DR ‹ › Le Maroc et le Kenya vont renforcer leur coopération économique dans les secteurs clés, à commencer par le commerce et l'investissement. L'annonce a été faite après que le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et le premier secrétaire kényan du cabinet et secrétaire du cabinet des Affaires étrangères et de la Diaspora, Musalia Mudavadi, ont présidé, ce jeudi à Nairobi, la session ministérielle de la Commission mixte de coopération entre les deux pays. À l'issue de cette rencontre, les deux responsables ont adopté les procès-verbaux approuvés, qui représentent «un cadre stratégique». Selon la diplomatie marocaine, ce cadre est en effet «destiné à guider les relations bilatérales dans les secteurs prioritaires», tout en étant un «mécanisme de mise en œuvre et de suivi garantissant une exécution coordonnée des engagements pris». Dans ce sens, les deux parties ont «souligné la nécessité de corriger le déséquilibre commercial existant, d'élargir l'accès aux marchés pour les produits agricoles et à valeur ajoutée, et d'encourager les investissements croisés dans les énergies renouvelables, l'agro-industrie, la pharmacie, l'automobile et les infrastructures». Aussi, le Maroc et le Kenya envisagent d'«accélérer les négociations en vue de la conclusion d'accords dans les domaines des ports, de la non-double imposition, de l'énergie, des services aériens, des mines et du tourisme». En matière de connectivité, la priorité sera donnée à «la reprise de vols directs» entre les deux pays, dans le but de soutenir «les échanges commerciaux, touristiques et humains». En outre, cette session a connu la signature de onze instruments bilatéraux couvrant «l'agriculture, la justice, la santé, la pêche maritime et l'aquaculture, l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes, la coopération culturelle, l'enseignement supérieur, les sports, la faune sauvage, l'exemption de visa pour les passeports diplomatiques, de service et officiels, outre un accord-cadre relatif à l'octroi de bourses universitaires, de stages et au partage d'expertises», indique encore la diplomatie marocaine. Ces accords s'ajoutent aux cinq protocoles d'entente de mai 2025 dans les domaines de «la formation diplomatique, de l'habitat, de la coopération commerciale, de la jeunesse et du renforcement des capacités de la fonction publique».