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Imilchil : Les cimes vibrent au rythme de l'essor touristique
Publié dans MAP le 14 - 12 - 2009

Sur les bords d'un bitume sinueux, les pommiers dénudés et les eaux limpides d'Assif Mellou annoncent une saison hivernale glaciale. Imilchil, dans l'attente de son visiteur curieux, apparaît tel un joyau au milieu de superbes montagnes.
-Par Mustapha Elouizi et Nizar Lefraoui: envoyés spéciaux-
La magie de cette localité n'attire, malheureusement, que peu de touristes passionnés. Les populations allaient lancer un tocsin d'alarme pour sauver leurs trésors naturels et culturels singuliers. Le tourisme qui dépend, en effet, d'une haute saison printanière, aspire à ces rares occasions pour assurer les revenus vivriers, comme le Moussem des fiançailles et le festival des musiques des cîmes.
Aubergistes, gîteurs, hôteliers, guides et randonneurs de cette zone insistent pour que leur destination soit présente sur les brochures de promotion nationale. Ils sont unanimes à dire ce besoin vital de mise à niveau pour les infrastructures, afin que ce site soit plus accessible et gagne en visibilité.
Tout ceci, passe nécessairement par l'accompagnement des professionnels. Parmi eux, trois fils d'Imilchil liés par un attachement passionné à leur terroir, ont adhéré, chacun de son côté, pour relever le défi dans un secteur à risque. Ils ont compris que le développement d'Imilchil passe par une image de marque irrésistible.
Zayed, le guide de montagne ne fait pas son âge. Ce quadragénaire fait ce métier depuis plus de vingt ans. D'un simple faux-guide offrant ses services aux touristes pour explorer les mystères des cimes avoisinants, et d'un chômeur déguisé vendant des produits d'artisanat dont les différents genres de tapis berbères, Zayed allait par hasard découvrir le centre de formation aux métiers de montagne à Aït Bouggamaz, initié dans le cadre de la coopération franco-marocaine.
Après un diplôme décroché après deux ans de formation, Zayed collabore maintenant avec les agences de voyage à l'échelle internationale qui le sollicitent pour son expérience , notamment en matière de randonnées pédestres ou en VTT.
Certes, il ne sera pas riche, mais son profil a beaucoup changé, ses rêves allaient aussi connaître leur traduction dans les faits. Le tourisme chez l'habitant, formule très prisée par de nombreux visiteurs de ces montagnes, lui permettra de transformer une partie de sa maison en un gîte d'étape.
"La route reste notre grand souci, beaucoup de gens aimeraient découvrir notre région, mais changent de cap, à cause d'une faible infrastructure routière ", dit Zayed qui occupe le poste de président des guides de montagne.
-BASSOU : LA COMMUNICATION HUMAINE OU LA DEVISE RARE -
Sur la route principale d'Imilchil, Bassou avec son turban décoloré s'apprête à accueillir ses rares visiteurs en cette saison hivernale. Mais une fois que le mercure descend à environ moins 20 Celsius, il doit se rabattre sur les économies d'un revenu respectable, empoché durant la haute saison allant de mars à septembre. Ceci dit, Bassou compte beaucoup sur le Centre d'orientation et d'information qui verra bientôt le jour pour une promotion efficiente à l'intérieur comme à l'extérieur.
Président de l'association d'Imilchil pour le développement touristique, il forme l'espoir que les responsables contribuent à l'équipement des auberges et atténuent les lourds frais de bois de feu. L'avenir du tourisme de montagne, selon Bassou, qui gère une auberge portant son nom, est indéniablement prometteur, à la lumière des projets intégrés lancés dans la région, notamment en matière d'infrastructures de base.
Dans une langue anglaise assez correcte, Mohamed Daâmti propose à deux jeunes hôtes hongrois un vers de thé à la maison d'hôte qu'il a ouverte. Il aurait facilement, à la faveur de ses différents diplômes, opté pour l'Eldorado trompeur d'immigration, mais "c'était une question de principes", dit-il.
Après une licence en sciences de l'environnement et un diplôme en gestion d'entreprises et des années de quête de soi, il arrivera après des années vaches maigres, à faire prévaloir son projet dans le cadre d'auto-emploi.
"J'étais souvent sous l'emprise de sentiments de déception et d'isolement, mais ma confiance en l'avenir finissait par l'emporter ", raconte-t-il, sur un ton détendu et dans un code-switching impressionnant.
En plus de son projet touristique, Mohamed vit l'expérience de la commercialisation des énergies renouvelables dans la région. Il fait montre ainsi d'une prise de conscience environnementale et d'une rationalité économique. Et Imilchil de s'engager ainsi dans un processus consistant à dévoiler les mystères de son potentiel naturel, pour relever le défi du marketing touristique, et pour se hisser au rang des destinations nationales les plus prisées.


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