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Maroc-Espagne : Le conflit de l'ilôt Leïla au cinéma
Publié dans Yabiladi le 24 - 02 - 2015

Le conflit de l'îlot Leïla (Perejil ou Persil) s'invite au cinéma. Le réalisateur marocain Ahmed Boulane retrace de manière fictive le conflit ayant opposé, en 2002, le Maroc à l'Espagne après l'arrivée sur l'îlot de soldats marocains. Le long métrage est en post production et devrait bientôt sortir sur les écrans.
Le très célèbre réalisateur marocain Ahmed Boulane va sortir un film sur le conflit de l'îlot Leïla (îlot Perejil). Dans ce film intitulé «La isla» (L'îlot), il retrace de «manière fictive» le conflit ayant opposé, en 2002, le Maroc à l'Espagne, après l'arrivée sur l'îlot, dont la souveraineté est revendiquée par les deux pays, de soldats marocains. Le long métrage est post production : les phases de doublage et de sous titrage (pour les scènes en arabe, en français et en espagnol) ont été bouclées, indique EFE.
Le réalisateur explique d'emblée que le film retrace de «façon fictive» ce qui s'est passé en 2002 sur l'îlot situé à 200 m de la côte marocaine et à 6 km à l'ouest de Ceuta. Tout commence lorsqu'un militaire marocain, Brahim (interprété par Abdallah Ferkouss), est envoyé sur l'îlot par ses supérieurs pour gérer le trafic illégal de marchandises et ce, sans aucun moyen. Peu après son arrivé sur l'îlot, souligne l'agence espagnole, Brahim fait la connaissance de Mamadou, un migrant sénégalais débarqué sur les rives de l'îlot. Les deux finissent par devenir complices pour assurer leur survie après avoir vécu des moments plus ou moins compliqués à cause du racisme du militaire.
La réaction espagnole
Lorsque l'Espagne apprend l'arrivée d'un soldat marocain sur l'îlot Leïla, les passions se déchainent du côté du voisin ibérique. A Madrid, José Maria Aznar (ancien chef du gouvernement de 1996 à 2004) et ses ministres Federico Trillo (Défense) et Ana Palacio, (Affaires étrangères) en plus des chefs des trois principales armées préparent une réponse à cette «invasion». Dans ce film, le conflit trouve surtout ses origines dans la maladresse du côté marocain, ce qui a suscité une réponse politique et militaire démesurée du côté espagnol.
Censure ?
Selon EFE, le réalisateur avait opté pour une adaptation plus complète avec des scènes impliquant les deux rois Mohammed VI et Juan Carlos. Mais la Commission de visionnage du Centre Cinématographie Marocain (CCM), qui a contribué à hauteur de 390 000 euros (4,3 millions de dirhams) pour la réalisation du film, n'aurait pas voulu une description trop politique des faits. Quelques scènes, ajoute la même source, auraient été ainsi retirées pour donner un caractère «plus humain et moins politique» au long métrage, bien que le conflit soit politique.
Boulane a presque abondé dans le même sens puisqu'il se démarque aussi de toute accusation visant l'un ou l'autre pays dans le conflit. «Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie ou chercher la haine, aurait-il expliqué selon la même source, mais faire un film sympathique et spirituel». D'où l'appel à l'acteur Abdallah Ferkouss connu notamment pour ses rôles comiques dans plusieurs films.
Autres détails importants : l'îlot n'apparaît pas réellement dans le film. L'auteur a dû se rabattre sur d'autres zones de tournage pour constituer une sorte de réplique. Les plages Casablanca, de Tanger ou encore d'Al Hoceima ont ainsi été choisies. Côté espagnol, la place Cibeles, la porte d'Alcala à Madrid ainsi que certains palais comme celui de Séville ont remplacé la Moncloa (résidence officielle du chef du gouvernement) et le ministère de la Défense.
En ce qui concerne les tenues militaires, l'auteur comptait sur la collaboration d'un fabricant casablancais avant de trouver des uniformes de l'armée espagnole à Nador. Le film «L'ïlot est une coproduction de Boulane avec Maestranza films. L'organisme andalou a contribué à hauteur de 250 000 euros (2,75 millions de dirhams) à la production du long métrage qui sortira prochainement au Maroc.
Les scènes impliquant les deux rois n'ont jamais été filmées
Le réalisateur Ahmed Boulane a réagi à propos des scènes qui auraient été censurées dans son film, qui est toujours en post production. "Une telle scène n'a jamais été filmée pour être visionnée", a-t-il précisé. "D'une part, le film n'est pas entièrement bouclé pour être présenté. D'autre part, il va sans dire qu'il n'a pas non plus été présenté à la commission de sélection des films pour le Festival national pour les mêmes considérations", a-t-il ajouté.


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