DR ‹ › L'organisation internationale de défense des droits de l'homme «Human Rights Watch» a annoncé aujourd'hui, qu'au Maroc, au moins 50 entreprises et des centaines de leurs employés n'ont pas été rémunérés pour des travaux de rénovation d'un palais appartenant à un prince saoudien, estimés à plus de 5 millions de dollars américains. Les représentants des entreprises marocaines affirment que leurs tentatives pour obtenir le paiement de leurs services se sont révélées infructueuses, malgré les promesses répétées des deux entreprises saoudiennes et des responsables du palais. L'identité des entités ou entreprises responsables de ces impayés reste floue. Selon Human Rights Watch, en 2023, le bureau du prince saoudien Turki bin Mohammed bin Fahd bin Abdulaziz Al Saud, ministre d'Etat et membre du Cabinet, ainsi qu'un parent du prince héritier Mohammed ben Salmane, a fait appel à deux entreprises saoudiennes, «Modern Building Leaders Company» et «Innovative Facilities and Services Management Company» (IFAS), pour la rénovation de son palais à Tanger. Ces entreprises saoudiennes ont sous-traité à au moins 50 entreprises marocaines. Ces dernières n'ont reçu aucun réglement de la part des entreprises saoudiennes, ni salaire, ni marchandises achetées, ni services, depuis octobre 2024, pour un montant de 5 millions de dollars. Human Rights Watch a précisé qu'elle n'a pas pu vérifier de manière indépendante ces chiffres. Les entreprises saoudiennes ont effectué des paiements partiels à certains sous-traitants en janvier, avril et mai, d'après les entretiens et documents examinés par l'organisation. Michael Page, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, a déclaré : «Il est inconcevable que deux entreprises saoudiennes responsables d'un projet de palais luxueux mettent les entreprises marocaines et leurs travailleurs au bord de l'effondrement économique. Le mépris total des droits de centaines de travailleurs à recevoir leur salaire pour leur travail, y compris les pratiques contractuelles injustes, doit être traité de toute urgence.»