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Révision fiscale : Un levier pour booster la compétitivité des entreprises marocaines
Publié dans Maroc Diplomatique le 24 - 01 - 2025

Face aux enjeux de l'économie informelle et de la fraude fiscale, des réformes fiscales sont en préparation. Lors d'une réunion tenue à Casablanca, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et la CGEM ont exploré des solutions pour moderniser le système économique et soutenir les startups, afin de renforcer la compétitivité du pays.
Le Maroc fait face à des défis en matière de fiscalité, d'économie informelle et de soutien à l'entrepreneuriat. Lors d'une réunion tenue à Casablanca, le mercredi 22 janvier 2025, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du budget, et les représentants de la CGEM ont ouvert la voie à des réformes destinées à réorganiser le paysage fiscal du royaume. L'objectif : lutter contre la fraude fiscale, intégrer l'économie informelle et stimuler l'innovation, notamment à travers un soutien plus ciblé aux startups. Ces initiatives visent à rendre le Maroc plus compétitif sur la scène africaine, en particulier face à des pays comme l'Egypte, l'Afrique du Sud ou le Kenya.
Le Maroc peine depuis des années à résorber son secteur informel, qui représente une part significative de son économie. Selon le ministre Lekjaa, il est illusoire de croire que des réformes fiscales seules peuvent résoudre ce problème. La fiscalité ne peut être la solution à tout. Pour réussir à intégrer l'informel dans l'économie formelle, il est nécessaire d'adopter une approche structurée, concertée et pluridisciplinaire. Cette approche doit s'accompagner d'une feuille de route claire, avec des objectifs précis et un suivi rigoureux des mesures déjà mises en place.
Le ministre a d'ailleurs révélé avoir influencé le retrait de certaines propositions fiscales qui auraient eu des conséquences néfastes, comme la retenue à la source sur les importations. Selon lui, de telles mesures auraient alourdi la fiscalité pour les entreprises et risqué de freiner la compétitivité du secteur privé. Il a plaidé pour une approche plus réfléchie et plus collaborative dans la définition des politiques fiscales, afin d'éviter toute distorsion économique qui nuirait à la croissance.
Lire aussi : L'opération d'amnistie fiscale 2024 ouvre la voie à la réintégration du tissu formel
Les efforts pour lutter contre la fraude fiscale portent déjà leurs fruits. Depuis l'introduction de la retenue à la source en juillet 2024, le Maroc a réussi à mobiliser 1,7 milliard de dirhams en 5 mois, un résultat impressionnant pour une mesure relativement récente. De plus, l'augmentation de la TVA de 22 % en 2025 démontre que des stratégies efficaces sont en place pour élargir l'assiette fiscale et optimiser le recouvrement des impôts. Ces résultats montrent que le Maroc peut avancer dans la modernisation de son système fiscal, même s'il reste encore des défis à surmonter, notamment en ce qui concerne les niches de fraude.
Younes Idrissi Kaitouni, directeur général de la Direction Générale des Impôts, a souligné que la lutte contre la fraude ne pouvait être une responsabilité uniquement attribuée à l'administration fiscale, mais il s'agit d'une responsabilité partagée. En effet, il est crucial que les entreprises elles-mêmes participent à la régularisation du système en veillant à ce que leurs fournisseurs respectent bien leurs obligations fiscales. Cette coopération est un levier essentiel pour éradiquer la concurrence déloyale et sécuriser les transactions économiques.
Les jeunes entreprises innovantes, particulièrement les startups, jouent un rôle de plus en plus crucial dans l'économie marocaine. Pourtant, les conditions actuelles ne leur sont pas toujours favorables. Le cadre réglementaire en vigueur impose des conditions strictes, comme une ancienneté de 3 ans, un investissement dans le même secteur d'activité et un plafond de 200 millions de dirhams. Ces critères sont mal adaptés aux besoins des startups, qui se caractérisent par leur recherche d'innovation et leur besoin d'expansion rapide.
Un projet de réforme est actuellement en préparation pour répondre à ces enjeux. Driss Bencheikh, directeur général de l'Office des changes, a annoncé qu'une nouvelle réglementation des changes, prévue pour 2026, devrait permettre de lever ces obstacles. Ce nouveau cadre vise à assouplir les critères d'accès pour les jeunes entreprises, en réduisant la condition d'ancienneté à moins de 3 ans et en ajustant les plafonds de manière à être plus en phase avec les besoins réels des startups. Ces réformes devraient donner un véritable coup de pouce aux entreprises innovantes et soutenir leur internationalisation, un vecteur clé pour la compétitivité du Maroc à l'échelle mondiale.


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