Mohamed Harbi, le 3 décembre 2019 / Ph. Richard Dumas - Le Monde ‹ › L'historien et ancien militant algérien Mohamed Harbi est mort à l'âge de 92 ans, le 1er janvier 2026 à l'hôpital Saint-Antoine à Paris (France), des suites d'une infection pulmonaire. Professeur émérite d'Histoire à La Sorbonne, le natif d'El Harrouch, près de Skikda, est connu comme l'une des figures majeures de la révolution algérienne. De son vivant, il s'est distingué notamment par la rédaction de la déclaration de la «Chaîne de Tripoli» en juin 1962. À la veille de l'indépendance de son pays, sa contribution affirmée a donné tout le poids socialiste à un Front de libération nationale (FLN) en lutte. Durant ces années-là, ses liens avec le Maroc ont toujours été forts à travers Mehdi Ben Barka, avec qui il a participé à la préparation du congrès de la tricontinentale à La Havane. Ami intime de Mohamed Bali, de Mohamed Bensaid et surtout de Mohamed Fqih Basri, le défunt est connu également comme un opposant résolu au régime militaire algérien, depuis la montée en puissance de Houari Boumediene, qui l'enfermera pendant dix ans. Au niveau académique, Mohamed Harbi laisse un grand leg. En plus d'avoir travaillé avec Benjamin Stora sur l'immigration algérienne, il reste aussi l'auteur de nombreux ouvrages fondamentaux sur la guerre de libération en Algérie. Article modifié le 02/01/2026 à 18h28