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Le Maroc hausse brutalement le ton contre le Polisario,... et un peu aussi contre l'ONU
Publié dans PanoraPost le 01 - 04 - 2018

Une réunion s'est tenue ce dimanche 1er avril entre les ministres des Affaires étrangères et des Relations avec le Parlement, respectivement Nasser Bourita et Mustapha el Khalfi, et les présidents des Commissions des Affaires étrangères au parlement. La réunion s'est tenue pour informer les parlementaires des avancées du dossier du Sahara, suite au rapport de l'Envoyé personnel du SG de l'ONU Horst Koehler et aux provocations répétées du Polisario dans les régions sud.
Dans un point de presse, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a indiqué que « depuis un certain temps, il y a eu une multiplication des provocations et d'éléments de chantage à l'égard de la MINURSO, des déploiements militaires et des annonces médiatiques qui visent toutes à altérer le statut juridique et historique de la zone à l'est du dispositif de défense, et notamment à Bir Lahlou et Tifariti. Ces développements graves constituent une violation directe des accords militaires, un défi et une menace au cessez-le-feu et compromettent sérieusement la stabilité régionale ».
Pour rappel, le Polisario, depuis l'été 2016, fait des incursions répétées dans la zone tampon de Guergarate, et fait entendre des bruits de bottes dans les zones de Bir Lahlou et de Tifariti, situées à l'est du mur de sécurité marocain, mais appartenant au territoire national, que dispute le Polisario. Or, les Nations Unies ont dit et répété l'importance de laisser libre la circulation dans la zone de Guergarate, et cela a été encore récemment rappelé par l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU M. Horst Koehler, dans son rapport préliminaire présenté devant le Conseil de Sécurité le 21 mars dernier.
Discours musclé
« Le Maroc va agir avec fermeté aux provocations du Polisario dans la région, et ne va jamais permettre aucun changement du statut juridique et historique de la zone tampon de Guergarate qui fait partie intégrante du territoire national », a précisé le chef de la diplomatie marocaine.
Et Nasser Bourita, expliquant les choses après sa réunion avec les Commissions des Affaires étrangères des deux Chambres, en présence Mustapha el Khalfi, ministre des Relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement, a souligné que « le Maroc s'est retiré de cette zone dans l'unique but de permettre à l'ONU de gérer le cessez-le-feu, et les Nations Unies et les grandes puissances doivent assumer leur responsabilité, (sachant que) le Royaume se réserve le droit de défendre cette partie de son territoire national ».
Discours très musclé…
Nasser Bourita a aussi, et surtout, mis en garde contre le fait que le groupe séparatiste est allé encore plus loin dans ses provocations avec l'enregistrement de certains agissements dangereux dans la région de Tifariti et Bir Lahlou, qui visent à changer le statut juridique et historique de cette zone.
Là, M. Bourita se départit un peu de son langage habituellement diplomatique et calme : « Le Maroc juge inacceptable de tels agissements et va entreprendre des actions diplomatiques qui ne s'inscrivent nullement dans une démarche d'apaisement ou dans le cadre de la gestion ordinaire de la situation, mais pour attirer l'attention sur le caractère dangereux de ces actions qui constituent une violation du cessez-le-feu, menacent la stabilité régionale et qui risquent de précipiter la région vers l'inconnu ».
Et voici pourquoi…
Le ministre des AE a rappelé que le dispositif de défense, appelé mur de sécurité, tracé entre 1986 et 1990 en coordination et en concertation avec de grandes puissances, a été réalisé « pour empêcher une confrontation directe entre les armées marocaine et algérienne, et que c'est dans ce cadre-là que cette zone a été laissée libre de toute présence militaire ou civile ».
Entre 1989 et 1991, même après la construction de ce dispositif, les Forces Armées Royales (FAR) sont restées présentes dans cette zone et c'est seulement à la veille du cessez-le feu en septembre 1991 que les FAR se sont retirées au-delà de ce dispositif pour permettre aux Nations-Unies d'installer leur dispositif de surveillance de ce cessez-le feu.
« Le Maroc, de la manière la plus claire à l'époque, avait précisé que cette zone devrait être libre de toute présence et placée sous la responsabilité exclusive de la MINURSO » qui a mis en place, dès 1991, cinq postes de surveillance à Bir Lahlou, Tifariti, Mehaires, Mijek et à Aghwani, a fait savoir le ministre. Or, « ce dispositif n'a jamais été construit comme une frontière (...). Cette zone est placée exclusivement sous la responsabilité de l'ONU », a souligné M. Bourita, rejetant l'idée qu'il s'agisse d'une « zone du Polisario » ou d'une « zone libérée ». Et par qui, au demeurant ?...
Mais voilà que le Polisario œuvre à changer le statut de ces zones, en demandant, voire en exigeant, de la Minurso de l'y rencontrer, et non plus à Tindouf, comme précédemment. Ce sont là, pour Nasser Bourita, « d'actions de chantage à l'égard de la MINURSO ».
« L'ONU a toujours traité avec le Polisario là où il a toujours été, à savoir sur le territoire algérien », martèle encore le ministre
Et voilà que les choses s'aggravent encore plus ! En effet, explique M. Bourita, et « encore plus récemment, il y a eu des annonces du transfert de quelques soi-disant structures du Polisario vers cette zone (Tifariti et Bir Lahlou), et tous ces développements constituent des provocations à l'égard de la communauté internationale, un défi envers la MINURSO et une menace directe à la stabilité de la région ».
Le Maroc sur le pied de guerre ?
« Le Maroc considère que la MINURSO, qui a la responsabilité de gérer cette zone, doit assurer pleinement son rôle, et la gestion permissive et légère de ce qui s'est passé à Guergarate a été interprétée comme un encouragement », prévient le ministre, qui ajoute, sur un ton grave, que « si l'ONU, Secrétariat général et Conseil de sécurité, ne sont pas prêts à mettre fin à ces provocations, s'ils n'interviennent pas pour que le statu quo et le statut juridique soient préservés, le Maroc assumera ses responsabilités », a prévenu le ministre, s'interrogeant, par ailleurs, sur l'absence de toute mention des récentes violations commises par le Polisario à l'est du dispositif de défense du Sahara marocain dans la copie avancée du rapport du Secrétaire général de l'ONU sur le Sahara.


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