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Une MRE raconte les escroqueries immobilières dont elle a été victime au Maroc
Publié dans Yabiladi le 28 - 06 - 2012

C'est totalement anéantie et à bout de force que Habiba Nzif a contacté par mail Yabiladi.com hier jeudi 28 juin pour lui faire part du calvaire qu'elle vit depuis que son mari et elle ont décidé de vendre leur villa de 400 m2 dans la ville de Salé en 2004. Une vente pour laquelle ils se font escroquer et ont perdu plus de la moitié de la valeur de leur bien.
Habiba Nzif est âgée de 56 ans. Native de Salé, elle est arrivée en France en 1977 pour faire ses études et rencontre son mari, arrivé en France en 1971 où il travaille dans la grande distribution. Il est aujourd'hui retraité. Ils ont au total 5 enfants. La famille habite actuellement en banlieue parisienne dans le 95.
Une villa vendue à moitié prix
Au début des années 80, Habiba et son mari décident de concrétiser leur rêve d'avoir un pied à terre au Maroc pour passer des vacances en paix avec leurs enfants. Ils achètent un terrain dans la ville de Salé et y construisent petit à petit une villa. Une maison dans laquelle ils investissent les économies de toute une vie. Un bien qui a été vendu à 170 000 euros il y a 8 ans. «Mais c'est en 2004 que les problèmes ont commencé pour nous lorsqu'on a décidé de mettre en vente notre maison pour en acheter une autre sur la côte de Casablanca. On est hélas tombé sur des acheteurs escrocs», déplore Habiba joint ce matin par nos soins.
Un jeune MRE d'Italie prend contact avec le couple et insiste auprès de lui pour acheter la maison. Habiba et son mari finissent par accepter de lui vendre la maison. Cependant, le jeune acheteur ne leur donne que 700 000 dirhams et présente au couple un homme d'affaire de Rabat qui dit-il, va leur verser le reste de l'argent en leur donnant un chèque en guise de garantie, dont le montant est d'un million de dirhams. Un chèque qui sera en bois. «Et nous, comme des imbéciles, on a accepté de prendre le chèque. A ce moment-là, on s'est suicidé nous-mêmes !» lâche Habiba.
Malgré les avertissements du notaire, le couple Nzif accepte de vendre leur maison. Les papiers de vente sont signés. Deux ans passent, la famille ne voit toujours pas la couleur de son argent. Les parents font des allers-retours au Maroc et découvre un été que la façade de leur villa est détruite pour y construire un restaurant. La famille ne retrouvera jamais les affaires qu'elle avait rangée dans la maison. Un véritable choc pour le mari de Habiba qui fait une crise cardiaque ne supportant pas de voir sa maison détruite alors qu'il n'a pas reçu l'intégralité de son argent.
Puis la famille décide de porter plainte auprès du commissariat de Salé. Après de longs mois d'attente, en 2006-2007, le verdict tombe comme un couperet. «On a perdu notre procès. Le jugement a été rendu contre nous. Le juge a considéré que c'était de notre faute et qu'on aurait jamais du signer les papiers de vente, et je l'admets encore aujourd'hui. On a été naïf de faire confiance à cet homme d'affaire et de penser qu'on verrait un jour la couleur de cet argent», s'exclame Habiba. De son côté, l'homme d'affaire rabati est condamné à une peine de quelques mois de prison pour avoir émis un chèque en bois.
Des terrains à Khémisset invendables
Mais le calvaire de la famille est loin d'être terminé. L'épouse de l'homme d'affaire de Rabat contacte Habiba pour qu'elle puisse faire libérer son mari afin qu'il assiste au mariage de l'une de ses filles et éviter que l'affaire ne s'ébruite. Elle leur propose un marché : de leur céder 5 lots de terrains qu'elle a hérité de son père dans la ville de Khémisset pour qu'ils puissent récupérer une partie de leur argent que son mari leur avait escroqué. Les 5 terrains valent au total 500 000 dirhams. Soit la moitié de la somme que Habiba et son mari ont perdu dans la vente de leur maison. Ils finissent néanmoins par accepter le marché, creusant encore plus le trou où ils vont sombrer. «On était obligé d'accepter ces terrains. On n'avait pas le choix. Il était important pour nous que l'on puisse récupérer une partie de notre argent et l'avocat nous avait conseillé d'accepter», explique Habiba.
Le couple décide ensuite de vendre ses nouveaux terrains pour pouvoir acheter un autre bien au bord de la mer, mais là mauvaise surprise : les terrains sont invendables. Pour les vendre, il faut que la conservation foncière accepte d'éclater les lots. Mais elle refuse arguant qu'il lui faut une décision judiciaire ordonnant cet éclatement.
A ce jour, l'affaire n'est toujours pas résolue. Elle a été portée devant les tribunaux et le verdict devrait tomber en octobre prochain. Une date qu'appréhende Habiba craignant que son mari ne fasse une nouvelle fois une crise cardiaque . «J'ai vraiment envie que notre calvaire se termine. Nous ce qu'on demande c'est notre droit. On avait une villa et on est devenu SDF au Maroc. On est obligé de loger chez de la famille et on ne peut pas profiter de notre Maroc. Mes enfants ne veulent plus mettre le pied au Maroc. Ce qu'on cherche à faire avec nos terrains de Khémisset c'est de nous mettre la pression pour qu'on les brade» déclare Habiba au bord des larmes. «On est devenu allergique au Maroc. On n'a jamais connu les tribunaux avant. Nous les MRE nous sommes la proie facile des escrocs parce qu'ils savent qu'on n'habite pas ici et qu'on n'a pas le temps de s'occuper de nos affaires sur place. On s'est habitué à l'honnêteté des Européens. On accorde notre confiance très facilement et c'est ça notre principal défaut. », conclut-elle.


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