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PNUD : Le Maroc parmi les pays à «développement humain élevé»
Publié dans Yabiladi le 06 - 05 - 2025

Classé au 120e rang mondial, le Maroc est passé de la catégorie de «développement humain moyen» à celle des pays à «développement humain élevé», dans l'Indice annuel publié aujourd'hui par le PNUD.
L'Indice de développement humain 2025, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a classé le Maroc comme un pays à «développement humain élevé». Classé 120e dans le monde sur 193 pays, le royaume obtient un score de 0,710, celui le plus proche de 1 étant le meilleur.
Dans le rapport de l'année dernière, le Maroc a occupé la même 120e place, mais avec un score de 0,698, ce qui l'a placé dans la catégorie «développement humain moyen». L'année d'avant, il s'est classé 123e.
Concernant les sous-indicateurs, le rapport, intitulé «Une question de choix : l'humain et le potentiel à l'ère de l'intelligence artificielle», note que l'espérance de vie à la naissance au Maroc est de 75,3 ans. Le nombre d'années de scolarisation attendu est de 15,1 ans, celui de scolarisation étant de 6,2 ans, tandis que le revenu national brut par habitant est de 8 653 dollars.
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Des disparités persistantes depuis la crise sanitaire
Le rapport montre comment l'intelligence artificielle peut revitaliser le progrès et révèle que le monde connaît un développement étonnamment faible, au lieu d'une reprise durable après les crises exceptionnelles de 2020-2021 liées à la pandémie. En excluant ces années de crise, la légère augmentation du développement humain mondial anticipée par le rapport de cette année représente la plus faible augmentation enregistrée depuis 1990.
A ce titre, le document souligne les écarts persistants en matière de compétences numériques et l'accès limité aux appareils ou à Internet, même dans les pays à revenu élevé. Les disparités sont également liées à la concentration de la recherche en IA dans le domaine de la santé, dans quelques pays à revenu élevé.
Selon la même source, la production de recherche est inégale : en Afrique, l'Egypte, le Maroc et l'Afrique du Sud sont en tête, en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer. Pour leur part, l'Egypte, le Ghana, le Nigeria et l'Afrique du Sud se concentrent sur le paludisme et la tuberculose.
Le Maroc s'est classé 13e parmi les pays arabes, derrière les Emirats arabes unis, premiers parmi les nations arabes et 15e au niveau mondial, suivis par l'Arabie saoudite (37e), de Bahreïn (38e), du Qatar (43e), d'Oman (50e), du Koweït (52e), de l'Algérie (96e). L'Egypte et la Jordanie suivent, à égalité dans le classement mondial (100e), suivis du Liban (102e), de la Tunisie (105e) et de la Libye (115e).
À l'échelle mondiale, l'Islande est classée première, suivie de la Norvège, de la Suisse, du Danemark, de l'Allemagne, de la Suède et de l'Autriche, avec Hong Kong en huitième position, devançant ainsi les Pays-Bas, puis la Belgique, en dixième position.
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Une menace à long terme sur le développement à travers le monde
Le rapport indique un écart croissant entre les pays riches et pauvres, soulignant qu'avec les pressions mondiales croissantes sur les voies de développement traditionnelles, une action décisive est nécessaire pour sortir le monde d'une stagnation prolongée. Achim Steiner, administrateur du PNUD, estime que le monde a été sur la bonne voie, depuis des décennies, «pour atteindre un développement humain très élevé d'ici 2030». Désormais, ce ralentissement «constitue une véritable menace pour le progrès mondial», a-t-il alerté.
«Si le rythme de progrès lent enregistré pour 2024 devient la nouvelle norme, atteindre les Objectifs de développement fixés pour 2030 pourrait être retardé de plusieurs décennies, rendant notre monde moins sûr, plus divisé et plus vulnérable aux chocs économiques et environnementaux», a ajouté le responsable onusien.
Dans le même sens, le rapport note que la disparité entre les pays ayant des indices de développement humain faibles et ceux ayant des indices très élevés s'accentue pour la quatrième année consécutive, sapant la tendance à long terme de diminution de ces divergences entre les nations riches et pauvres.


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