Tbib Expert – Episode 48 : Tout savoir sur le jeûne du Ramadan et les gouttes oculaires    Financement. Le crédit bancaire poursuit sa progression en début d'année    CAN Maroc 2025 : Le bilan chiffré du dispositif sécuritaire et judiciaire    Pandémies. La RCA muscle son système de riposte sanitaire    Immunité : le Maroc en tête d'un classement mondial    Berklee au Nigéria : Tiwa Savage ouvre la voie aux jeunes talents africains    La Fondation Ténor pour la Culture lance la 5e édition du Morocco Dance Competition    Ramadaniyates WeCasablanca 2026 : Casablanca célèbre le Ramadan entre ferveur spirituelle et éclat artistique    Crise au Moyen-Orient : Emmanuel Macron détaille la riposte et le déploiement français    La Chine publie un livre sur ses réalisations dans la lutte contre la pauvreté    Le ministère Saoudien de la Défense annonce une attaque de l'ambassade américaine à Riyad    Minéraux critiques et énergie : l'Inde et le Canada scellent plusieurs accords stratégiques    Bilal Nadir peine à l'OM, un club de Liga prêt à en profiter    Leader offensif du Betis, Abde signe la meilleure saison de sa carrière    France: Portes ouvertes des consulats marocains les 7 et 14 mars    Le CESE procède à l'élection de son nouveau bureau    Casablanca-Settat : le PDR à 55 % d'avancement    L'UM6P de Benguerir organise la 6e édition de la « Science Week »    Circulation urbaine: 53.540 contraventions et 9.590 PV dressés en une semaine    Mission multisectorielle Club Afrique Développement Cameroun Stand Up for African Women Entrepreneurs (SUFAWE) 2026    Cybersécurité au Maroc : pourquoi la croissance sera au rendez-vous d'ici 2031    Pêche maritime: Nouveau zoning pour chalutiers et palangriers    Maroc : João Sacramento, ex-adjoint de Mourinho, pressenti pour intégrer le staff du futur sélectionneur    Nordin Amrabat absent trois semaines, le Wydad active un programme spécifique    Benchemmach lance le "Manifeste du Maroc à une seule vitesse" pour "extraire les tumeurs de la corruption"    Travail précaire : 1.500 infractions et 856 délits relevés dans les sociétés de gardiennage, de nettoyage et de restauration    Bourse de Casablanca : ouverture en grise mine    Guerre au MO : l'ONU parle d'au moins 30.000 déplacés au Liban    L'Iran met en garde les pays européens contre toute implication dans la guerre    L'administration d'Al Arjat 1 s'explique sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar    Le Maroc vit un nouvel épisode de perturbations avec pluies, neige et vents soutenus    Holding Al Omrane affiche une progression de 9% de son chiffre d'affaires consolidé en 2025    L'opération de recensement relative au service militaire, du 2 mars au 30 avril    Al Ahly : Achraf Dari prêté au club suédois Kalmar FF jusqu'à l'été    Maroc–Belgique : vers un dialogue sécuritaire renforcé, incluant la sécurité spirituelle des MRE    Service militaire 2026 : Lancement de l'opération de recensement    Rapport du Parlement européen : 92% des retours des Iles Canaries vers le Maroc restent inexécutés    Alerta meteorológica: Se esperan nieve, tormentas y fuertes vientos en varias regiones de Marruecos    La Belgique prévoit des investissements et l'extension de sa couverture consulaire au Sahara marocain    Conflit Iran-USA : trois avions américains abattus « par erreur » par le Koweït    Munir El Haddadi fuit l'Iran par la route via la Turquie    Dakar et Abidjan accélèrent leur intégration stratégique    Racisme en Espagne : La FRMF exprime sa solidarité avec Omar El Hilali    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le tourisme oasien, une quête d'harmonie avec la donne environnementale
Publié dans MAP le 19 - 04 - 2010

Depuis sa tente touristique qui surplombe la sinueuse vallée du Ziz, Moha se préoccupe constamment des problématiques éco-systémiques de ce joli endroit. La viabilité de son projet dépend grandement de son harmonie avec le souci écologique.
-Par Mustapha Elouizi-
En compagnie de ses collègues fédérés au sein de l'association des promoteurs Ecotourisme de Tafilalet, Moha qui en est le président, a réuni ce week-end à Errachidia, autour d'une même table, des experts, professionnels, autorités locales et société civile. Finalité: Débattre des perspectives du tourisme écologique et oasien. Le créneau s'érige désormais en une nécessité. Les opérateurs touristiques y voient une source de développement prometteuse.
