Croissance, investissement, emploi : Akhannouch met en avant un cap économique renforcé    Paris concrétise ses engagements politiques, économiques et éducatifs au Sahara marocain    PL sur la profession d'avocat : Ouahbi propose un mandat unique pour les bâtonniers    easyJet inaugure sa première base africaine à Marrakech    Casablanca : ZLECAf Trade Finance Summit au service du développement des entreprises en Afrique    Matières premières : les tensions changent de visage    Présidence de la CGEM: La candidature du binôme Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri validée    Quand la diplomatie chinoise redessine les équilibres entre le Moyen-Orient et le Pacifique    Réseaux sociaux : Macron pousse l'Europe à dire stop pour les moins de 15 ans    Espagne : Polémique autour de l'exclusion des Sahraouis de la régularisation des sans-papiers    Le jeune marocain Ilian Hadidi attise les convoitises sur le marché européen    Lions de l'Atlas : Fathi Jamal tranche, Mohamed Ouahbi est l'homme fort    CAN 2025 : le TAS retarde le verdict, le Maroc en champion au Mondial 2026    Maroc - Espagne : Coordination sécuritaire renforcée à Las Palmas    Marruecos - España: Coordinación de seguridad reforzada en Las Palmas    CNP: Bensaid defiende la interacción del gobierno con el Tribunal Constitucional    OCP recibe una calificación BB para sus bonos híbridos en dólares según S&P Global Ratings    Artisanat : l'alphabétisation comme nouvel outil de qualification    IA dans l'éducation : le Conseil supérieur appelle à une politique publique dédiée    Mohamed Hmoudane : La littérature et la poésie s'invitent à la Fondation Hassan II pour les MRE    Tour Mohammed VI : Viser le ciel    Paul Biya réintroduit la fonction de vice-président dans la Constitution    Innoflex Group change d'échelle et lève 200 MDH pour bâtir une plateforme industrielle de référence en Afrique du Nord    Dominique Ouattara découvre les richesses culturelles du Maroc à Abidjan    Bourse de Casablanca : ouverture en territoire positif    Le Maroc rejoint un groupe de travail de la Maison-Blanche pour sécuriser le Mondial 2026    Ligue des champions : Arsenal sous pression, duel explosif entre le Bayern et le Real Madrid    Le temps qu'il fera ce mercredi 15 avril 2026    Les températures attendues ce mercredi 15 avril 2026    Maroc - Espagne : La coopération a permis d'arrêter 153 jihadistes depuis 2015    La chanteuse Katy Perry dans la tourmente après des accusations d'agression sexuelle    Les opérateurs de l'industrie cinématographique appelés à s'adapter aux dispositions du nouvel arsenal juridique avant le 31 août 2026    Des responsables de l'ambassade de Chine au Maroc reçus par le Parti du Mouvement Populaire    Réorganisation du CNP: Le gouvernement intègre les observations de la Cour constitutionnelle    Maroc-Gabon : un partenariat bilatéral appelé à monter en puissance    Carburants au Maroc : pas d'entente, mais des pratiques tarifaires pointées du doigt    Santé : 15 nouveaux hôpitaux livrés en 2026 et 3.000 lits supplémentaires au Maroc    Défense : Les Etats-Unis intègrent le Maroc au système Link-16, réservé aux membres de l'OTAN    Taroudant accueille la 11e édition du Moussem des écoles traditionnelles    Les Etats-Unis intègrent le Maroc dans la sécurisation du Mondial 2026    Le nouveau spectacle de Booder En tournée à Casablanca et à Marrakech    Un pont culturel entre Rabat et Essaouira pour réinventer le patrimoine muséal marocain    Maroc – Norvège : les Lions de l'Atlas poursuivent leur préparation pour le Mondial 2026    Espagne : l'épouse de Pedro Sánchez mise en examen dans une affaire de corruption    Double évènement. Lancement de « Rabat Capitale mondiale du livre UNESCO 2026 » à la veille du 31e SIEL    CCM: 5 projets sélectionnés pour participer au Marché international du film d'animation d'Annecy    Azoulay : nouvelle jeunesse pour le Musée d'Essaouira    Ligue des champions : les quarts retour démarrent ce soir    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



France : Les nouveaux ennemis de l'Occident #islam
Publié dans Yabiladi le 09 - 10 - 2012

«Les nouveaux ennemis de l'Occident» arrivent à maturité. Au Figaro, le choc des civilisations est revivifié. Il aura fallu plus de deux décennies de travail de déconstruction intellectuelle pour que le démon idéologique renaisse de ses cendres. Le «courageux» Charlie Hebdo devait lâchement faire face à ses obligations financières, les chaînes d'info en continu cherchaient à tout prix le buzz en hashtaguant la menace terroriste «#islam», mais la réelle menace persiste.
