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Taounate : A cause des dérives d'un député, des MRE menacent de renoncer à leur nationalité
Publié dans Yabiladi le 23 - 05 - 2018

Dans une bataille juridique contre les dérives d'un élu dans la province de Taounate, la famille Ettouby tente d'éviter une catastrophe écologique qui pourrait coûter cher à la commune de Khlalfa. Cependant et face à une affaire restée au point mort, la famille menace carrément de demander la déchéance de nationalité.
Dans un précédent article, Yabiladi dévoilait l'étendue des dégâts dans la commune de Khlalfa (province de Taounate), dus aux activités de l'huilerie Al Baraka. En effet, cette dernière appartenant au député PPS de la circonscription Taounate-Tissa, Abdallah El Bouzaidi (alias Berredane), ne respecterait pas les dispositions de la loi auxquelles est soumise l'industrie oléicole.
Les images et vidéos datant de ce mois-ci mettent en lumière des amas de grignons à ciel ouvert, à quelques pas des habitations. Pire encore, les bassins de grignons et de margines ne sont pas étanches, et représentent donc une menace réelle sur la qualité de l'eau dans toute la région.
Contacté par Yabiladi, le député avait nié en bloc, affirmant que l'huilerie fonctionnait selon les normes. Avouant cependant que «les bassins doivent peut être revus», il nous expliquait tout bonnement «le plastique n'est pas bien tendu».
Dans cette affaire, qui a éclaté en 2016, la famille Ettouby se livre à une bataille juridique afin de défendre ses terres et celles de ses ancêtres. Le député avait accusé la famille de ne s'être installée que dernièrement dans la commune et d'en vouloir à son business.
Attachement aux terres des ancêtres
Contrairement aux dires du député El Bouzaidi, les plaignants font partie des enfants de ces terres. En effet, la famille Ettouby est originaire de Taounate, plus précisement de la commune de Khlalfa. Pour comprendre son attachement et son amour pour cette terre, il faut remonter à plusieurs décennies.
Durant les années 1960, le père, M'Hammed Ettouby était tailleur de costumes sur mesure, dans son atelier à Casablanca. Très jeune, il a quitté le pays pour s'installer en France. Parti comme une simple touriste, il a fini par faire sa vie là-bas. «Je me suis installé en France en 1970. J'étais encore jeune, je suis tombé amoureux du pays, j'ai découvert un autre monde, où les gens jouissent de plusieurs libertés et ont plus d'opportunités», nous confie M'Hammed Ettouby.
A Bourg-en-Bresse, il enchaîne les petits boulots et travaille pendant quelque temps dans un poulailler. Cependant, sa passion le rattrape et il décide de déménager à Paris, la capitale de la mode. M'hammed nous raconte qu'il travaillera pendant quelques années dans la confection, «mais le textile n'avait plus la côte en France et [il a] dû [se] trouver un autre travail».
Sans perdre espoir, M'hammed décide de reprendre tout à zéro et bénéficiera d'une formation. Ainsi, il obtiendra un diplôme en carrelage et travaillera pour des particuliers, jusqu'à pouvoir travailler à son propre compte.
Un retour aux sources inscrit dans l'héritage familial
Durant toutes ces années, la famille rentrait au Maroc pour passer ses vacances dans le pays. Pour M'Hammed Ettouby, c'est une obligation : «Il est primordial que mes fils connaissent leur pays et ne l'oublient pas.»
«Bien que nous soyons des ressortissants marocains à l'étranger, nous sommes et resterons très attachés à nos racines, notre culture, notre pays, le Maroc, et particulièrement à Khlalfa, qui représente la terre de nos aïeux où nous nous rendons chaque année avec nos enfants et nos petits-enfants. Nous souhaitons perpétuer cette tradition du retour aux sources sans pour autant assister à la dégradation environnementale de ce précieux patrimoine.»
M'Hammed Ettouby
La maison a été construite sur le terrain familial, où se trouve la fameuse huilerie Al Baraka appartenant au député PPS, Abdallah El Bouzaidi. Ce dernier nous avait expliqué que cette huilerie appartenait à un Français et avait été rachetée par sa famille, il y a 14 ans. Une information confirmée par Ettouby, qui précise que Laurent, qui a fait construire l'huilerie, «a acheté le bout de terrain il y a des années et l'a acheté à [sa famille]».
A cette époque, l'huilerie ne disposait pas d'autorisation et n'a donc pas été en activité, jusqu'à l'arrivé d'El Bouzaidi en 2008, nous précise Ettouby. Le député a entamé les activités en 2011, année où l'ordre de fermeture a été acté. «Au début, nous n'avions rien remarqué. Cependant, faute d'espace, l'huilerie a commencé à creuser ses bassins près de chez nous», explique Ettouby, ajoutant que «désormais, tout [son] puit est infecté, l'eau est inutilisable».
La famille a même dû quitter momentanément la demeure familiale, car elle n'a plus accès à l'eau potable. La dernière plainte date d'il y a une semaine. A cet effet, la préfecture a assuré à Ettouby que les gendarmes et une commission allaient se rendre sur les lieux et évaluer les dégâts. Cependant, aucune date de visite n'a été communiquée, alors que l'affaire traîne depuis des mois.
Dans ce contexte, M'Hammed Ettouby nous confie que «si justice n'est pas faite, [il ira] avec [ses] enfants au ministère de l'Intérieur pour déposer [leurs] cartes d'identité et demander à être déchus de la nationalité marocaine».


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