unis qui dirigent la coalition anti-EI, «enverra un fort message politique d'unité dans la lutte contre le terrorisme», a assuré M. Stoltenberg.
Mais «cela ne signifie pas que l'Otan s'engagera dans des opérations de combat», a-t-il souligné devant la presse à Bruxelles.
Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance atlantique se retrouveront jeudi après-midi pour une cérémonie de remise des clés du nouveau siège de l'Alliance, puis un dîner de travail.
Ils adopteront un «plan d'action» comportant un catalogue de mesures pour intensifier leur lutte anti-terroriste, comme les y pousse M. Trump, qui a répété pendant des mois que l'Otan était «obsolète» parce qu'elle ne s'occupait pas suffisamment, à ses yeux, de cette question.
Le décision de l'Otan survient trois jours après un attentat sanglant à Manchester (nord-est de l'Angleterre) revendiqué par l'EI.
Chacun des 28 pays de l'Alliance est déjà membre à titre individuel de la coalition qui mène des raids aériens contre l'EI en Irak et en Syrie, et soutient les offensives au sol contre les fiefs jihadistes de Mossoul (Irak) et Raqa (Syrie).
En devenant membre à part entière de la coalition, l'Otan pourra bénéficier «d'une meilleure plateforme pour se coordonner» avec la coalition, a expliqué M. Stoltenberg.
L'Otan va augmenter les heures de vol de ses avions-radar Awacs dans le ciel turc, qui surveillent l'activité aérienne en Irak et Syrie voisines, a précisé M. Stoltenberg.
Une nouvelle cellule dédiée au partage d'information sur les réseaux terroristes, notamment sur les combattants jihadistes étrangers, va être mise sur pied au QG de l'Alliance, a précisé le patron de l'Otan.
Prolongement de l'appel
à la reddition à Rakka
Sur le terrain, les milices syriennes soutenues par les Etats-Unis ont à nouveau appelé jeudi les combattants du groupe Etat islamique (EI) présents à Rakka à déposer les armes avant l'assaut prévu contre le dernier grand bastion urbain des djihadistes en Syrie.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance composée en gros de miliciens kurdes, se trouvent désormais à quelques kilomètres de la ville qui fait l'objet d'une tentative d'encerclement depuis le mois de novembre.
Les FDS comptent dans leurs rangs les puissantes milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple) que la Turquie considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), formation considérée comme terroriste par Ankara.
Les YPG et les FDS devaient lancer leur offensive contre Rakka en avril mais celle-ci a été reportée.
La date de l'assaut final contre ce qui fut la capitale de fait du califat autoproclamé de l'EI en Syrie reste pour l'instant à déterminer.
Les FDS avaient appelé le 15 mai les djihadistes encore présents dans l'agglomération à se rendre dans un délai de dix jours. Cet appel aurait, selon un communiqué publié jeudi, eu «des résultats positifs».
Le délai de reddition a été prolongé jusqu'au 31 mai, ajoutent les FDS qui promettent la vie sauve à tous les combattants qui accepteront de se rendre «afin d'ouvrir la voie à un règlement de la situation». La sécurité des familles des combattants djihadistes est également promise.
Cette prolongation du délai de reddition doit «permettre au plus grand nombre de ceux qui ont été trompés ou contraints de s'enrôler de bénéficier de cette opportunité», a expliqué Djihane Cheikh Ahmad, porte-parole des FDS.
Selon la coalition soutenue par les Etats-Unis, entre 3.000 et 4.000 djihadistes seraient encore présents dans Rakka où ils renforcent leurs défense dans l'attente de l'offensive alliée.


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