En 2012, l'Occident, ce bloc homogène et facilement identifiable, trouve de nouveaux ennemis. Si tant est de supposer qu'il ne les a pas cherchés. La recette est évidente : partir du simple pour virer au simplisme, évoquer l'anecdotique pour mieux ériger ces folies individuelles en irréfutables vérités générales. Faire le buzz en diffusant des croquis moquant ceux dont la dignité se résume à une attestation de foi, créer un court-métrage d'une qualité au moins proportionnelle à son honnêteté intellectuelle, et voici que douze personnes s'excitent à #Islam-abad ou à Benghazi. Cadrer ensuite une ou deux barbes autoradicalized-muslim-friendly, zoomer sur quatre ou cinq niqab voilant des femmes soumises et arriérées, et titrer «la haine musulmane s'empare du monde arabe». Enfin, s'interroger «Why do they hate Us ?» pour creuser ce gigantesque fossé distinguant le «eux» du «Nous» ; un «Nous» supérieur sinon divin. Ces gens sont fous : elles s'indignent abusivement pour quelques vilaines scènes et dessins mais se taisent étrangement lorsque Nous les bombardons puis les occupons, dans l'élan d'un salut démocratiquement salvateur.
Ces gens, donc, ne partagent manifestement pas les mêmes valeurs que «Nous». Autant ils nous faisaient saliver en portant le minimum génital qui leur permit de détrôner des dictateurs ici et là au Maghreb et au Mashrek, autant leur plan islamo-maçonnique secrètement gardé s'est à présent révélé : faire germer le printemps démocratique avant de le soumettre aux intempéries islamistes. Et Nous, nous qui parlions de «contagion démocratique dans le monde arabe» - contagion évoquant la diffusion d'une maladie-, nous qui bavions devant la bravoure de ces hommes et femmes prêts à s'immoler pour un avenir meilleur, nous voilà rattrapés par une réalité : loin d'être dérangeante, celle-ci est conciliante. Elle nous convainc que la démocratie est effectivement une maladie pour ces peuples rompus à l'autoritarisme.
Ces peuples, dont les dirigeants compensent un manque de lumière cervicale par un surplus de muscles répressifs, ne sont pas prêts pour la démocratie. Lorsque Nous leur octroyons cette bénédiction occidentale, ils s'en servent pour mettre des barbus au pouvoir. Dans le chaos subséquent, ils peignent leurs rues d'un rouge sang, et nous privent de vacances au bord de la belle bleue lorsque nos comptes sont sur le vert. 2012 nous prouve que nous avions raison de nous méfier : toujours tempérer notre enthousiasme hésitant par un réalisme stratégique. Ces peuples sont relégués dans l'antre d'une galaxie lointaine, où l'univers et surtout l'universel n'ont pas vraiment de sens. Mais en vain, tout cela se passe ailleurs, mais pas vraiment chez Nous.
«Les nouveaux ennemis de l'Occident», eux, sont chez Nous : ils sont nés ici, dans le berceau de l'Occident, grandissent ici, s'inscrivent dans nos écoles, et apprennent nos valeurs pour mieux les pervertir. Ils brûlent des voitures ou cassent du flic lorsqu'ils pénètrent leurs zones de non-droits, ils perçoivent l'argent du Hezbollah via le trafic stupéfiants halal – c'est pour la bonne cause. Ils plaident ensuite pour des Quick islamiquement corrects, où l'on peut manger halal et séparer d'un rideau opaque les clients des clientes. Ils défendent le port du niqab et exècrent les nudistes du Cap d'Agde qui régalent nos enfants. Enfin, ils sont capables de rassembler jusqu'à 150 personnes au cœur de la capitale pour mettre en péril Nos valeurs républicaines. Certains disent même qu'ils sont aptes à utiliser des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. On aurait lu sur leur statut des slogans anti-Blancs.
Ces ennemis sont dangereux puisque omniprésents : ce peut-être l'Arabe du coin qui nous fournit en alcool quand le Français ferme boutique; le footballeur pas-de-calaisien qui formule ostensiblement ses invocations après chaque but, la dame de ménage qui porte un fichu à la place d'un voile ou même le rappeur en pleine prédication et répétant à l'envi «moi hamdoullah ça va». Ces ennemis, ce sont nos voisins, nos camarades et parfois même nos collègues de travail. Surtout, ils sont musulmans et français à la fois. Ils ont cette double appartenance et le poids du nombre. Ils semblent faibles, accoutumés au rôle de bouc émissaire, et peu réactifs sur le registre rationnel lorsqu'on titille leurs convictions.
Le danger est là. Ce que les quelques salafistes autoradicalisés, assassins, ex-futurs terroristes, niqabistes et anti-Blancs cachent réellement ; ce sont des millions de français musulmans qui vont dans les écoles républicaines, travaillent et paient leurs impôts, se soumettent à la loi et la respectent, mêlent critique à l'autocritique lorsqu'on en fait des marque-page de l'agenda politico-médiatique, demandent à ce que l'égalité de droit soit respectée de fait, ne parlent pas de s'intégrer mais d'être intègre. Parmi eux, des ouvriers conscientisés, des professeurs d'université, des journalistes, des médecins, des avocats et même – oui, c'est ce qui se dit – des intellectuels. Les vrais tenants du protocole islamo-maçonnique, ce sont eux. Et gare à ceux qui n'ont pas lu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.