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Le Maroc a montré sa résilience face aux chocs négatifs de 2023 (FMI)
Publié dans Yabiladi le 02 - 05 - 2024

Le Fond monétaire international (FMI) a fait savoir, mercredi, que l'économie marocaine avait montré sa résilience aux chocs négatifs en 2023. Malgré le séisme du 8 septembre dernier et la sécheresse persistante, les indicateurs tendent vers une légère progression.
En 2023, l'activité économique s'est accélérée au Maroc, parallèlement à un ralentissement de l'inflation et à la réduction du déficit du compte courant. Ces indicateurs en légère progression montrent la résilience du pays aux chocs négatifs observés l'année dernière, malgré les effets de la sécheresse sur les emplois agricoles, le séisme du 8 septembre dernier, ainsi que la croissance ralentie dans la zone euro.
Dans son rapport annuel consacré à la situation au Maroc, le Fond monétaire international (FMI) prévoit ainsi que «l'ambitieux plan d'infrastructure annoncé par les autorités - notamment dans les secteurs de l'eau et de l'énergie - devrait stimuler l'investissement et la croissance au cours des prochaines années, le compte courant convergeant progressivement vers la norme à moyen terme».
La séchresse impacle les emplois agricoles et l'inflation alimentaire
Rendu public mercredi 1er mai 2024, le document informe que durant l'année dernière, le déficit budgétaire est resté à un niveau inférieur aux projections budgétaires. «La mise en œuvre du programme de réformes structurelles s'est poursuivie, notamment en ce qui concerne la refonte des systèmes de protection sociale, de santé et d'éducation», ajoute la même source.
En chiffres, le stress hydrique montre de plus en plus de poids sur l'économie nationale. En 2022, la sécheresse et le choc des termes d'échange ont ainsi réduit la croissance du PIB à 1,3%. Malgré la reprise de la croissance en 2023, le taux de chômage n'a pas encore été rabaissé en-dessous des 10%, comme avant la crise sanitaire de 2020. Jusqu'à la fin 2023, il s'est situé à 13,3%, contre une moyenne de 9,4% avant la pandémie.
Dans un premier document sur le sujet, un rapport conjointement réalisé par la Banque mondiale et Bank Al-Maghrib a montré en effet que le stress hydrique et les dérèglements climatiques avaient un poids de plus en plus conséquent sur l'économie nationale. Parue en avril dernier, la publication a particulièrement mis en avant les impacts sur le secteur bancaire.
Stress hydrique : Le Maroc dans la zone rouge des pays les plus concernés par la sécheresse
A partir de ce constat, la résilience économique s'est confirmée en 2023, selon le FMI. Au cours des trois premiers trimestres de l'année dernière, l'activité économique a globalement évolué de 2,9% en moyenne. Elle a été soutenue par les exportations (surtout dans l'automobile et le tourisme), ainsi que le rebond de l'investissement. Après avoir atteint un pic, l'inflation a quant à elle baissé au fur et à mesure de l'année passée. Sur un an, elle est passée de 10,1% en février 2023 à 2,3% en janvier 2024, principalement grâce à l'effet atténuant du choc des prix des matières premières.
Pour autant, l'inflation alimentaire en baisse reste relativement élevée (4,2%), avec «l'impact négatif» continu des «conditions climatiques plus extrêmes sur la production agricole». En effet, cette conjonctute «continue de faire grimper le prix des produits alimentaires frais» (+5,2% en glissement annuel), fait savoir le FMI.
Un déficit en amélioration
Dans un autre registre, le document souligne la baisse considérable du déficit du compte courant, avec une réduction du déficit commercial des biens et la dynamique des exportations des services touristiques et non-commerciaux, liés au tourisme. Cette évolution a été soutenue notamment par «la baisse des prix des importations de l'énergie, des biens bruts et intermédiaires et des produits alimentaires, ainsi que la solide performance des exportations de l'automobile et de l'électronique», ou encore «l'expansion continue des envois de fonds».
Au niveau monétaire, le FMI souligne par ailleurs que la baisse de l'inflation par rapport aux partenaires commerciaux a compensé l'appréciation du dirham. Aussi, «le déficit budgétaire du gouvernement s'est amélioré plus que prévu» pour 2023. Ainsi, le déficit global pour l'année dernière est resté sur 4,4% du PIB, soit environ 0,5% de moins que dans les prévisions.
Le FMI prend note également de la baisse des recettes fiscales moins que prévu, «après les performances exceptionnelles de 2022», avec un impact positif des récentes réformes fiscales, comme le paiement de certains impôts pour les personnes physiques et sur les sociétés sous forme de retenue à la source.
A ce titre, l'institution financière a souligné la nécessité de maintenir la tendance baissière de l'inflation, observée en 2023, tout en consolidant le budget. Les garanties de financement des réformes structurelles en faveur de la croissance de l'économie et de l'emploi inclusif doivent également être assurées.
Dans ce sens, le FMI insiste aussi sur la mise en œuvre accélérée de la réforme des entreprises publiques, du Fonds Mohammed VI et de la nouvelle Charte de l'investissement pour réduire le chômage et les inégalités.


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