Après plusieurs années de pratique touristique sans véritable feuille de route, l'heure est venue pour réfléchir à haute voix et surtout de manière participative quant à l'avenir de ces splendides oasis. L'objectif reste ainsi le développement d'une réflexion à même de permettre une bonne gestion des espaces oasiens. Tout au long des palmeraies foisonnent, en effet, des activités qui impactent certainement l'écosystème et l'équilibre environnemental du milieu oasien.
Les premiers constats font état sans complaisance d'un bilan négatif: des déficits hydriques, corollaire d'un dysfonctionnement des écosystèmes oasiens. Moha et les siens en sont parfaitement conscients. Leur mémento consiste "à arrêter d'abord la dégradation oasienne, pour relancer ensuite un cycle de développement qui planche aussi bien sur le volet naturel que sur le volet humain". Pas aussi simple que cela paraisse, car il s'agit de réussir tout un programme. Pourtant, revivifier les espaces oasiens est encore possible. Plusieurs parties en sont convaincues.
Pour l'instant, les interventions intégrées sont une recette viable. Il ne manque qu'une mise en synergie des initiatives engagées. Le Projet Oasis Tafilalet (POT), le programme Pays d'accueil touristique désert et oasis (Patdo) et le Programme Oasis Sud (POS) sont les plus saillants dans les oasis du Royaume. Leur objectif majeur est de contribuer à la réhabilitation et le développement de ces endroits fragilisés. D'autant plus que ces programmes concernent les provinces d'Errachidia, Figuig, Tinghir, Ouarzazate, Zagora, Tata et Assa/Zag.
Des sites de biodiversité d'une importance prépondérante d'intérêts régional, national et international. Basées sur des "Démarche du pays" et "démarche territoriale", ces projets qui se veulent plutôt intégrés, visent surtout la valorisation de l'espace oasien. Corriger les fausses représentations sociales et culturelles reste une priorité et contrer la désertification et la pauvreté revient à s'attaquer à toutes les composantes du développement économique, sociale et culturelle.
+ Vers un usage rationnel des ressources hydriques+
Il s'agit ainsi de valoriser le potentiel naturel, de promouvoir le patrimoine culturel et artistique et de dénicher les sites à même de constituer des lieux d'attractivité touristique. Une approche multidimensionnelle mettant en activité tous les acteurs locaux de telle manière à créer une synergie positive. Le bout de ce dur labeur demeure la mise en place d'un système d'exploitation durable et écologique et l'optimisation de l'utilisation des ressources hydriques.
En fait, les différents dysfonctionnements ont trait aux tarissements des sources et des cours d'eau pérennes, la surexploitation des eaux souterraines, la gestion non rationnelle des eaux, la salinisation et érosion des sols, le morcellement des terres, la dégradation de la biodiversité et des habitats naturels et les inondations ainsi que la faible maîtrise des eaux de crues.
Partenaires dans tous les projets lancés en faveur des oasis, les ORMVA du Tafilalet et de Ouarzazate visent, dans toutes leurs actions, la mobilisation des eaux, l'amélioration des techniques d'irrigation à travers l'économie de l'eau, la lutte contre la désertification, la valorisation des productions oasiennes, la qualification du facteur humain et la promotion des investissements à forte valeur ajoutée pour la population oasienne. Autant de facteurs adjuvants qui vont servir le tourisme oasien et consolider ses assises, tout en préservant l'écosystème. Une province comme Tata en sait quelque chose, avec la mise en oeuvre du programme de valorisation des Oasis du Sud (POS) depuis maintenant près de quatre ans.
Mohamed Houmymid, du comité de pilotage de ce projet en fait un bilan positif. Il a été question de combattre la dégradation sans commune mesure des agro-systèmes oasiens. Les premières actions réalisées dans ce cadre avaient trait à la mise en place d'un réseau de produits touristiques originaux et de qualité. Dans les espaces oasiens l'on s'est, depuis longtemps, rendu compte de l'aspect conjoncturel des activités agricoles, du fait de la sécheresse et du tarissement des ressources hydriques. La génération de Moha et ses camarades, a ainsi choisi de miser sur le tourisme écologique et oasien.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.